VIIls partirent pour Aix dès le lendemain, et trois jours après, Roger passait son examen. Bien que ce fût réellement en son âme et conscience, et en toute sincérité que Crozat eût répondu que cet examen devait être subi avec un succès complet, son inquiétude était grande. Il s’efforçait de ne pas la laisser paraître ; mais il était malhabile pour cacher ce qu’il pensait ou ce qu’il ressentait, – la diplomatie, comme il le disait lui-même, étant la partie faible chez lui : philosophe, oui, diplomate, non. C’était sous un flot de paroles qu’il tâchait de dissimuler cette inquiétude, par des conseils appropriés à la circonstance, par des exemples fameux, au moins pour lui. – Incontestablement, disait-il, tout examen est une loterie ; mais on peut à l’avance mettre presque toutes les chan


