Le cable

1424 Mots
Chapitre 14 : Le cable Trois mois plus tard, je déplace mon matelas pour l’éloigner de la fenêtre, il fait très chaud pour un mois d'octobre. La chaleur devient très pénible de plus que Matt ne me donne pas beaucoup d'eau. En déplaçant le matelas, je repère un bout de câble qui dépasse à travers une plainte abîmée. Je donne un coup de langue sur le câble pour voir s'il est alimenté. De toute façon, je n'ai plus rien à perdre. Si je meurs, ça sera une bonne chose pour moi, je serai enfin libre. Visiblement il ne l’est pas. Je tire délicatement sur ce câble qui arrive vers moi et finit par l’arracher. À l’aide de mes dents, je sectionne le câble pour récupérer les fils en cuivre. Je relie les fils entre eux pour qu’ils soient plus larges et plus solides. Je murmure quelques mots : - Allez ma grande tu es flic, tu connais ces techniques par cœur ! Tu vas y arriver ! Je tente de crocheter la serrure du cadenas de la première chaîne, mais en vain. Je m’énerve un peu, mais tente de garder mon calme. Au bout d’une petite demi-heure et plusieurs méthodes testées, je trouve la technique et croche la première serrure. - Ce n'est pas vrai ! J'ai réussi ! J'ai réussi! (enthousiaste) Ainsi, je réussi à crocheter la serrure du deuxième cadenas sans la moindre difficulté. J'attends le retour de Matt et tente le tout pour le tout en me plaquant contre le mur à côté de la porte. Il ouvre la porte, il a à peine le temps d’être surpris que je sois détachée, que je prends la fuite. Une fois arrivée en bas, je sais que Matt est à mes trousses. Je ne retombe pas dans le piège de la porte fermée et me jette sur la porte fenêtre du salon pour m’échapper. Matt me rattrape par le pied, mais je lui mets un coup en pleine figure avec mon autre pied. A cause du brie de glace de la porte fenêtre, je me blesse la jambe, mais je continue. Je sais que c'est ma toute dernière chance de m'en sortir, que si il me rattrape, cette fois-ci je risque de subir les pires tortures. Je vois deux voitures garer dans la cour, je tente d’en ouvrir une mais elle est fermée. Je tente la deuxième qui heureusement n’est pas fermée à clé. Je me penche et mets deux fils en contact pour démarrer l’auto, ce que je réussis à faire avec succès. Matt sort et me voit fuir avec la vieille voiture de sa mère. - m***e ! La s****e ! Je vais te saigner Holliston ! (énervé) Il prend l’autre voiture et part à ma poursuite. Je roule très vite au milieu de nulle part et en pleine nuit. Je tente de freiner, mais rien à y faire. J'arrive dans un virage que je ne contrôle plus à cause de la vitesse approximative à cent vingt kilomètre par heure. Je dévie, finie par faire plusieurs tonneaux dans la forêt et m’encastre contre un arbre. Malheureusement, j'étais loin de me douter que les freins étaient défaillants. Je suis sonnée, mais réussi à sortir de la voiture en cassant la vitre. J'ai le visage couvert de sang. Je passe ma main sur ma tête et constate que je saigne et retire un morceau de verre incrusté sur mon crâne que j'ai dû me prendre au moment où j'ai brisé la fenêtre. Je regarde partout autour de moi et seuls les phares de la voiture éclairent les environs. J'aperçois soudain Matt arriver avec son autre voiture. Je suis terrifiée à l’idée d’échouer une seconde fois. Je le vois se rapprocher et hurle : - NON ! - Tu vas me le payer ! Tu ne vas pas t’en sortir ! Je tente de courir, mais j'ai perdu beaucoup de force. Je tente d’échapper à Matt au milieu de nulle part. Il me poursuit et réussit à me saisir le bras. Je tente de me débattre, mais il me serre très fort ! Matt commence à me hurler dessus : - Tu vas crever ! Je vais t’enterrer vivante ! Belle mort non ? Il m’agrippe par le bras et me traîne. - Tu vas payer pour ce que tu as fait à ma voiture ! Je lui mets un coup de genoux, mais il me frappe encore plus fort. Il s’acharne sur moi comme sur un punching-ball ! Tout en me frappant, il me dit : - Je vais te briser ! C’est tout ce que tu mérites ! Tu me pourriras plus jamais la vie. Sale flic, sale bonne femme et sale pourriture ! Il continue à me traîner en me serrant fort par le bras. Il est noir de colère et ne m’épargne pas une seconde. Il me bombarde de coups et d’insultes. Mes faiblesses m’empêchent de me défendre. Je tombe et profite pour saisir une pierre, je trouve en moi la force qui me reste et la rage de vaincre et la jette violemment sur le visage de Matt. Il hurle de douleur, il saigne à son tour l'arcade complètement éclatée. Je tente une nouvelle fois de lui échapper. J'aperçois au loin un lampadaire qui éclaire la route et court du mieux que je peux en direction de celle-ci. Malgré mes faiblesses, je puise le peu d'énergie qui me reste en moi pour rejoindre la route. C'est ma carte de la dernière chance. Matt me poursuit et sait déjà que s'il me rattrape, c'est pour m'achever. . Il se rapproche dr moi quand j'arrive sur la route. La pluie tombe, une voiture arrive, mais le conducteur ne me voit pas. La voiture me percute de plein fouet, je suis à terre et inconsciente. Deux personnes sortent de la voiture et commencent à paniquer. - m***e ! Qu’est-ce que tu as fait ? (dit le passager en paniquant) Matt regarde au loin en se faisant discret. - C’est un animal ? N'est-ce-pas ? (répond le conducteur) - Attends, je vais voir ! Le passager s’approche et la regarde très effrayé. Il regarde ensuite le conducteur et lui dit : - Oh p****n m***e, c’est une gonzesse bordel ! - Mais je ne l'ai pas vue ! Puis qu’est-ce qu’elle faisait là en pleine nuit ! (répondit-il paniqué) - Ça craint là ! - Tu crois qu'elle est morte ? - Oui, je crois ! Je crois qu’elle respire plus et elle perd plein de sang ! Quoi qu'il arrive, elle ne s'en sortira pas, elle est trop amochée ! m***e ! Qu’est-ce qu’on fait ? (s'exclama le passager dévasté) - Il faut appeler les secours ! (affirme le conducteur) - Mais elle est morte ! - On ne va pas la laisser là quand même ! - Tu sais ce que tu risques ? - Mais je ne l’aie pas vu ! Tu l’as vu toi ? Elle est arrivée de nulle part ! - Non, je ne l'avais pas vu ! On est en pleine campagne ! Il fait nuit et il pleut ! Comment voulais-tu qu’on la voit ! - On n’est pas ivre, on n'a rien bu, on ne risque rien ! On risque beaucoup plus si on la laisse là ! (assure le conducteur) Le conducteur s’approche de moi et m'éclaire avec son téléphone. - Oh mon dieu ! - Quoi ! - Elle est défigurée ! On ne peut même pas voir son visage. - Quoi ? Tu es sérieux ? - Je n’allais pas si vite ! Pas au point de lui éclater le visage comme ça ! - Je ne crois pas non ! Mais c’est étrange ! Regarde, elle est en chaussette et à peine habillée ! Elle n’a rien sur elle. Pas de sac, pas de papier. On croirait presque que c'est un canular ! - Pourtant, c'est loin d'en être un ! Qu’est-ce qu’on fait ? (demande le conducteur) - On est en pleine cambrousse, il y a moyen de l’enterrer ou de la laisser dans un coin ! - C’est dégueulasse de faire ça ! Tu es fou où quoi ? (s'offusque le conducteur) - Tu veux finir ta vie en tôle ? - Je préfère partir, quelqu’un va bien la voir ! - Mais on l'a touché, on a laissé des empreintes, obligé ! - Bon Ok, ouvre le coffre ! (ordonne le conducteur) Matt jubile et s’en va heureux que je sois morte dans d’horribles souffrances. A suivre
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