Et dire que je les aimais tous… Ils osaient me trahir ainsi. J’étais pourtant heureuse, et je ne faisais de mal à personne. J’entendis des pas dans le couloir et je me compressai contre la paillasse derrière moi. Mes mains, mes pieds tremblaient. Je reconnaîtrai ce bruit entre mille : le son de ses pas sur le plancher, sur le carrelage, sur le bitume… même sur l’herbe. Ma vue s’embruma. J’eus peur de pleurer encore. Après toutes ces années sans jamais verser une seule larme, me voilà… Je coupais le fil de mes pensées quand je vis les bottes devant moi. Je n’osai pas lever les yeux. Mes mains étaient moites. Les larmes coulèrent d’elles-mêmes. J’étais terrifiée. Si je ne m’étais pas déjà soulagée quelques secondes plus tôt, je me serais encore fait dessus. « Pas la cage, mon Dieu pitié, pa


