sceau maudit

1570 Mots
- je vois, souffle Orochimaru. Tout ceci me rappelle bien des souvenirs. Kabuto, prépare la pour l'opération d'extraction orbitaire. - Bien maître. Le dénommé Kabuto s'en va, me laissant seule avec son maître. - Qu'avez-vous l'intention de me faire? - T'arracher les yeux, ça me paraît évident. Même si je pourrais ne pas les utiliser car vois-tu, j'ai déjà un donneur. J'attends simplement qu'il vienne à moi. - Je ne vous suis donc d'aucune utilité. - On va les garder bien en sécurité. Qui sait à quoi ils pourraient nous servir à l'avenir, répond-il vaguement. - Et vous pensez vraiment que je vais me laisser faire? - Pourquoi t'obstines-tu? Tu n'as nul part où aller que je sache. Plus de famille, plus d'amis, plus de maison. Tu es toute seule. Alors autant mourrir. Ça ne changera pas le cours de nos vies. - J'ai encore de la famille... En disant cela, je pense à Itachi qui a fait de son mieux pour m'offrir la liberté. Je veux le revoir. Je ne compte pas tout gâcher en les laissant me tuer. - Et j'ai un objectif. Découvrir qui sont mes vrais parents! ajoutai-je. - Oh? Et une fois que tu auras atteint cet objectif, que feras-tu? m'intrigue-t-il. - Je leur demanderai les circonstances de ma naissance et comment je me suis retrouvée à être élevée par d'autres personnes. Et aussi comment j'ai fait pour posséder ces yeux. - Je dois avouer que moi aussi je me pose cette question, affirme-t-il pensivement. Et si je t'arrachais les yeux et te gardais quand même en vie? Ses paroles me dégoûtent. Il est délirant. Et dire qu'il était autrefois un des ninjas légendaires de Konoha. - Vous êtes... Je n'arrive pas à croire qu'un jour vous étiez un ninja de Konoha. Qu'est-ce qu'il vous est arrivé? Vous êtes devenu un être sans cœur. - Peut-être comprendras tu avec le temps. Ce n'est qu'en me côtoyant qu'on apprend à bien me connaître. - Maître, excusez-moi de vous interrompre. La salle est prête, déclare Kabuto. - Bien. Allons-y. Je veux y assister. J'inspire profondément. J'espère que l'illusion de Shisui marchera encore. Sinon je serai obligée d'utiliser mes yeux par moi-même. Je ne sais pas comment ça marche mais je garde espoir. Je ne vais pas mourir ici. Pas entre les mains de cet homme délirant. Ils m'emmènent dans une autre salle. Petite mais extrêmement propre. À part divers appareils, une table d'opération règne au centre de la pièce. Kabuto m'y fait allonger. Il m'attache les mains de chaque côté et donc je ne peux pas faire de moudras. Heureusement que je n'en ai pas besoin pour activer mes yeux. - Tu peux commencer. Anesthésie la au préalable. Je ne supporterai pas ses horribles cris, ordonne Orochimaru. - Oui maître. Il porte des gants et une blouse puis reviens vers moi, une seringue en main. Il m'injecte plusieurs fois sur le visage. Je dois reconnaître n'avoir rien ressenti. Il est doué. Ma face... J'ai l'impression qu'elle est plus lourde que d'habitude. Surtout mes lèvres. Kabuto reviens avec une petite lame qu'il approche de mes yeux. Il écarte mes paupières. Je n'arrive pas à résister. J'essaie d'activer mon Sharingan, en vain. Je commence à trembler de peur. Et cette lame qui s'approche dangereusement... Soudain, Kabuto fait un saut en arrière. S'en suit un jet de flammes noires. Elles brûlent le plafond. Cet idiot a réussi à y échapper. - Alors comme ça tu maîtrises l'amaterastu... remarque-t-il. J'étais si près de ton œil, j'ai vu quand il a changé d'aspect et j'ai tout compris. Je ne réponds pas. Étrangement, mon visage devient encore plus lourd. Et mon corps est épuisé. Ça demande beaucoup de chakra d'utiliser cette technique. Ça fait des années que je ne me suis pas entraînée. Je suis devenue si faible. - Ah! Tu es épuisée. Je vais pouvoir reprendre. - Ça suffit! ordonne calmement son maître. Ramène la à sa cellule. J'ai changé d'avis. Je la garde pour d'autres projets. - Mais... Il n'ajoute rien et exécute les ordres. C'est étonnant comme il est docile. Cependant, la décision d'Orochimaru ne signifie pas que je vais être épargnée. Il fait un saut en arrière pour bien préparer sa prochaine attaque. De retour dans ma cellule, je m'accorde une sieste. Je n'ai rien à faire d'autre de toutes les façons. Je revois les visages de mes parents quand je ferme les paupières. Au-moins maintenant l'image de leurs corps sans vie ne me répugne plus autant qu'avant. J'en ai fait des cauchemars. Il n'y avait personne pour me rassurer, j'étais seule face à ma peine. Je le suis encore. Toute fois, ma haine envers cet homme masqué ne suffit pas pour le vaincre. Je dois devenir plus forte. Je veux me venger. Et aussi, je veux revoir Itachi au-moins une fois. - À ce que je vois tu t'es habituée à ta cellule. Orochimaru vient me sortir de mes pensées. Il a déjà choisi le sort qu'il allait me réserver ? - Plus le temps passe, plus je m'y fais. Encore un peu et ce sera comme chez moi. Il sourit. - Tu arrives même à être sarcastique. Bien. Approches-toi, veux-tu. J'aimerais t'offrir quelque chose. - Tout ce qui vient de vous ne peut être qu'empoisonné, dis-je avec méfiance. Kabuto se jette sur moi, me bloquant le bras dans le dos. Il me force à avancer. Je résiste comme je peux. S'ils essaient de me faire le moindre mal, je les tuerai. Peu importe comment. - Souhaites tu devenir forte? Encore plus que maintenant ? est la première chose qu'il me demande quand je suis face à lui. Comment dire non alors que c'est ce que je désire vraiment. - Oui. Ainsi je pourrai atteindre mes objectifs. Me venger et découvrir la vérité. Kabuto dégage mes cheveux de mon cou, du côté droit. - Dans ce cas, signons un pacte. En échange de la nouvelle force que je vais te donner, tu travailleras pour moi. Tu feras tout ce que je te demanderai. Sinon, tu ne m'es d'aucune utilité et je devrais me débarrasser de toi. Que faire ? Cet accord cache quelque chose. À tous les coups, je vais me faire rouler dans la farine. Je dois trouver une faille. Il a besoin de moi et j'ai besoin de lui. Cet arrangement doit servir nos intérêts à tous les deux. - C'est entendu mais j'ai des conditions à poser. - Maître Orochimaru te fait l'honneur de t'accorder cette chance et toi, tu oses poser des conditions, crache Kabuto. - Laisse la parler. Donnes-moi tes conditions. Je verrai s'il est possible de les respecter ou pas, décide-t-il. J'en conclus qu'il a réellement besoin de moi. - Je n'en ai que deux pour le moment. La première est que je ne tuerai personne pour vous. Ça jamais. La deuxième, je veux être libre d'aller où je veux et quand je veux sans avoir à vous demander la permission. Il ferme les yeux quelques instants. J'entends Kabuto respirer derrière moi. Il peut s'énerver autant qu'il veut. Ce n'est pas lui le maître de ces lieux. - C'est d'accord, conclu Orochimaru. J'accepte tes conditions. À présent, j'espère que tu seras assez forte pour survivre. Je n'ai pas le temps de comprendre ses paroles que ses crocs sont déjà plantés dans mon cou. Non seulement la douleur mais je ressens quelque chose entrer en moi par cette morsure. Soudain, une vive douleur frappe tout mon corps. Je me jette par terre, me recourbe sur moi-même en hurlant. C'est horriblement douloureux et c'est dans tout mon corps. Je hurle de plus en plus, tellement j'ai mal. - Que m'avez vous fait? parviens-je à dire entre deux cris. - Je t'ai offert plus de force. Si tu as assez de haine en toi, tu survivras. Sinon... Kabuto essaie de cacher sa joie. Je vois bien son sourire en coin. Je les hais. J'aurais dû me méfier. - Laissons-la à présent. J'ai d'autres affaires urgentes à régler. Nous devons partir chercher l'héritière des Senjus. - Oui maître. Je vous y conduirez moi-même. - Bien. Ils s'en vont et me laissent à nouveau seule. Seule avec mes démons. Je finis par sombrer dans l'inconscience. Je ne sais pas pourquoi mais il fait noir autour de moi. Rien à des kilomètres à la ronde. J'ai peur. Que faire? À un moment, je revois les corps sans vie de mes parents. J'en pleure encore et sans cesse. Je revois cet homme masqué, je ressens son aura meurtrière. Je n'ai que de l'aversion envers lui. Je lui ferai payer ce qu'il a fait. Peu importe le moyen que j'utiliserai. Je pense aussi à ce Danzo qui m'a enfermée sans preuves, sans jugement équitable. Lui aussi je lui réserve un triste sort. Malgré ça, je continue de pleurer. C'est donc à ça que ressemblera ma vie... Un chemin de vengeance, de haine... Et de mort. Soudain, une voix me réveille de cet état d'inconscience. Elle m'a dit, tu dois t'en sortir seule, sur un ton sérieux. Ces quelques mots m'ont sauvée. Je me sens épuisée. Il n'y a toujours personne pour me tenir compagnie. Je me lève du sol, mon dos ne me remercie pas. Je m'approche des barreaux de la porte de ma cellule. C'est sûr, il n'y a pas âme qui vive ici. J'ai encore un peu mal au niveau de mon cou mais c'est moins douloureux. La famine est entrain de gagner du terrain. Combien de temps suis-je restée inconsciente?
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