LII Suite du précédent Toute cette scène avait passé comme une vision fantasmagorique devant Maurice, appuyé sur la poignée de son sabre, qui ne le quittait pas ; il voyait tomber un à un ses amis dans le gouffre qui ne rend pas ses victimes, et cette image mortelle était pour lui si frappante, qu’il se demandait pourquoi lui, le compagnon de ces infortunés, se cramponnait encore au bord du précipice, et ne se laissait point aller au vertige qui l’entraînait avec eux. En enjambant la balustrade, Lorin avait vu la figure sombre et railleuse de Dixmer. Lorsqu’il se fut placé près d’elle, comme nous l’avons dit, Geneviève se pencha à son oreille. – Oh ! mon Dieu ! dit-elle, savez-vous que Maurice est là ? – Où donc ? – Ne regardez pas tout de suite ; votre regard pourrait le perdre. –

