Disparition inquiétante.
Attention : Cette histoire peut contenir des scènes très violentes et d'ordre sexuelles. Celle-ci n'est donc pas adaptée à des lecteurs de moins de seize ans. Bonne lecture à tous.
Chapitre 1 : Disparition inquiétante
Jusqu'à aujourd'hui, ma vie, c'était une routine, mère célibataire de deux enfants, trente-cinq ans, un sexfriend et passionnée par mon métier de capitaine de police. Je vais vous raconter comment ce jour d'automne, ma vie a viré au cauchemar aussi bien pour moi que pour mes proches.
Ce fameux matin une étudiante d'une vingtaine d'année prend la route pour rejoindre la faculté de médecine de Bordeaux.
La jeune femme écoute la radio avec attention quand soudain elle aperçoit une voiture dans le fossé.
A ce moment précis, la jeune femme décide de s’arrêter afin de vérifier si le conducteur a besoin d’aide.
La porte conducteur est entre ouverte. La jeune fille décide de l'ouvrir avec délicatesse et regarde à l’intérieur, mais personne à l'horizon.
Elle aperçoit toutefois un sac à main sur le siège passager, la boîte à gant arrachée et les clés toujours sur le contact. Elle regarde autour d’elle et voit ce magnifique lac derrière cette ribambelle d’arbres avec leurs feuilles qui se déchaînent dans tous les sens.
La jeune femme est perdue et se demande comment une personne peut abandonner sa voiture dans un fossé en laissant son sac à main. Elle tant le bras s'apprêtant à prendre le sac à main quand elle sent quelque chose d'humide sur l'appui-tête. Elle regarde de près et repère une tache de sang absorbée par le tissu du siège.
La jeune femme, très effrayée par la situation, regarde sa main qui tremble. Elle ne sait plus quoi penser ni ce qu’elle doit faire.
Elle remonte dans sa petite voiture et s’assoit. Elle prend un vieux chiffon dans sa portière et s’essuie les mains. Elle finit par saisir son téléphone et appelle la police.
Quelques minutes plus tard, une équipe de police intervient sur les lieues et ils commencent à relever le témoignage de la jeune femme ainsi que les indices. Une dizaine de policiers sont sur les lieux prêts à relever les moindres petites traces.
Les officiers ont ordre de ne pas toucher à la voiture tant que le commissaire ou la capitaine n’est pas sur place. Ils observent les alentours et l’un d’entre eux interroge la jeune femme.
Les choses deviennent plus perturbantes pour l’équipe lorsque le commissaire Julien Calet arrive sur les lieues. Il regarde attentivement la voiture qu’il avait l’impression de connaître. Il s’approche et ses doutes se confirment.
Julien saisi le sac à main et fouille à l’intérieur. Il trouve le portefeuille et regarde la carte d’identité. Il ne le montrait pas, mais ce qu’il venait de voir le terrifiait.
Julien réuni l’équipe et les informes immédiatement de la situation :
- Malheureusement, ce véhicule appartient à la Capitaine Holliston. Je veux que rien ne soit laissé au hasard.
Julien fait le tour de la voiture accompagné de Céline Duval lieutenant et Daniel Weber qui est notre brigadier en chef. En se penchant, Julien trouve une arme en dessous de la voiture.
Julien confit l’arme à Céline et lui demande de vérifier le numéro de série pour confirmer que cette arme est bien la mienne.
Julien commence à comprendre que quelque chose de grave venait de se passer. Il se demande comment une personne aussi attentive que moi a pu disparaître en laissant son sac avec ses papiers, sa carte de crédit et ses clés ?
Voilà ce que Julien se répétait sans cesse dans sa tête. Il lance un appel et donne mon signalement à toutes les unités.
À cent kilomètres à la ronde, tous les policiers, pompiers et services d’urgences savent qu’une femme nommée Joséphine Holliston, âgée de 35 ans a disparue de manière inquiétante. Une femme de corpulence normale, environ un mètre soixante-dix, aux cheveux brun taillé à la longueur des épaules, avec des yeux bleus. La disparition a eu lieu entre 6h30 et 7h, elle roulait dans une voiture familiale grise d'une célèbre marque allemande de type monospace. Julien demande à ce qu’on lui transmette tous les renseignements trouvés que ce soit témoin, trace, indice.
Le brillant commissaire observe le lac et ordonne que le pool-plongeur soit envoyé pour une inspection. Les fouilles continues sur les lieux, Julien décide d’aller rendre visite à ma famille.
Julien frappe à la porte, ne sachant pas trop comment s'y prendre. Il est tellement plus facile d’annoncer ce genre de nouvelle à de parfaits inconnus. Julien connaît mes enfants depuis longtemps maintenant.
Kévin qui ouvre la porte est surpris de voir Julien. La tête de Julien ne rassure pas vraiment l'adolescent. Il avait l'impression de voir devant lui le regard de ces flics de séries de télévision regardant les familles des victimes avec un air empathique. Kévin se rend bien compte à ce moment-là que quelque chose de pas clair est en train de se passer.
- Salut Kévin, est-ce-que je peux entrer ? (demande Julien)
- Euh oui, bien sûr !
Julien entre et prend place sur le divan.
Il attend que Kévin s'installe et lui dit :
- Voilà ! La voiture de ta mère a été retrouvée dans un fossé ce matin à quelques kilomètres d’ici, elle se rendait au travail, je suppose.
- Quoi ? Mais elle va bien?
- Malheureusement nous avons retrouvé la voiture abandonnée.
- Tu veux dire que ma mère a disparue ?
- Un signalement a été lancé, on fait notre maximum pour la retrouver. (Assure Julien)
- Ce n'est pas vrai, c’est un cauchemar !
- Crois-moi, j’aurais préféré ! J’ai beaucoup d’estime pour ta mère et je suis très attristé par la situation.
Kévin pose ses mains sur sa tête.
- Qu’est-ce que je vais dire à Chloé moi et Mamie !?
Les larmes de Kévin roulent le long de ses joues.
- C’est horrible ! Comment à t-elle pu disparaître comme ça ?
- C’est ce que nous essayons de comprendre. On fait notre maximum. Son signalement a déjà été envoyé. Tu ne sais pas s'il y avait des gens qui la menaçait ou autre chose qui pourrait nous donner une piste ?
- Bien sûr que non ! Attendez ! Vous envisagez qu’elle a pu être tuée ?
- Écoute, on ne peut pas l’affirmer, mais toute piste est à envisager.
- Maman est appréciée de tout le monde. Ce n’est pas possible.
- Je sais !
Julien pose sa main sur l’épaule de Kévin et le console du mieux qu’il peut. Il l’informe que les services sociaux vont s’occuper de lui et Chloé en attendant que Stéphane leur père, s’organise.
- Si vous avez besoin de quoi que ce soit n’hésitez pas à venir me voir toi et ta soeur et si un petit détail même anodin te revenais n’hésite pas à m’en parler.
- D’accord !
Julien quitte l’appartement, Kévin est effondré. Julien donne bien le change, mais dans sa tête il ne va pas mieux. Il monte dans sa voiture et les larmes roulent le long de ses joues.
A suivre