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1757 Mots
#Lucy Je brosse mes cheveux en contemplant mon visage dans la glace, ma peau blanche est tellement pale, mes yeux bleus sont si cernés, mon regard est dans le vide, un vide que j’ai créé de mes propres mains. Il était là, debout en face de moi. Tellement beau, tellement virile, tellement… Mes larmes commencent à couler et à rouler sur mes joues, il n’est pas là pour les essuyées et me dire que tout va bien aller. -Tu…tu pleures ? Oh non Lucy ! Qu’est-ce que t’as ? Dit mon amie en s’approchant de moi pour me prendre dans ses bras, j’éclate en sanglots, depuis mon retour de l’interview de n’ai dit aucun mot. -Oh Clary… -dis-moi, que s’est-il passé à cette interview ? -je…il était là Clary. Je la sens se raidir, même si je ne lui ai pas donné plus d’information, je sais qu’elle a compris, elle a compris. Elle se retire en me contemplant d’un air désorienté. -tu veux dire Liam ? Liam était là ? -oui, c’est lui, c’est lui le P-DG de Global industrie. -C’est lui que vous avez interviewé ? D’un air agacé je quitte la salle de bain en entendant les pas de Clary derrière moi. -non, c’est le concierge qu’on a interviewé ! Bordel Clary ! Oui c’est lui ! -Merde ! Siffla-t-elle. -oui tu l’as bien dis, merde ! Je me sers un verre d’eau que j’ingurgite rapidement. -et ? Il t’a parlé ? Qu’est-ce qu’il t’a dit ? Que s’est-il passé ? Merde c’est énorme ! Enorme ? Oh non, c’est bien plus que ça. Je pourrais prendre des heures pour essayer à décrire la situation, et je ne sais pas si j’y parviendrais. Je me mets derrière mon ordinateur sur le comptoir, et je tape sur Google, « Liam Parker », ce que j’aurais dû faire il y’a longtemps. William Parker est un homme d'affaires américain, Selon le magazine Forbes sa fortune serait estimée en 2017 à 80 milliards de dollars américains ce qui en fait le huitième individu le plus riche du monde. Il est le fondateur de Global industrie (informatique, énergie, et télécommunication), Avant de fonder sa compagnie, il était associé dans la banque d'affaires Sawyer, où il dirigeait les services de trading actions et, plus tard, le développement des systèmes. Les médias le décrivent, comme un apollon au QI d’Einstein. -Hey ! Commence ça s’est passé Lucy ! **** Flash-Back Je reste figée à la regarder, non ce n’est pas lui, impossible. Il lève les yeux vers moi, me fixe un moment, puis il me sourit. Cette fois-ci je n’ai plus de doute, c’est lui. C’est son sourire, c’est son visage, c’est son odeur, c’est lui. -Je vous en prie prenez place mademoiselle ? -J..Jo… Aucun son ne quitte ma bouche, je me sens bizarre, je ne me sens pas bien, j’ai envie de vomir, j’ai mal au ventre, j’ai mal au cœur, j’ai mal partout. -Johnson, Lucy Johnson. Répond Gabriel en me lançant un regard perplexe. Je décide finalement de prendre place sur la chaise en face de lui, même si mes jambes ne sont pas coopératives, et que j’ai dû faire un effort surhumain pour me déplacer. -Bien, je n’ai que quinze minutes à vous accorder, donc faites vite. -cela va de soi, bien. Dit Gabriel en allumant son magnétophone. Commençons. Les deux hommes s’arrange sur leurs sièges, alors que moi je reste figée, figée à contempler Liam.  Il ne me reconnait pas, il ne m’a pas reconnu, je sais que j’ai changé, je sais que ça fait dix ans, mais je n’ai pas changé tant que ça… Qu’est-ce que tu croyais ma pauvre fille ? Qu’il allait t’attendre toute sa vie et te reconnaitre et bla bla bla ? Ça fait dix ans ! Il avait dix-huit ans, c’était un adolescent, aujourd’hui c’est un homme de vingt-huit-ans, et pas n’importe quel homme, surement le plus convoité par la gente féminine, et toi tu crois vraiment qu’il se souvient d’un amour de jeunesse ? Me lança ma conscience ironiquement. Super ! Même mon « moi intérieur » se moque de moi. -Alors, votre entreprise a établi récemment de nouveaux projets humanitaires au Paraguay, voulez-vous nous en dire plus la dessus ? -en effet. Il faut dire que le Paraguay figure parmi les pays les plus pauvres en Amérique du Sud. Ses ressources minérales  sont rares. Le pays est caractérisé par des inégalités considérables au sein de la société, notamment l’abondance et la faim. Cela est surtout causé par de profondes altérités économiques. Et peu d’associations humanitaires se trouvent au Paraguay, donc Global industrie décide d’y remédié en organisant des voyages et missions humanitaire qui consistent  à aider ce pays, concernant l’éducation, l’agriculture,  la construction et développement d’infrastructures, l’environnement et la santé, les soins et l’encadrement d’enfants, la lutte contre le SIDA, m’aide aux personnes handicapées, droit de l’homme, etc… Je reste bouché bée devant sa réponse, il parait tellement professionnel. Il a du charisme, oh oui, beaucoup de charisme. -Monsieur Parker, pourquoi ? Pourquoi avoir pris cette initiative ? -Monsieur Morris c’est ça ? -oui c’est ça. -pendant que nous vivons aisément, et que nous buvant de l’eau rien qu’en ouvrant le cabinet, et nous mangeant à notre faim, des milliers d’adultes et d’enfant vivent le clavaire, en traversant des kilomètres pour mettre quelque chose sous la dent, et en suppliant pour avoir un peu d’eau. Tout ça donne à réfléchir. Gabriel se tait en regardant Liam d’un air impressionné. -avez-vous déjà participé à ce genre de voyage ? Demandais-je sans me rendre compte. Les deux hommes me regardent, je me sens toute chose. Mon cœur s’emballe, ma respiration se fait plus difficile, et je sens une sueur froide traverser mon cou jusqu’au milieu de mes seins. Mais qu’est-ce qui m’a pris de poser cette question. -Oui mademoiselle Lucy Johnson, j’ai déjà participé à un voyage au Paraguay. -pour quel motif ? Continuais-je, je ne sais pas pourquoi, mais j’ai envie de l’entendre, j’ai envie d’entendre sa voix et de la laissée résonner dans mon être. - pour la construction d’infrastructures. Je hoche positivement de la tête alors que Gabriel prend des notes. -vous vous sentez comment au fait que vous soyez le modèle des gens ? Vous êtes une sorte de motivation…Demandais-je encore choquée de ma performance, d’où j’ai appris à parler comme ça quand je suis en état de choc ? Il rit doucement ce qui provoque en moi un raz de marée pas très rassurant. -Mademoiselle Lucy, je peux vous appelez Lucy n’est-ce pas ?  Ou voulez-vous que je vous appelle autrement ?  Demanda-t-il en appuyant sur les deux syllabes de mon prénom. Il m’a reconnu ? Non, il devrait être étonné, ou bien choqué, mais j’ai devant moi un homme aussi impassible que de la glace. -autrement ? Demandais-je. Il sourit, il affiche un sourire tellement charmeur, que je pense même Gabriel est en train de douter sur ses orientations sexuelles. -Oui, Lucinda peut-être ? Je reviens à la raison. -Non juste Lucy. Dis-je. -D’accord, alors Lucy, je me décris comme une personne normal, pour moi chaque personne a en elle de l’altruisme, il suffit juste de l’employer à son avantage. Un moment de silence troublant s’installe dans la pièce. Je décide d’y remédier. -euh bien monsieur Parker, nous vous remercions pour le temps que vous nous avez consacré. Vous avez surement plus important à faire, comme sauver le monde. Dis-je d’un ton simple et apaisant, pourtant je sens du tremblement dans ma voix. -mais je vous en prie mademoiselle Lucy. Monsieur Morris. Dit-il en inclinant la tête. Gabriel quitte sa chaise en même temps que moi, nous remercions Liam une dernière fois, puis nous quittons son bureau. Une fois dehors j’inspire profondément pour revitaliser mes poumons, je faillis de tomber, mais Gabriel me retiens de justesse. -ça va Lucy ? Tu as été parfaite ! Je ne m’attendais pas à ça ! -oh mais moi non plus, moi non plus. -Il est tellement charismatique, je n’ai encore jamais vu un homme avec autant de confiance en soi et de charisme. Dit Gabriel. J’essaie de ne pas m’écrouler, j’avance comme un robot, yeux dans le vide, un seul objectif, quitter cette endroit. Gabriel parle, papote, mais je n’entends rien. Il était là, à quelque centimètre de moi, Oh mon dieu. Une fois dehors dans la rue, une bouffée d’air froide me frappe au visage. Je ferme les yeux en retenant mes larmes qui menacent de couler sur mes joues. Il en m’a pas reconnue, hein. Pourquoi est-ce qu’il me reconnaîtrait ? Après tout je ne suis personne. « Je te l’avais dit ma pauvre fille ! ». Me gronda ma conscience. -Je te l’avais dit ! S’écria Gabriel.  Perplexe je le regarde agiter un bout de papier entre ses doigts. -quoi ? Demandais-je d’une voix absente. -la secrétaire, le numéro de téléphone, soirée sexe ! -Oh Gabriel, t’es lourd merde ! Dis-je en accélérant le pas. -Ben quoi on a plus le droit de s’amuser ? Cria-t-il derrière moi. 
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