La victime

908 Mots
Chapitre 15 : La victime Le passager ouvre le coffre comme son ami le lui a demandé. Le conducteur réfléchit un court instant et à un soudain moment de lucidité. - Attends non ! Je ne peux pas faire ça ! J’appelle les secours, tant pi gars, mais je ne peux pas la laisser ! Même si elle est morte. Si tu veux, tu peux partir, je dirai que j’étais seul, mais je préfère assumer et être tranquille avec ma conscience ! - Mais... Le conducteur appelle les secours, au même moment, ils entendent une voiture démarrer. Le passager regarde son ami - Tu as entendu ? (dit-il étonné) - Oui ! Mais attends ça sonne ! Les secours répondent. - Bonjour, je suis sur une route pas loin de Lesparre, mais je ne sais pas où exactement. Je suis en pleine campagne, je viens de percuter une femme. - Elle est consciente ? (demanda la secouriste) - Non, malheureusement je crois qu’elle est morte, mais je n'en suis pas sûr à cent pour cent ! - Vous pouvez essayer d'aller prendre son pouls ? - J'ai déjà essayé, mais je ne le trouve pas. - Très bien, ne bougez pas et laissez les phares de votre voiture éclairer pour qu’on puisse vous repérer. On va vous géolocaliser. - D’accord ! Le conducteur raccroche. Son ami revient. - Eh mec ! Il y a une voiture accidentée là-bas. Elle est dans un sale état ! La nana devait être dedans. - Elle a dû sortir et essayer de trouver du secours et je l’ai encore plus amoché ! (répondit-il rongé par la culpabilité) Les secours arrivent au bout d'une dizaine de minutes. Ils m'examinent rapidement. - J’ai un pouls, elle est vivante. Il faut faire vite, elle ne survivra pas longtemps. Elle a déjà perdu beaucoup de sang. - Elle va s’en sortir ? (demande le conducteur) - On l’emmène de suite. Elle a besoin de soin immédiat. La police arrive sur les lieues et procède à des tests d'alcoolémie sur les jeunes. Ils expliquent alors que la femme a bondi de nulle part et qu’il y a une voiture accidentée dans le ravin. À l’hôpital, les soins sont particulièrement durs. D'après les médecins, j'ai un traumatisme crânien et des côtes cassés. Les contusions sur le visage sont importantes, j'ai des éclats de verre dans le crâne et le nez fracturé à plusieurs endroits. Ils craignent que la colonne vertébrale soit touchée, mais le plus important est de stopper une hémorragie interne sérieuse et libérer les voies respiratoires qui sont écrasées. Le lendemain matin, Michelle est à l’hôpital avec Céline pour mener l’enquête. Le médecin donne son pronostic à Michelle et Céline. - Elle est dans un coma léger, elle se réveillera sous peu. Mais malheureusement on ne peut rien vous dire sur l’identité de cette personne. Elle n’avait aucun papier. - On peut relever ses empreintes et prélever un peu d’ADN ? Il faut le faire rapidement sa famille doit être très inquiète. - Oui, bien sûr ! (acquiesça le médecin) Michelle et Céline entrent dans la chambre et voient une femme aux longs cheveux bruns qui descendent jusqu'en dessous de la poitrine, avec un visage très abîmé par les contusions, les bleues et les plaies. La tête est recouverte par un bandage et porte un masque respiratoire. Une minerve me maintient le cou et les joues sont très enflées. Céline relève minutieusement les empreintes et Michelle prélève un peu d’ADN sous les ongles rongés jusqu’au sang. Elles sont très loin de s’imaginer qui se cache derrière ce visage qui ne ressemble plus à rien. Céline regarde Michelle confuse. - C’est horrible ! Pauvre femme ! (dit Michelle) - J’espère qu’on arrivera à l’identifier ! - Moi aussi, même si les chances sont faibles ! Comment elle a pu se retrouver comme ça à cause d’un accident de voiture ? - Il y a eu autre chose, j’en suis sûr ! Cette femme a violemment été agressée. Elle sortait sûrement d’une soirée. - Probablement. (acquiece Céline) Michelle prend une de mes mains. - D’après l’aspect de ses mains, je dirais qu’elle a approximativement entre trente-cinq et quarante ans. - Peut être une scène de ménage qui a mal tourné ! - Oui, c’est également une possibilité à ne pas exclure, mais si c’est le cas, il s’est acharné sur elle. C’est horrible de voir ça ! - Hélas, les maltraitances conjugales augmentent de plus en plus. - Allez, laissons là maintenant ! Il vaut mieux allez analyser ça au plus vite. Michelle et Céline reviennent au commissariat en fin de matinée. - Pourriez vous regarder si les empreintes de cette femme sont dans le fichier automatisé des empreintes digitales. On ne sait jamais ! Sinon faite une recherche sur les dossiers des portés disparus. On n’a aucune information sur la victime. (demande Michelle) - D’accord. Céline lance la recherche et regarde sa montre. - Une femme comme ça n’est sûrement pas fichée, je pense que j’ai le temps d’aller prendre un café. (dit Céline) Effectivement, le comparateur parcours tous les fichiers, mais en vain. En l'absence de Céline la recherche bascule automatiquement sur le registre des empreintes digitales des agents de l’ordre. Céline revient et ne voit pas que le comparateur qui cherche encore a changé de registre. Elle change de fenêtre pour entrer dans les dossiers des portés disparus. Le bip de détection retentit. A suivre
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