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XXIIC’était parce que M. d’Arvernes se savait v*****t qu’il se modérait, et c’était parce que madame d’Arvernes se savait calme qu’elle poussait toujours ses fantaisies jusqu’au bout. Qu’une lutte s’engageât, le mari était certain à l’avance qu’il s’emporterait et se laisserait entraîner loin, tandis qu’à l’avance aussi la femme savait très bien que par la modération elle conduirait les choses où elle voudrait et qu’elle aurait le dernier mot. D’ailleurs, elle connaissait son pouvoir et elle n’était pas femme à n’en pas abuser : M. d’Arvernes avait besoin d’elle et il l’aimait ; là était sa force qui, en fin de compte, la faisait maîtresse de la situation puisque de son côté elle n’avait pas besoin de son mari et ne l’aimait point. Les violents sont faibles, leur sang les pousse aux ext

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