LI Lorin Si pour la seconde fois le lecteur veut nous suivre au tribunal révolutionnaire, nous retrouverons Maurice à la même place où nous l’avons déjà vu ; seulement, nous le retrouverons plus pâle et plus agité. Au moment où nous rouvrons la scène sur ce lugubre théâtre où nous entraînent les événements bien plus que notre prédilection, les jurés sont aux opinions, car une cause vient d’être entendue : deux accusés qui ont déjà, par une de ces insolentes précautions avec lesquelles on raillait les juges à cette époque, fait leur toilette pour l’échafaud, s’entretiennent avec leurs défenseurs, dont les paroles vagues ressemblent à celles d’un médecin qui désespère de son malade. Le peuple des tribunes était, ce jour-là, d’une féroce humeur, de cette humeur qui excite la sévérité des

