IIIAprès le départ de l’Empereur, Moscou reprit le train ordinaire de sa vie journalière, il rentra complètement dans ses habitudes, et l’entraînement des derniers jours ne parut plus qu’un songe. Au milieu du silence qui succédait aux clameurs de la veille, personne n’eut plus l’air de croire à la réalité du danger qui menaçait la Russie, et de penser que parmi ses enfants les membres du club Anglais étaient les premiers prêts à tous les sacrifices. Un seul témoignage de l’exaltation générale produite par la présence de l’Empereur se manifesta cependant aussitôt après : ce fut la mise à exécution de la demande d’hommes et d’argent, qui, en revêtant une forme légale et officielle, devint par suite inévitable. L’approche de l’ennemi ne rendit point les Moscovites plus sérieux : ils envisag


