Si faut-il noter une chose, que telles filles, après avoir laissé leur poulinage et jeté leur gourme (comme l’on dit des poulains), et après s’être ainsi ébattues au petit jeu, veulent essayer le grand, quoi qu’il tarde : et telle jeunesse ressemble à celle de petits jeunes loups, lesquels sont tout jolis, gentils et enjoués en leur poil follet ; mais, venant sur l’âge, ils se convertissent en malice et à mal faire. Telles filles que je viens de dire font de même, lesquelles, après s’être bien jouées et passé leurs fantaisies en leurs plaisirs, et jeunesses en chasses, en bals, en voltes, en courantes et en danses, ma foi, après elles se veulent mettre à la grande danse et à la douce carolle de la déesse d’amour. Bref, pour faire fin finale, il ne se voit guère de filles, femmes ou veuves

