Ariel
Je me réveillais avec un sacré mal de tête car j’avais encore pleuré toute la nuit et me dirigeais vers la salle de bain.
C’était ainsi depuis le jour où il m’avait annoncé notre mariage.
Aussi depuis ce jour, je ne l’avais plus revue comme il me l’avait dit, à mon plus grand bonheur.
Ces derniers jours je l’es avais passé seule ayant souvent comme compagnie Odaki qui me donnait des leçons sur le savoir vivre Japonais et la cérémonie de thé.
Parlant de la cérémonie de thé, elle devait être pour aujourd’hui comme me l’avais annoncé Odaki, ce qui n’était pas pour me plaire car cela signifiais que j’allais le revoir.
Mes pensées tournaient toujours en boucle, j’allais épouser un caïd impliqué dans un trafic d’humain pour finir comme son objet sexuel !
J’imaginais déjà à quoi allait ressembler mon quotidien, rester seule dans cette maison, prendre des cours d’intégration avec Odaki, participer à des cérémonies de thé et le satisfaire, cela pour le reste de ma vie.
L’eau chaude de la douche m’éclaboussa le visage, me faisant oublier cette information, ces trois jours de pleurs et de prières m’avaient assez consolé, je penses que ça ne servait à rien de me morfondre et que je devais essayer de voir le bon côté des choses, cette vie était préférable à la vie misérable que j’aurai mené à Abidjan ou même en tant que marchandises dans cette prison.
En plus l’homme que j’allais épouser était riche, un fait qui allait sûrement me profiter, mais pour le moment je devais passer ma mélancolie et me préparer pour la nouvelle étape de ma vie.
Après ma douche, je me préparais avec les dizaines de produits de beauté que j’avais eu la vielle, me maquillait légèrement, assez pour cacher mes yeux enflés , enfilais une sorte de chandail en kimono noir avec des motifs de fleurs sur l’épaule et une grande jupe évasée rose qui m’arrivait aux jambes.
A ça, j’ajoutais des sandales à talons bas, un bracelet en cristal et des boucles d’oreilles en gouttes d’eau.
Je venais de vaporiser sur moi ce parfum qui coûtait sûrement un bras quand quelqu’un frappa à la porte, et quand je l’ouvris, je me rendis compte qu’il s’agissait de Odaki.
- Bonjour madame!
- Bonjour Odaki, qu’est ce que je peux faire pour toi?
- J’étais sensé vous réveiller et vous aider à vous préparer, mais vous êtes déjà prête !
- Oui, mais j’aurai besoin de ton avis, tu penses que ce que je porte est approprié pour une cérémonie de thé ?! Je ne connais pas grande chose à la mode japonaise et j’ai pas envie de faire tâche !
- Vous vous êtes habillée seule?!( Demanda t’il avec une once de surprise dans la voix).
- Oui oui, ce n’est pas approprié ?!
- Oh si, c’est parfait même, je dois dire que vous avez du style !
- Merci Odaki…
Un silence gênant s’installa pendant qu’il était toujours devant la porte.
- Tu peux rentrer tu sais!
- Je me sens bien là, ne vous inquiétez pas!
- Ok, dis moi quelle heure est il?!
- quatre heures sept madame !
- La cérémonie est bien pour six heures non?!
- Oui madame!
- Est ce que j’ai le droit de sortir de la maison ?
- À cette heure ?!
- Oh!
- Je voulais dire que ce n’est pas bien vu pour une dame d’être dehors à pareil heure.
- Ok, c’est pas un problème, je voulais juste allez me trouver des livres vu que je suis en général seule ici et que j’ai pas droit à internet, mais on ira après la cérémonie du thé !
- Après la cérémonie du thé, on devra commencer les préparatifs pour demain et on aura pas vraiment le temps de sillonner les bibliothèques !
Ah oui, j’avais oublié le mariage forcé !
- Ah d’accord je vois! Dis moi Odaki, je devrais m’inquiéter d’être l’épouse de monsieur Kisoya ?!
Si quelqu’un pouvait mieux me renseigner sur ce que je risquais d’endurer après, c’était qui semblait travailler avec lui depuis un bon moment !
Il resta pensif un long moment, puis baissa la tête.
- Il fut un moment où monsieur Kisoya avait une épouse, Saki, il l’aimait plus que tout, elle s’est fait assassiner lors d’une fusillade de gang et c’est quelques années après qu’il est devenu le chef de notre gang, reconnu pour ses actions impitoyables et violentes, alors monsieur Kisoya était un bon époux, mais ça c’était avant qu’il devienne le chef de ce cartel…
Alors moi j’avais affaire à la version démon, super!
- Mais ne vous faites pas d’idées, Saki était une japonaise d’origine noble qui inspirait l’admiration, alors que vous, vous êtes une étrangère, j’ignore pourquoi le chef a prit cette décision, stratégie de pouvoir ou diversion, mais ce n’es sûrement pas pour vivre une histoire d’amour !
Pourquoi j’avais l’impression que soudainement Odaki ne m’aimait pas?!
- Ne voyez pas en moi un ennemi madame, mais nous les asiatiques sommes très conservateurs et le métissage est mal vu, surtout dans notre monde!
J’étais maintenant confus, il voulait me protéger ?!
- Mais qu’est ce que je peux faire ?! Redevenir une marchandise en enclos et être un pion de monsieur Kisoya, c’est la même affaire !
- Tout contre fait, si vous le voulez bien, je peux vous aider à retourner chez vous et éviter toute ces histoires!
Vraiment ! C’était pas possible, une issue s’offrait à moi!!
- Comment?!
- Je vous dirais tout le moment voulu, pour le moment jouez le jeu!
Je me précipitais aussitôt sur lui et lui prit les mains.
- Odaki, merci beaucoup !
Au même moment je vis arriver dans le couloir Shun Sama, ce qui me fit crisper.
Ses yeux se posaient sur mes mains qui tenaient Odaki, sur lui puis sur moi.
- Oh, comme ça vous vous amusez sans moi?!
J’otais aussitôt mes mains de mon futur sauveur, puis me mis face à mon futur époux.
- Sama…
Il me lança un regard noir, qui me fit me crisper aussitôt sur place puis détourna son attention sur Odaki, oh non il allait avoir des problèmes parce que je lui avais touché les mains!
- Et toi qu’est ce que tu faisais à ma femme?!
Sa femme ?! On verra bien s’il dira la même chose quand j’aurai disparue!
- Monsieur, elle m’a juste pris les mains parce qu’elle était contente !
- Elle était contente ?! Et pourquoi donc?!
- Parce que…
- Parce que?!!?
- Parce que je voulais des livres et qu’il avait promis de m’en envoyer en douce !( Je dis pour sauver Odaki).
Shun Sama se tourna lentement vers moi puis fis deux pas en avant!
- Et pourquoi il devait te les envoyer en douce?!
- Je tournes des pouces depuis mon arrivée ici, je voulais donc aller faire les bibliothèques du coin, mais, il m’a dit que je ne pouvais pas sortir avant la cérémonie du thé vu que c’était mal vu et même après parce que je devais me préparer pour…
Je déglutis pensant à ce que j’allais dire, mais il le fallait.
- … notre mariage !
Il semblait pensif un moment puis me rapprocha de lui par la taille tout en posant ma tête contre sa poitrine.
- Et pourquoi tu me l’as pas demandé à moi?!
Attendez ! Ne me dites pas qu’il est jaloux?!
- Je me suis dis que vous serai occupé !
- Je ne suis pas occupé et d’ailleurs après la cérémonie du thé, je t’accompagnerai moi même pour ta préparation !
- Ok, bien sûr!
Odaki lui lança un regard qui signifiais sans aucun doute « mais vous êtes tombé sur la tête ou quoi » mais acquiesça quand même de la tête, mais c’était qui ce fou?!
Point de vue de Shun
Mes invités pour la cérémonie du thé était déjà présent et m’expliquais comment ce mois avait été fructueux pour nous, il s’agissait de Ahiko le responsable des pièces illégales et Run le responsable des corruptions.
La conversation prenait une tournure intéressante quand je vis Ariel s’avancer vers moi suivis de près par Odaki.
Elle bougeais gracieusement avec élégance et charme en arborant un petit pare-soleil traditionnel blanc et son charisme impressionnait de loin mes deux invités et leurs gardes.
A peine elle était à mon niveau elle inclina légèrement la tête avant de faire autant à mes invités, Odaki lui avait sûrement dicté les règles de la cérémonie.
Elle était comme un soleil qui nous illuminait tous, nous faisant oublier le sujet des affaires.
- Ahiko, Run, notre dernier invité!
La question de me demander l’identité de cette dernière leur démangeait, mais ils savaient que je restais très sournois face à ce genre d’information.
Aussi j’étais certains qu’ils avaient remarqué qu’elle était une étrangère, ce qui accentuais encore leur curiosité.
Elle s’assit parfaitement en seiza puis commençait à servir le thé, toujours avec un raffinement sans pareil, qu’est ce qu’elles se ressemblaient …