IXEn ce lundi après-midi, circuler à Plestin est devenu une gageure. C’est Bagdad, un jour de grève du zèle. Les contrôles gendarmesques se sont encore intensifiés avec l’envoi d’une cinquantaine d’hommes supplémentaires. Les professionnels du tourisme, ravis de cette aubaine en pleine morte-saison – et morte-saison, c’est vraiment le cas de le dire – font le plein de rentrées sonnantes et trébuchantes avec les journalistes. Les autres Plestinais se contentent de faire la gueule. Qui veut aller de Saint-Efflam au centre-ville doit maintenant compter une demi-heure de trajet dans les deux sens. Le temps d’être arrêté aux barrages, de montrer ses pièces d’identité et d’ouvrir son coffre… Quand au sentiment de panique générale, il s’amplifie d’heure en heure : six morts en dix jours, même en

