La remplaçante

1630 Mots
Chapitre 7 : Monier arrive au commissariat. - Bonjour, j’ai rendez-vous avec le lieutenant Duval ! - Oui, c’est moi ! - Ah ouais ! Je suis un heureux veinard ! - Je ne vous ai pas convoqué pour me faire lamentablement draguer. - Qu’est-ce qui se passe ? - Entrez et asseyez-vous ! - Pourquoi je suis là ! Je comprends pas ! Je suis sage comme une image moi ! sur un ton très ironique. - Si je vous ai convoqué, c’est parce que je pense que vous suivez un peu les médias non ? - Pas plus que ça ! Ça ne m'intéresse pas ! J'ai des choses plus attractives à faire de mes journées. - Comme quoi par exemple ? - J'ai bien peur que ça ne vous regarde pas ça ! - Vous n’êtes donc pas au courant que la capitaine Joséphine Holliston a disparue ? - Si, j’en ai vaguement entendu parler. - Vous connaissez bien la capitaine Holliston me semble t-il ? - Holliston ! Ouais je la connais bien Holliston. Plus précisément la lieutenant Holliston. - Elle est capitaine. - Quand elle me faisait chier à Paris, c'était un lieutenant ! Je ne porte pas particulièrement d'affection aux flics et je ne vais pas jouer l'hypocrite avec vous. Mais Holliston est la plus grande casse-couille que j'ai pu rencontrer dans ma vie. - Vous ne l'aimez pas beaucoup on dirait ! - Comment je pourrais l'apprécier. Elle a tout fait pour que je me retrouve au trou ! - Elle avait sans doute ses raisons ! - J'ai été blanchit. - Parce que vous avez menacé la victime. - Mais je ne suis pas là pour parler de cette vieille affaire me semble-t-il ? - D'accord ! Venons-en aux faits ! Que faisiez-vous le huit octobre au matin. - Ben je dormais comme beaucoup de monde ! (affirme t-il) - Jusqu’à quelle heure ? - Je sais pas moi ! Dix heures peut être ou plus ! Je ne suis pas un lève-tôt. J'adore les grâces matinée. Mais je rêve ou vous me soupçonnez ? - J’explore toutes les pistes ! Vous êtes loin de porter la capitaine Holliston dans votre cœur alors on s'interroge, c'est normal. - Ça ne serait pas malin de s’en prendre à un flic ! - Parce que vous êtes malin vous ? (demande t-elle d'une voix ferme) - Bien plus que ce que vous pouvez l'imaginer ! - Vous n’avez donc rien à voir de près ou de loin avec sa disparition ? - Rien à voir du tout. Je préférerais crever que me salir les mains avec le sang de cette s****e ! (avec un regard provocateur) - Surveillez votre langage ! Vous êtes dans un commissariat ici monsieur Monier ! - J’espère de tout cœur que cette pourriture est morte, mais c’est pas auprès de moi que vous trouverez des réponses. - C’est bon, j’ai plus de question ! Je préfère que vous pariez avant de ne plus pouvoir me contrôler ! Julien est au bureau une femme arrive et frappe trois petit coup. - Bonjour, je suis Michelle Raymond. J’ai été affecté au remplacement de la capitaine Joséphine Holliston. - Oui, entrer ! Je suis Julien Calet. Enchanté ! - Moi de même commissaire. - Entrez et prenez place. Michelle entre et s’assoit - Vous venez du coin ? - Non, j’étais en Alsace avant ! J’effectue des remplacements jusqu’à ce qu’on me trouve un poste fixe. D’après ce qu'on m'a dit, je devrais rester là un petit moment ! - Malheureusement c’est une chose qu’on ne peut pas prédire. - Oui, j’ai entendu parler de la disparition soudaine de la capitaine Holliston. C’est vraiment terrible ! Je suis heureuse d'être affecté sur Bordeaux, une ville que j’affectionne particulièrement, mais j’avoue que dans ces conditions on a un peu de mal à se réjouir. - Je comprends ! - Elle était visiblement très appréciée ! L’affiche dans l’entrée en dit long. Julien regarde dans le vide et se repense à cette histoire d'affiche. Flash-bach (4 semaines plus tôt -1 mois après la disparition) Baptiste entre dans le bureau de Julien. - Patron ! Je pourrais vous voir un instant ? - Oui, bien sûr ! - L’équipe m’envoie pour vous demander quelque chose ! Enfin nous voudrions vous demander quelque chose. - Quoi donc ? Fred, Guillaume, Daniel et Céline observent Baptiste et Julien. Baptiste déroule une grande affiche devant Julien. - Mais qu’est ce que c’est que ça ? (s'exclame Julien) - Ben vous voyez bien non ? Cette affiche représente une grande photo de moi où il y a écrit « A tout jamais présente dans nos cœurs ». - Oui, mais que voulez-vous en faire ? - On aimerait l’accrocher quelque part dans le commissariat. Vous voyez, elle sera un peu avec nous comme ça. Regardez son sourire sur cette photo ! Patron, on a besoin de ce sourire pour avancer. - Vous avez raison Baptiste ! Le sourire de Joséphine ne peut que nous aider. - Alors on peut l’accrocher ? - Vous n’avez cas la mettre face aux ascenseurs. - Merci ! - Merci à vous tous d’honorer sa mémoire. - Sa mémoire ! S'étonna t-il. Parce que vous pensez qu'elle n'est plus en vie ! - J'essaie de croire qu'elle est encore de ce monde, mais les chances deviennent de plus en plus faible, j'en ai bien peur ! Fin du flash-back - C’est notre manière à nous de lui rendre hommage, qu’elle soit encore vivante ou pas. - Ça fait combien de temps maintenant ? - Un peu plus de huit semaines. - Où en est l’enquête ? - Malheureusement au beau milieu de nulle part pour l’instant. - Est-ce que je peux mener cette enquête avec vous ? - Bien sûr ! Il faut que nous soyons un maximum. Mais bon parlez-moi de vous, votre parcours. - Je suis capitaine depuis un an maintenant. J’ai fait un peu le parcours de tout policier gradé ! J’ai été brigadier, officier, puis Lieutenant. Je suis resté huit ans à Strasbourg en tant que Lieutenant et depuis que je suis monté en grade, je remplace les Capitaines en congé ou longue maladie. - Ok ! Nous avons une règle ici, nous travaillons en équipe. Jamais de solo et de procédé égoïste. - Je m’y tiendrais ! Plus tard, Céline arrive dans le bureau de Julien. - Je ne pense pas que ce soit Monier. Il m’a dit des choses horribles, mais je ne sais pas si il prendrait le risque ! Puis malheureusement on a rien contre lui. - Oui, et ce n’est pas le genre à faire des aveux ! - Une équipe l'a suivi, mais il est rentré chez lui. Rien de suspect. Ils sont restés en planque devant chez lui pendant deux heures de temps, mais il n'a pas bougé. - Je ne le vois pas garder une femme en otage chez lui. Trop risqué ! - Oui, je suis d'accord. Il est bien trop malin pour ça. Je ne pense pas que ce soit notre homme. - C'est peu probable mais il fallait explorer cette piste. - On abandonne ? - Non, on garde tout de même un œil sur lui. On connaît l’individu. Sinon, autre chose, la remplaçante de Joséphine est arrivée. - Ok , je vais allez la saluer ! - D’accord. Céline arrive dans le bureau de la capitaine et revoit ce jour où je suis arrivée. Céline inspire, expire et va à sa rencontre. - Bonjour, je suis le lieutenant Céline Duval. (lui serrant la main). - Capitaine Michelle Raymond ! Mais appeler moi Michelle. - D’accord. Michelle regarde un peu autour d’elle et se rend compte qu'elle est en fait dans l'univers de cette flic, mère de deux enfants dont on parle dans tous les commissariats du coin. Cette femme qui a mystérieusement disparu et dont personne n'a de nouvelles. Une femme probablement morte à l'heure qu'il est, mais qui a tout de même son empreinte et son esprit dans ce commissariat. - Oh je suis désolé ! Les affaires de Joséphine sont encore là ! Personne n’a vraiment eu le courage de s’en occuper pour être honnête. - Je comprends parfaitement. La situation doit être très compliquée. - Si vous voulez, je vous aide à débarrasser. J'emmènerais ses affaires aux archives ou Julien ira les rapporter à sa famille ! - Non, je vais juste ranger ce qui traîne et je vais laisser ça dans ce coin. - Vous en êtes sûr ? - Je pense qu’il est utile qu’une partie de votre collègue reste encore ici dans ce bureau. - Merci beaucoup. Michelle admire un petit cadre posé sur mon bureau. - C’est normal. Ce sont ses enfants ? (demande Michelle) - Oui ! Kévin et Chloé. Les pauvres sont inconsolables. Ils aiment tellement leur mère. - Ça m’a l’air d’être une sacrée bonne femme ? D’après le peu que je sais d’elle en tout cas elle a une sacrée bonne réputation ! - Elle a un cœur en or et c’est pas juste ce qui lui arrive. - Oui, vous avez raison. Ne vous inquiétez pas en tout cas, je suis là pour la remplacer à titre professionnel, mais pas pour prendre sa place dans le cœur de ses collègues. - Merci - Est-ce que je pourrais avoir à disposition le dossier sur la disparition de Joséphine Holliston ? Le commissaire Calet m’a autorisé à plancher dessus ! - Oui, pas de soucis. Les semaines et les mois avancent et toujours aucune nouvelle pour mes collègues. Ma nouvelle remplaçante Michelle est arrivée depuis trois semaines maintenant et la disparition remonte à presque trois mois. A suivre
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