XVIII

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XVIII La princesse, de son côté, avait été charmée d’arrêter ses regards sur un spécimen de l’espèce masculine aussi charmant que l’était Arthur. Quelle différence avec ces grands Allemands qui n’en finissaient pas et l’assommaient de leurs hommages ! Qu’il y avait de bonne grâce dans ce garçon ! et de distinction ! Elle ne rougit pas, en l’apercevant, parce que, dans sa position, cela pouvait passer pour une inélégance ; mais, répondant gracieusement à son salut, elle porta sa main – qu’elle avait fort belle – à ses cheveux blonds, et le suivit des yeux, sous les bosquets, aussi longtemps que le permettaient les convenances. Arthur, qui se sentait regardé, s’en allait tout tranquillement, faisant craquer ses bottes fines sur le sable blanc des allées. Quand il eut disparu, la princesse se tourna vers ses adorateurs, et tout, dans sa personne, dans ses yeux bleus, sur son front rêveur, tout semblait dire avec ennui : – Ah ! quel dommage qu’il soit si jeune !
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