IX Le pénitentJean-Baptiste s’entête à Sainte-Marthe. Il s’attarde parce qu’il a l’impression de ne pas avoir achevé sa mission, et pourtant elle est objectivement remplie. Il attache en effet une importance capitale à ce que la source évoquée jaillisse de nouveau. Il fouille les végétations touffues, les amoncellements pierreux, les dénivellations proches, avec la patience d’un archéologue. En fin de matinée, il ne l’a toujours pas repérée. Peut-être comme beaucoup d’autres a-t-elle disparu, s’est-elle perdue dans les profondeurs ? Une source qui s’éteint, qui s’étouffe, c’est un bouleversement tragique. Jean-Baptiste veut la retrouver parce qu’elle est le symbole de sa chapelle, l’arrêt du pèlerin pour remplir sa gourde d’une eau par essence réparatrice. C’est seulement en fin de journé


