Discours quatrième SUR LES FEMMES MARIÉES, LES VEUVES ET LES FILLES : SAVOIR DESQUELLES LES UNES SONT PLUS CHAUDES À L’AMOUR QUE LES AUTRES Moi étant un jour à Madrid à la cour d’Espagne, et discourant avec une fort honnête dame, comme il arrive d’ordinaire, selon la coutume du pays, elle me vint faire cette demande : Qual era mayor fuego d’amor, el de la biuda, el de la casada, o de la hija moça ; c’est-à-dire, quel était le plus grand feu, ou celui de la veuve, ou de la mariée, ou de la fille jeune. Après lui avoir dit mon avis, elle me dit le sien en telles paroles : Lo que me parece desta cosa es, que aunque las moças c*n el hevor de la sangre se disponen a querer mucho, no deve ser tanto come lo que quierem las casadas y biudas, c*n la gran experiencia del negotio. Esta rason deve s

