Histoire

1566 Mots
Ariel J’étais perdue dans un tumulte d’émotions, me demandant si bien que mal ce qu’il avait en tête. Ainsi, je fermais les yeux, appréhendant la suite quand il s’arrêta! - Monsieur Kisoya ? Qui t’a dit que je m’appelais ainsi?( Demanda t-il avec une once surprise dans la voix) J’ouvris aussitôt les yeux avant de les baisser. - Odaki et Akani…. - Et moi je me suis présenté à toi comme Shun ! - Je suis désolée monsieur… Shun ! Il se leva puis fis deux pas en arrière avant de me fixer d’un air difficile à décrire. - Tu sais quoi, à partir d’aujourd’hui tu m’appelle Shun Sama ! - D’accord Shun Sama ! Il esquissa un sourire avant de s’avancer vers la porte. - Bonne nuit Ariel! - Bonne nuit Sama! Il était sur le point de s’en aller quand je l’interpellais, pendant qu’on y est pourquoi ne pas lui demander la raison de ma venue ici, après tout je devais me préparer psychologiquement à ce qui m’attendais. - Shun Sama , je vous en prie j’ai besoin que vous me répondiez ! Il se retourna aussitôt et me fis face sans rien dire, ça voulait peut-être simplement dire qu’il m’écoutais. - Shun Sama , ne vous fâchez pas contre moi mais… quelle est la réelle raison de ma venue ici?! Il ne me répondit pas mais fis un pas vers moi, oh non j’aurais dû la fermer, il allait me bastonner. - Je suis désolée !( Je dis en m’agenouillant), je suis reconnaissante envers vous parce que vous m’avez sauvez de mon périple encore merci, mais ne me battez pas ! Par ses pieds, je vis qu’il était en face de moi, puis il posa sa main sur ma tête. - Ariel lève toi!( Dit-il d’une voix grave qui m’emplît aussitôt de peur). - Oui Sama!(Je dis en me levant mais regardant toujours le sol). De ses doigts, il m’obligea à le regarder et je me mis à trembler. - De quoi à tu peur, de moi? - Je ne veux pas vous importuner… - Ariel… Dis moi pourquoi es tu aussi craintive! Sa voix était tellement posée et froide que chacune de ses questions étaient comme une lame posée sur mon cou, à la moindre erreur, il pouvait m’exécuter ou pire me ramener à la prison. - Je ne veux pas retourner là bas…( Je dis d’une voix à peine audible). - Ne me mens pas!( Ajouta t’il avec une voix tout aussi ferme, me poussant au bord de la panique). - Je… - Depuis ton arrivée, je n’ai aucunement mentionné le fait de te renvoyer là bas! Alors si tu as toujours aussi peur en ma présence , c’est sûrement parce qu’il y a quelque chose d’autre qui te tracasse. Devrais je lui dire? Ou cette question est elle piégée ? - Je… - Tu…( Dit-il en caressant du bout de mes doigts mes joues comme si j’étais fragile). - Je ne veux pas être votre objet sexuel!( Je finis par dire avec l’estomac noué). - Oh c’est pour cela que tu m’as posé cette question !Et pourquoi donc?! Être courtisane est bien mieux qu’être une esclave ! C’était donc ça son intention ! - Pour une autre oui, mais pas pour moi, je ne peux pas… C’était comme si mon affirmation avait attisé sa curiosité et il posa ses main sur ma taille, me rapprochant de lui. Tout mon corps se crispa en imaginant qu’il puisse me forcer assouvir ses désirs, je ne méritais pas cela. Deux ans j’avais repoussé l’homme que j’aimais, je méritais d’honorer la promesse que j’avais fait à ma mère, me préserver jusqu’à mon mariage. - Et pourquoi ?!( Demanda t’il avec la même voix). - Sama, je… je… Devrais je lui dire? Ou pas? - Oui? Ses lèvres frôlaient ma joue pendant que mon alarme anti danger se déchaînait, encore une fois j’aurais dû la fermer. - Je ne peux pas…( Je dis en me retenant d’éclater en sanglots). - Qu’est ce que tu sens bon…( Murmura t’il contre mon oreille). À cet instant là, la panique me gagna et j’éclatais en pleurs. - Je n’es jamais été touchée par un homme!( Je dis d’une voix qui trahissait mes pleurs). Mon interlocuteur s’immobilisa aussitôt, il semblait surpris mais au moment où je pensais qu’il allait s’éloigner de moi, il serra son étreinte autour de ma taille avant de poser ses lèvres dans mon cou. J’étais maintenant au niveau maximum d’un sentiment étrange formé par la panique et la peur, je savais que je n’aurais pas du lui dire, le fait de savoir qu’il sera celui qui allait me déflorer l’excitait sûrement. Il m’était impossible de m’enfuir, j’étais dans un autre pays, je ne connaissais personne ici, le domaine était truffé de garde, et quand même je me serais sorti il me retrouvera, il ne fallait pas être un génie pour savoir que ce genre d’homme avait des relations partout. Mais le pire c’était que j’étais entre quatre murs coincée entre les bras musclés d’un homme qui avait tué plus d’un homme. - Sama vous ne comprenez pas!( Je commençais d’une voix tremblante), j’ai promis à ma défunte mère de ne pas le faire hors mariage, je vous en prie, aidez moi à honorer sa mémoire, faites moi travailler comme une esclave ou une servante, mais ne me faites pas cela! J’étais au bord des larmes, priant intérieurement pour qu’il s’en aille, je ne voulais pas qu’il aille plus loin, je ne supporterai jamais. Il embrassa de plus bel mon cou et je le sentis sourire contre ma peau, avant de reculer d’un pas, sans pour autant me lâcher la taille. - Un mariage ?!( Dit-il avec un petit sourire). Attendez! Qu’est ce qu’il comptait faire?! - Je… non ce n’est pas… - Je vais être pris toute cette semaine, mais ce week-end, je crois que je serai disposé pour la cérémonie ! - Cérémonie ?! - Et oui Ariel, toi et moi nous allons célébrer notre mariage ce week-end ! Il m’embrassa le front puis me fixa avec son regard glaçant. - Commence à te le mettre dans la tête, tu es à moi Ariel! - Je n’es pas mon mot à dire?!( Je demandais me retenant d’éclater en sanglots). - Bonne nuit future épouse, tu ne me verras plus pendant quelques jours, mais après je viendrai avec des invités pour honorer la cérémonie du thé dans exactement trois jours, Odaki te donneras les informations, soit juste prête à six heures !( Dit-il en m’embrassant le nez). Après ça il s’en alla, me lançant un dernier regard de terreur avant de disparaître derrière la porte. Je m’écroulais alors sur mon lit en fondant en larmes, il allait me forcer à l’épouser ! Mais qu’est ce que je pensais, qu’il allait me libérer après lui avoir avouer tout, bien sur que non! Et me voilà, à me retrouver dans un futur mariage forcé avec un homme que je n’aimais pas, qui m’avait kidnappé et se trouve être à la tête d’un réseau de trafic d’être humain, chose qui ne devait pas être son seul trafic vu sa maison ! Un mariage et après quoi je deviendrai un objet sexuel, j’ignorais ce que j’avais fait pour que ma vie prenne une telle tournure, et je n’étais pas sûre d’avoir le moral pour tenir le coup… Shun J’étais assis dans mon bureau réfléchissant à ce que je venais de lui dire, j’allais l’épouser ? Une parfaite inconnue étrangère, juste parce qu’elle me faisait penser à Saki?! Mais qu’est ce qui m’arrivait? Pourquoi je ressentais cela pour elle?! Depuis ce jour où je l’avais vu, je l’avais en tête et elle hantait mes rêves, de quel charme se servait t’elle ? Mes réflexions m’embobinait toujours quand Odaki entra. - Monsieur Kisoya, vous m’avez fait demandé ?! - J’ai besoin que tu trouves un prête pour célébrer un mariage ce samedi, je te laisse gérer tous les détails, je ne veux pas de fête, juste une cérémonie shinto ici dans la résidence. Je te laisse t’occuper de la préparation de Ariel, mais je veux que tout soit propre! - Vous allez épouser l’étrangère ?!( Demanda t’il hésitant). - Et alors?! - Je veux que vous réfléchissez bien, cette décision pourrait faire écrouler toute votre empire! - Odaki, je ne crois pas avoir demandé ton avis!( Je dis sans daigner le regarder). - C’est vrai, désolé monsieur Kisoya, tout sera prêt pour samedi dès le levé du soleil! - C’est mieux, et Odaki?! - Oui monsieur Kisoya ? - Je te confie ma future épouse, je veux que tu sois son homme de main et que tu veilles sur elle, pour la tâche, ta paie sera doublée ! - Merci monsieur Kisoya ! - Mais je préfère t’avertir, si jamais quelque-chose l’arrive, tu risques de le payer! Il resta silencieux quelques secondes puis s’inclina légèrement. - Bien reçu monsieur Kisoya ! - Maintenant tu peux t’en aller! Dès que la porte se referma, je m’en revint à mes pensées torturantes, Ariel. Je me remémore encore de son odeur divine et de sa peau si douce, me laissant quelques bribes de frustration…. Et quand je penses que jamais personne ne l’avais touché et que je serai sûrement le premier à goûter à sa source, j’en devenais fou… Ariel,Ariel,Ariel… tu es à moi!!!
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