Au comte, Lamporecchi exprime son chagrin. Par retour du courrier il reçoit une lettre dans laquelle Ostermann-Tolstoï dit sa peine : « Mon cœur veut encore que je vous assure de ma gratitude pour votre soutien lors de mon malheur ; j’espère qu’il y aura quelque répit à ma souffrance car je sens que je ne peux m’habituer à l’absence de mon aimé Nicolas. Chacun peut me dire : patience, résignation ; mais personne, certainement, ne voudrait échanger son état contre le mien ; je suis à nouveau seul à souffrir ». Oui, le vieux militaire est seul. Si au moins il pouvait partager sa douleur avec la mère de ses enfants ! Mais cette dernière n’est pas au courant de la mort de Nicolas. En cette fin d’octobre 1850, elle gît dans son lit, le dos soutenu par des oreillers. Le temps est encore doux.


