IIL’autre s’appelait Alexandre Leclerc, sculpteur de talent, dont on trouva le cadavre dans un coin du cimetière du Père-Lachaise, où il s’était pendu. Que ceux qui ont le regret des bonheurs perdus ou le remords des fautes accomplies, aillent étrangler dans un coin leur tristesse ou leur honte, et qu’ils chassent devant eux leur âme, je le comprends : mais celui dont je parle n’avait jamais eu de vraie joie, et n’avait, certes, à rougir de rien. La pauvreté même n’avait pas eu d’humiliation pour lui, tant il savait, en face de ces vils dangers, se tenir ferme et digne. Où est le secret de son suicide ? On prétend qu’il souffrait beaucoup de l’abandon et du dédain que lui témoignaient ceux qui devaient le plus l’aimer ; non qu’il attendît ou réclamât rien d’eux, mais son âme noble gémissa

