Story By Marc Meganck
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Marc Meganck

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Une vie belge
Updated at Apr 10, 2020, 08:16
Un roman brûlant d'actualité sur la belgitude. Un espace restreint mais exaltant, une trajectoire… une vie belge. Quand il ne rend pas visite à son oncle Alain incarcéré à la prison de Forest, Jean parcourt la Belgique en compagnie de Nina. Du signal de Botrange à la mer du Nord, du point culminant jusque tout en bas, là où la frontière prend l’eau. Tout ça à bord d’une vieille Volvo 242. Au parloir, l’oncle Alain lui fait voir le Royaume à sa manière. Il lui raconte son existence de « Flamand francophone » né au Congo avec mélancolie et cynisme. De son côté, Jean lui relate son quotidien de trentenaire bruxellois un peu à la dérive. Entre rires et larmes, les deux hommes confessent leurs blessures, leurs joies, leurs rêves. Un voyage dans le temps et l’espace, des années 1950 à nos jours. Des générations qui se croisent. Des histoires de famille, d’amour, d’amitié. Une recherche d’identité. Une quête de sens. Le désamour d’un pays qu’on traverse à la vitesse de l’éclair. EXTRAIT – Je te préviens, Jean, je ne grimpe pas là-dessus ! – Écoute, Nina, on n’a pas fait toute cette route pour rien. Allez, monte ! – C’est hors de question ! Imagine qu’on nous voie sur ce truc. – Arrête un peu ! Donne-moi ta main ! Je vais t’aider. Et puis, de toute façon, il n’y a personne pour nous voir. – Sans blague, c’est le bout du monde ici ! – Pas le bout, Nina. Le sommet… enfin, celui d’un certain monde. Signal de Botrange, sur le plateau des Hautes Fagnes, point culminant de la Belgique : 694 mètres. Pas très rond comme altitude. C’est pour cette raison que nous sommes là, face à « ce truc » comme dit Nina. La butte Baltia, un édicule construit en 1923 à l’initiative du Commissaire royal aux Cantons de l’Est. Haute de six mètres, l’élévation de terre est surmontée d’un escalier rejoignant une plateforme avec table d’orientation. Et puis, bien sûr, 694 + 6 = 700. Car tel avait dû être l’enjeu ou, du moins, le désir. Je ne comprends pas très bien la démarche, atteindre artificiellement cette cote altimétrique. CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE - "On s'en voudrait (...) de réduire Une vie belge à un atlas de la Belgique. C'est aussi et surtout l'histoire d'un homme jeune, de ses amis, de sa famille - une galerie de portraits bien campés au service d'une attachante histoire de la quête de soi" - Nausica Dewez, Le Carnet et les instants - "Une vie belge (...) s'étale ainsi au gré des confidences de ce trentenaire mal dégrossi et de son oncle privé de liberté mais pas de souvenirs. Réjouissant." - Télépro - « Avec Une Vie belge, Marc Meganck s’offre une analyse de notre pays. Ce qu’il était et ce qu’il est devenu aujourd’hui.» - Nadia Chater – L’avenir À PROPOS DE L'AUTEUR Marc Meganck, né à Bruxelles en 1975, a déjà signé trois romans (Génération Raider, Deux fois par an, Port-au-Persil) et un recueil de nouvelles(Camionnette Rouge) chez Bernard Gilson Editeur. Ainsi qu’une nouvelle intitulée Métro Valdy dans Impressions de BruxellesLes dessous de la Cambre) publiés récemment chez 180° éditions. Il est l’auteur de romans et de nouvelles qui décrivent avec humour et tendresse les petits riens de ce quotidien qui nous colle à la peau. Des thèmes générationnels et universels.
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bc
Le pendu de l'îlot sacré
Updated at Mar 17, 2020, 02:03
Après Les Dessous de la Cambre, Van Kroetsch est de retour pour une enquête complètement déjantée dans les ruelles de l’Îlot Sacré Un pendu a été vu dans un bistrot du quartier de l’Îlot Sacré, en plein cœur de Bruxelles. Le temps que les secours arrivent… le corps a disparu. Pour régler cette affaire, Rinaldi, l’inspecteur en chef de la zone de police Bruxelles-Ixelles, reprend contact avec une vieille connaissance : Van Kroetsch, un chômeur longue durée jouant au détective, à moins que ce ne soit l’inverse. Décor de Noël et ambiance de fin d’année. Les deux hommes mènent leurs investigations au fond des impasses et des bars du centre-ville. Un parcours rock‘n’roll jalonné de scènes alcoolisées. Une virée surréaliste à la découverte d’un Bruxelles face B ! EXTRAIT "J’ai cru un moment qu’ils allaient me demander ce que je faisais là. Mais ils se sont contentés de me regarder sortir les poubelles en se foutant de ma gueule. Ces jeunes gars postés sur le trottoir me faisaient penser à des videurs triant le vilain monde débarquant à une soirée. Ils buvaient de la vodka et du vin dans le froid de décembre. Ils avaient deux chiens agressifs, sans muselière. Ils parlaient très fort. Certains d’entre eux étaient assis sur le capot des voitures en stationnement. Ils étaient là depuis le début d’après-midi. Sept. Moyenne : vingt-cinq ans. Je n’osais pas les questionner sur leur présence devant l’immeuble. Ils semblaient capables de tout, surtout du pire. On aurait dit des étudiants attardés, un peu crasseux, hésitant entre chômage et pré-clochardisation, pour faire cool ou que sais-je. Non, ils ne m’ont pas dit un mot quand j’ai balancé mes sacs-poubelles le long de la façade. Ils sont restés amorphes en fumant leur joint, puis ils se sont marrés en me reluquant de la tête aux pieds." À PROPOS DE L'AUTEUR Marc Meganck a déjà signé quatre romans (Génération Raider, Deux fois par an, Port-au-Persil, Une vie belge) et un recueil de nouvelles. Des textes qui décrivent avec cynisme et tendresse le quotidien de sa génération, des hommes et des femmes nés au milieu des années 1970. Le Pendu de l’Îlot Sacré est son deuxième polar en collaboration avec 180° éditions, une enquête déjantée à travers les ruelles et les impasses de Bruxelles.
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