IIILe jardin de la Ville-Sauzac était plutôt un petit parc. Sauf quelques plates-b****s fleuries devant la maison, il était planté de beaux arbres et se continuait ainsi jusqu’à la mer. Nigel s’engagea dans ses allées le lendemain matin, désireux de goûter un peu de solitude avant de reprendre contact avec ses hôtes. Pierre, qui connaissait bien ses goûts, lui avait dit après le petit déjeuner pris avec lui : – Agis à ta guise, mon ami. Je vais, de mon côté, m’occuper de ma voiture qui m’a donné quelques désagréments hier. Nous nous retrouverons tout à l’heure. La température était presque froide. Une forte brume ouatait le ciel. Le sol disparaissait sous les feuilles mortes humides et glissantes, et celles demeurées encore aux arbres semblaient alourdies sous les gouttes d’eau déposées


