La Jeunesse Disparue.......Updated at Jul 1, 2022, 06:32
Il y a plus de 1000 ans, dans un village éloigné de toute autre présence humaine, une vieille fée, qui n’avait aucun charme et qui avait de puissants pouvoirs magiques, décida de jeter un sort sur tous les villageois et ceux-ci devinrent des vieillards. Les adultes moururent et les enfants vieillirent. Donc, même si Malilia était une jeune amérindienne esclave de la fée maléfique, n’ayant pas le droit de sortir du château, elle décida de sauver les villageois devenus vieux.
Alors, elle partit à la recherche d’un remède ou d’un objet quelconque qui pouvait sauver tous ces villageois. Après de longues heures de marche, elle arriva face à une rivière. Celle-ci était très large et il n’y avait pas de roche ou quoi que ce soit qui puisse l’aider à traverser. À ce moment, un groupe de tortues qui la vit, lui demanda ce qu’elle avait et pourquoi elle s’était arrêtée. Malilia leur dit qu’elle ne pouvait pas passer la rivière et qu’elle cherchait un remède pour aider les gens de son village. Ainsi, les tortues l’aidèrent à traverser la rivière en s’alignant dans l’eau comme des roches. Puis, elles lui indiquèrent le chemin pour aller trouver l’objet magique qui était une tuque rouge étincelante qui se trouvait au sommet d’une montagne, sur la plus haute des branches du plus grand arbre.
C’est ainsi que Malilia continua son chemin pour se rendre à la montagne. Après avoir traversé le long sentier, elle arriva enfin au pied de la montagne magique qui était d’un bleu foncé. Ensevelies à ses pieds se trouvaient de petites pépites d’or et des roches rouge flamme. Elle se mit à chercher des roches plates pour pouvoir escalader la montagne. Après avoir trouvé suffisamment de roches, Malilia commença à monter. Pendant plusieurs minutes, elle escalada avec force et courage. Ayant atteint le sommet, elle aperçut l’arbre gigantesque avec son immense silhouette qui se formait sur le sol grâce aux énormes nuages qui couvraient le ciel. Malilia s’avança vers l’arbre et commença à le grimper, mais les branches étaient trop sèches et trop minces pour qu’elle puisse monter. Puis, sans même qu’elle sache comment, un écriteau sortit du sol et dessus il y était inscrit : « Fais cinq fois le tour de l’arbre, cogne trois fois sur l’écorce et la tuque tombera. » Alors, c’est ce qu’elle fit. Elle prit la tuque, descendit la montagne, parcourut le sentier, traversa la rivière et arriva enfin à destination. Malilia sortit la tuque de son sac et commença à la mettre sur chacune des têtes des paysans. Ceux-ci redevinrent jeunes.
Tous les villageois firent une fête en l’honneur de leur sauveur. Le lendemain, quand Malilia revint dans le château, la fée lui jeta un sort. Alors, la jeune amérindienne devint une tuque. Une tuque rouge vive qui était accrochée à la cime d’un arbre géant, sur la plus haute montagne, de la plus haute branche où seules les personnes les plus courageuses et qui ont du cœur s’aventurent.
Une toute nouvelle année débutait. Tous les élèves de l’école Armand-Breton étaient agités de revoir leurs amis et de connaître leurs professeurs. Pour Matilde, cette journée allait être pénible. Fini l’été et bonjour l’école et les filles en mini-jupes! Matilde était une fille qui n’était pas très populaire et qui passait son temps à prendre des photos. C’était sa dernière année et elle comptait bien s’en débarrasser le plus rapidement possible.
Il se passa un long moment avant que le premier cours débute. Elle entra dans sa classe de français, s’assit et examina son professeur. Il était petit, avait peu de cheveux et un air ennuyant. Il salua ses élèves et se présenta. Il s’appelait Jean et préférait ne pas dévoiler son âge. Matilde ne se serait jamais douté que son professeur allait complètement changer sa vie.
La journée passait et elle ne pouvait s’empêcher de penser à son professeur de français qui paraissait pourtant si ennuyeux. Il lui rappelait étrangement quelqu’un. Durant l’heure du souper, sa mère la harcelait de questions sur sa première journée d’école. Matilde répondait brièvement, car elle avait hâte de sortir pour aller prendre des photos. Elle se balada des heures et des heures et prit de magnifiques photos de gens inconnus. Pour Matilde, la nuit avait été longue et pénible. Elle avait rêvé à Jean pendant toute la nuit. Pourquoi ce nouveau professeur attirait-il tellement son attention? Les semaines passèrent et elle n’avait encore aucune idée de qui il pouvait être. Elle en était même venue à le suivre après les cours pour voir ce qu’il faisait. Tout lui semblait normal, cependant elle ne pouvait s’empêcher de se méfier de lui.
La fin d’année approchait à grands pas. Matilde n’avait aucune envie d’aller au bal. Toutefois, sa mère tenait beaucoup à ce qu’elle y aille. Elle, par contre, n’en voyait pas l’utilité. De toute façon, elle était certaine qu’aucun garçon ne l’inviterait. Sa mère n’en pouvait plus de voir sa fille toujours démoralisée, sans aucune ambiti