Je retourne à ma place sans dire un mot, Liam semble concentré sur son ordinateur, quel s****d !
Je ne dis rien jusqu’à l’atterrissage de l’avion.
Une fois à L’hôtel on nous montre nos chambre, enfin notre appartement super luxueux, aujourd’hui je saisis plus que bien la mal chance que j’ai, dans tous les hôtels existants dans ce pays, il fallait que monsieur prend un hôtel ou il y’a des appartements, ben sur le coup, on va partager le même appart. Franchement qui dit mieux !
On dépose nos valises et on nous fait visiter notre nouveau chez nous pour ce petit séjour, un petit salon avec une baie vitrée immense donnant sur une vue splendide, deux chambres identiques aux charmes incomparables, avec des salles de bains séparés, et il y’a même une petite cuisine équipée et super moderne. Et bien sur tout le charme concerne l’immense terrasse qui fait presque la moitié de l’appart donnant une vue inconditionnelle sur le charme Canadien.
Et puis il y’a lui, lui, lui, lui, un homme super sexy, un homme très beau, un homme au charme intriguant et un s****d de première. LUI.
J’entre dans ma chambre qui sera ma seule alliée durant cette période qui me semble être un enfer, puis je ferme la porte et je m’écroule sur le lit au matelas super confortable.
La chambre est très jolie, elle est de couleur dorée et blanc, d’ailleurs j’ai entendu dire tout à l’heure à la réception que l’une des plus grandes célébrités séjourner ici, et que même des princes et des cheikhs y venaient pour passer des vacances, ou pour des séjours professionnels.
Je prends mon téléphone je regarde l’heure, 22h05min, je soupire en le lâchant, trop fatiguée pour me changer ou même prendre une douche, je ferme les yeux un instant, juste un instant, ensuite je sombre dans un profond sommeil.
***
Des coupes à la porte me font sursauter, j’ouvre les yeux en sautant du lit, je constate que je ne me suis pas changer depuis hier soir. Sans tenir compte de mon allure qui doit être digne d’une Junkie complètement à l’ouest, j’ouvre la porte. A mon plus grand soulagement je tombe sur le room service. Il traine un chariot avec des plats couverts.
-Monsieur Parker a demandé à ce que votre petit déjeune vous soit servis. Dit-il d’un ton formel. Et ça explique son entré autorisée à l’appart jusqu’à la porte de ma chambre.
Et ben, au moins il a pensé à ça. Déjà qu’hier j’étais crevée pour manger quoi que ce soit, ce matin je suis tout autant crevée, mais cette fois-ci de faim.
Je remercie l’homme qui fait entrer le repas dans ma chambre, puis il s’éclipse.
Je jette un coup d’œil vers mon petit déjeuner, et je découvre des viennoiseries, des œufs durs, un café chaud, du jus d’orange, des fruits, et des gâteaux aux chocolats. Je vois qu’il a fait fort sur ce coup-là.
Mais avant de me goinfrer je vais prendre une douche afin de me débarbouiller un peu, je n’ose même pas me regarder dans la glace par peur de me choquer moi-même. En plus on dit qu’il ne faut jamais manger ensuite prendre sa douche, j’ai oublié ou j’ai entendu ça, mais je l’ai entendu.
Je me dirige vers la luxueuse salle de bain, je me déshabille ensuite je saute dans l’immense douche italienne. Je laisse l’eau agréable et chaude caresser ma peau, mes cheveux. Une fois fini, je quitte la douche en mettant un peignoir, ensuite avec une autre serviette je m’enroule les cheveux.
Je me dirige vers mon petit déjeuner que je commence à déguster avec envie, jusqu’à ce que des seconds coups à la porte se fassent entendre. Ça doit être encore le room service, il a surement oublié quelque chose, je me vois mal ouvrir la porte vêtue d’un simple peignoir, mais je mettrais beaucoup de temps pour faire sortir quelque chose à mettre de ma valise que je n’ai encore même pas défait.
J’ouvre la porte, mon cœur se fige, ma respiration se coupe, mes poils se dressent, mon sang se glace, et mes joues commencent à brûlaient tant qu’ils sont rouges.
-M…monsieur Parker.
Son regard ne fixe pas mes yeux, ni mon visage, ni même ma poitrine, non, il fixe la ceinture qui ferme légèrement mon peignoir l’empêchant de dévoiler ma nudité. Merde !
-Madem….mademoiselle Johnson. Dit-il enfin en reprenant son sérieux.
Je sens une chaleur immense traverser mon échine, et des sensations peu fréquentes ou niveau d’une partie très intime.
-Je vous ai ennoyé un mail avec des directifs, je veux que vous me fassiez un compte rendu la dessus en respectant toutes les informations que je vous enverrais dans deux heures après mon entretien avec des collaborateurs potentiels.
-Je…c’est-à-dire que je ne vous accompagne pas…
-Oh non sans façon, si c’était le cas les collaborateurs regarderont autre chose plutôt que ma présentation. Dit-il en me scrutant de haut en bas. Quel s****d !
-je…
-A tout à l’heure, et pour une fois, faites votre job ! Ordonne-t-il d’un ton autoritaire et sans appel.
Encore une fois, Quel s****d !
Il tourne les talons en me laissant ainsi voulant à tout prix le tuer.
En colère je ferme la porte. A peine que j’ai le ton de l’insulter encore d’avantage mon téléphone se met à sonner. Je remarque le prénom de Clary s’afficher sur l’écran.
Je réponds sans hésitation, je ne lui ai donné aucune nouvelle, elle doit être morte d’inquiétude.
-Allo !
-Salut ! Il faut que tu me racontes tout !
Je souris en tournant la tête de gauche à droite,
-Euh salut Lucy, comment vas-tu ? Es-tu bien arrivée ? Est-ce que le Canada te plait ? Tu me manques…Dis-je dans un ton ironiquement mélodique.
-Je…ah, Lucy tu vas bien ?
-Euh oui, merci et toi ?
-ça va, ça va, es-tu bien arrivée ?
-Oui, un peu fatiguée mais ça va…
-Est-ce que le Canada te plait ?
-je ne l’ai pas encore vraiment vu, mais oui, c’est jolie.
-tu me manques…
-merci, à moi aussi tu me manques…
-Maintenant aurais-tu l’indulgence de tout me raconter avant que je ne sorte de ce maudit téléphone pour t’étrangler…
J’éclate de rire, alors qu’elle râle à l’autre bout du fil.
-Par quoi veux-tu que je commence, sur le fait que c’est un vrai s****d, ou le fait que c’est un vrai de chez vrai s****d ?
-Ben, tu commences d’abord par m’expliquer pourquoi tu utilises le mot s****d pour le décrire ?
Je soupire en lui raconter tout depuis le début de ce foutu voyage. Je ne lui raconte pas tout bien sûr, j’essaie du mieux que je peux de lui expliquer à quel point je suis méprisante en ressentant des choses qu’on ne devrait pas ressentir envers quelqu’un qui passe la plus part de son temps à nous rabaisser.
-Oh mais quel s****d ! Je te promets que si j’étais là, je l’aurais balancé par le hublot !
J’éclate de rire en imaginant la scène. Clary est du genre, « tu me fais du mal, je ne te promets rien ». On continue de discuter, elle me raconte un peu le déroulement de son début de journée, et de Gabriel qui la harcèle sur son téléphone en cherchant après moi, si je suis bien arrivée ou pas.
-ça va être bizarre sans elle au boulot. Avait-il dit d’après elle.
Selon elle il a le béguin pour moi, c’est vrai qu’il est sympa et très drôle, mais ça s’arrête là, je n’ai jamais rien imaginé avec lui, et je crois que c’est pareil pour lui, en fait c’est simple, Clary est atteinte d’un type de schizophrénie paranoïaque unique, elle voit partout des gens amoureux.
-Bon je dois te laisser, j’ai du boulot. Dis en constatant que ça fait plus de deux heures qu’on parle aux téléphone, à sa sortie de l’appart on a parlé de Gabriel, quand elle a rejoint le métro on a débattu sur le fait que Liam est un s****d, à son arrivé à l’entreprise, on s’est disputé, car d’après elle, il m’a reconnu et c’est pour ça qu’il fait ça, et selon moi, c’est simplement impossible, pourquoi se rappellera-t-il d’un amour de jeunesse, et quand elle a rejoint son bureau, elle pesté sur le fait qu’un stupide avocat lui a renversé sa tasse de café sur sa fabuleuse chemise rose qu’elle a eu en solde.
-T’imagines ? Moi c’est Charles, et à qui ai-je l’honneur ? Non mais pour qui il se prend avec son air arrogant ! Tu vois ça, c’est un vrai s****d.
Je roule des yeux. Je ne connais pas ce Charles, mais j’ai pitié pour lui, il est tombé sur la tempête Clary et sa chemise rose.
-By Clary.
-Ouais c’est ça, by !
Je raccroche, ensuite je me dirige vers ma valise, je sors des vêtements, je m’habille, je sèche mes cheveux à peine mouillés. Puis je prends mon ordinateur, j’ouvre ma boite mail, et je constate que Liam a déjà envoyé les documents, avec son fameux, (je le veux pour ce soir !).
S’il continue comme ça, je vois déjà les articles de demain sur les journaux locaux. « Un jeune milliardaire tué par son assistante qui on avait marre de lui. ». Je rigole en imaginant la scène. Ensuite je commence à faire mon boulot, je vais tellement le faire bien et excellent qu’il ne trouvera rien à dire.