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2699 Mots
Partie 35 : ************ 2mois plus tard ************ - Madame… Je levais la tête vers le médecin qui me remettait les résultats, c'est la main sur le coeur, le visage submergé de larmes que j’encaissais la nouvelle et lisais attentivement les résultats, tout concordait, tout correspondait, Tout… ************ 1 mois auparavant ************* ‘‘ - Woo toi aussi ça c’est quel colis que tu m’envoies encore ? Demandais-je à Lovery avec qui je tenais une discussion par ligne téléphonique.’’ ‘‘ - Mais la talon Aldo que tu as commandé là non, celle que je devrais t’envoyer pour ton anniversaire ! Répondit-elle.’’ ‘‘ - Ohhhhh Lolo tu es sérieuse ! M’écriais-je’’ ‘‘ - Oui ma chérie, toi aussi, que ne ferai-je pas pour my darling !’’ ‘‘ - Pardon dépose moi avec ton anglais là’’ ‘‘ - D’accord ma chérie. Dit-elle en riant. Bon ma tante déposera le colis chez papa quand tu auras du temps, tu iras le récupérer’’ ‘‘ - J’aurais toujours le temps pour une Aldo toi aussi’’ ‘‘ - Oui je le sais ohhh !’’ ‘‘ - bon mon bébé, on se capte, je te fais signe quand je récupère le colis.’’ ‘‘ - oki ma chérie, bisou je t’aime !!! aller bye bye miss !’’ ‘‘ - bye ! ’’ Je raccrochais et me laissais par la suite tomber sur mon lit, oui mon lit, dans mon appartement. Aussi petit soit-il, c’est le mien, à moi, maman avait pu m’envoyer l’argent le plus rapidement possible dont trois semaines après mon arrivée dans la demeure du papa de Lovery, elle ne voulait pas que ce qui s’était passé avec mon oncle se reproduise et de surcroît le papa de Lovery était un inconnu même s’il restait le père de ma meilleure amie. J’avais depuis quelque temps une relation moite, moite avec papa, c’est à peine s’il m’appelait et maman m’avait rapporté récemment qu’il ne voulait plus m’envoyer de l’argent que subitement son comportement avait changé et que c’est à peine s’il supportait quand on prononce mon nom et pourtant quand on parlait il m’assurait que tout allait bien même si j’avais cette impression qu’il ne me disait pas tout. Mais j’avais maman comme portes paroles et j’espérais juste que cela n’avait aucun lien avec mes rêves. Mais je vous avoue les amis que cela me faisait mal au plus haut point, de ne plus pouvoir parler avec mon père comme avant, de ne plus l’entendre m’appeler maman… Ce que nos longues discutions me manquaient, ses conseils, son sourire, ces blagues et j’en passe. Non, je refuse de croire que quelqu’un puisse prendre ma place, non je le refuse, je reste la seule et l’unique Ophélie Chancia Yessi dans le cœur de mon père et cela, personne ne pourra le changer… DRIIINNNGGG Mon téléphone se mettait à sonner. ‘‘ - Oui allô ! Dis-je afin de débuter la conversation. - Bonsoir Chancia, c’est Mr Antoine Richard. Répondit le papa de Lovery. - Oh bonsoir Mr comment allez-vous ? Demandais-je poliment. - Bien ma belle. Et toi ? L’aménagement ça va? Pas trop seule ? - oh un peu mais ça va, je suis heureuse là. - ah c’est très bien ! - Merci, vous appelez pour le colis ? - oui, oui ma sœur est venue me le remettre là, tu passes le prendre quand ? - Dans deux jours si possibles. - Là tu es occupée ? Parce qu’en faite je voulais que tu passes le prendre maintenant comme je ne serai pas facilement joignable les jours qui suivront. - Ah oui !? Oh, bon, beuh je vais essayer de passer le récupérer aux environs de 8h du soir si possible. - Oui, Oui parfait, je serai là, bon tâche de faire attention bisou ma belle. - A vous aussi. ’’ Je raccrochais et décidais de me rendre à la douche, je prie un bain rapide avant de me rendre au Francprix d’en face où j’avais pu me trouver un petit boulot entant que caissière, je ne gagnais pas grand-chose mais au moins cela m’évitait de déranger maman pour mes petits besoin personnel. Une fois mon service terminé je décidais de me rendre directement chez le papa de Lovery, il était plus de 8h passées et je craignais qu’il soit sorti où autre. Je toquais trois fois à la porte qui s'ouvrit sur le papa de Lovery dont le parfum enivrant caressait tendrement mes narines, je m’avançais en lui donnant deux bises résonantes suivit d’un « bonsoir Mr Antoine comment allez-vous ce soir ? » - Très bien princesse, mais entre donc ! Dit-il en se décalant de la porte me laissant ainsi entrer. Tu connais la maison pas besoin de t’indiquer. - oui, oui. Dis-je en riant. - Allez, tu peux t’assoir au salon en attendant. - Oui merci. Dis-je alors que je me trouvais derrière la porte d’entrée. Je me rendais dans le salon en marbre au fauteuil en cuivre et qui dégageait cette douce odeur de vanille associée au parfum de Mr Antoine, j’étais là comme toutes ces autres fois que j’ai passé dans cette maison stupéfaite devant son luxe insolent. Le papa de Lovery avait été mannequin dans le passé et continue de l’être seulement elle n’est plus aussi éclatante qu’auparavant. Il fait mannequin de sous-vêtements pour homme, je ne l’ai jamais vu torse nu ou autre mais les vêtements quelque fois juste le corps laisse imaginer que pour son âge assez mûr il avoir de ces corps hum… Mais je l’admire juste rien de plus, l’admirer dans le sens de fanatique, pour ce qu’il a toujours fait et continue de faire, il s'est battue pour ces rêves et les a tous réaliser, à l’exception prêt de quelques uns. - Eh voilà miss. Dit-il en déposant un verre de coca devant moi. - Oh mais vous n’étiez pas obliger, je l’aurai fait moi-même. Répondis-je. - mais non, mais non pas besoin, tu es là en tant qu’invitée. Et nous n’avons toujours pas trinqué pour ton déménagement. - non mais ce n’est pas nécessaire; ne vous en faites pas. - Bien sûr que si, nous devons fêter le faite que tu vives seule en ce moment, dans paris vraiment ce n’est pas facile mais apparemment tu t’y retrouves nous devons donc fêter cela. - Mr Antoine vous ne changez donc jamais. Dis-je en riant. - allez tchin, tchin miss. - Tchin, tchin. Dis-je en collant mon verre au sien ce qui produisit un léger son. A peine il porta son verre à ses bouts de lèvres qu’il le redéposa aussitôt tandis que je me hâtais de finir le mien. - Ah, j’ai failli oublier. Dit-il en se levant après avoir redéposer son verre. - qu’y a-t-il ? Demandais-je. - J’ai une surprise, pour te remercier de t’être sagement bien occuper de ma maison durant ton séjour, et d’avoir bien voulu tenir compagnie au vieux croutant que je suis. Dit-il dans un semblant de sérieux. - mais non pas du tout, vous n’êtes pas vieux et d’ailleurs vous ne faites même pas votre âge qui plus être, c’est à moi de vous remercier d’avoir bien voulu m’héberger pendant tout ce temps. - oh ce qu’elle est gentille, mais je t’offre quand même ton cadeau, je l’ai acheté tu ne vas tout de même pas me demander de le rendre ? - bien sûr que nonnnnnnnnnnnnnn. - je vais profiter à prendre ton colis. - merci beaucoup monsieur. - non, c’est moi qui te remercie. Dit-il en s’éloignant de moi. Un quart d’heure s’écroula et monsieur Antoine n’était toujours pas revenu, il s’était excusé car il avait reçu un coup de fils très important, un contrat sûrement. Nous étions en hiver et j’avais soudainement très chaud, excessivement chaud. Je commençais à voir double, j’avais la tête qui tournait, le vertige et comme une forte sensation de papillon qui tourbillonnait dans mon bas-ventre. Je me levais et tentais d’arrêter le chauffage quand Mr Antoine refit surface. - Oh ! Là miss tu vas bien ? Demanda-t-il inquiet. - oui, oui j’ai juste trop chaud j’aimerais diminuer le chauffage. - Mais pourtant il fait très bon dans la maison ? - oui, oui mais j’ai très chaud. Il me regarda d’un air surprit avant de dire « ok, comme tu veux » puis il se dirigea à nouveau vers moi et posa sa main sur mon front. - Que t’arrive-t-il tu es brûlante ! S’écria-t-il. - hein ? Non, non je vais bien. - non pas du tout, qu’as-tu pris ? - rien, rien. Il se retourna et sembla regarder son verre de liqueur. « As-tu pris de l’alcool ?! » Demanda-t-il d’un ton qui traduisait la colère. - Non je jure, je n’ai rien pris. Oh lala il fait toujours trop chaud, vous aviez vraiment arrêté le chauffage ? - OUI ! S’écria-t-il presque. Allonge toi je vais appeler un médecin. - Je n’ai pas besoin de médecin. p****n il fait trop chaud. Dis-je en retirant mes vêtements les uns après les autres. - Que fais-tu ? - Rien. Répondis-je d’une voix coquine dans mon délire. - Chancia, que vous arrive… Il ne put finir sa phrase que je posais mon index sur ses lèvres en produisant un « chuttt » des plus doux, je me mis à caresser ses petites lèvres rose, dont je m’imaginais délecter avec plaisir. Un plaisir que je ne me privais pas. Je pris Mr Antoine dans mes bras en l’embrassant, ce dernier ne montra aucune forme de résistance et répondit à mon b****r avec encore plus de fouge que moi. Je le regardais dans les yeux, ses yeux noisettes que je n’ai d’ailleurs jamais su oublier, j’essayais de lire dans son regard, s’il avait une seule once de regret mais rien. Il avait ce regard conquéreur accompagné d’un petit sourire narquois au coin des lèvres. A ce moment précis je ne savais plus ce que je faisais, ma mémoire enregistra juste ses yeux et son sourire qu’elle cacha dans un bon coin de mon cerveau… - Faites-moi l’amour avec rage, fouge et passion, je veux vous sentir au plus profond de mes entrailles…. M’entendis-je dire. Je me réveillais 18h plus tard dans un grand lit trois places, recouvert d’un drap et d’une énorme couette. Je m’étirais afin de faire partir la fatigue de la nuit en portant un regard sur l’horloge noir posé sur le chevet de lit droit et constatais qu’il était 2h de l’après-midi, j’avais manqué le boulot de surcroît je n’avais pas prévenu. Prise de panique, je me levais en sursaut me retrouvant ainsi face à face devant mon reflet dans le miroir. Ceci reflétait une image de moi en tenu traditionnelle d’Eve dans le jardin d’Eden. Je devais surement rêver, je regardais autour de moi et les cadres photos, postés et autre de Mr Antoine était accrochés partout dans la chambre. J'essayais tant bien que mal de me souvenir de la soirée d’hier mais rien, tout est flou dans ma tête, je n’ai que des flash de temps en temps mais ils sont indescriptibles. Doux jésus ! Que s’est-il passé cette nuit ! Le bruit de déblocage de serrure attira mon attention en direction de la porte de la salle de bain qui s'ouvrit sur un Mr Antoine revêtue de sa tenue d’Adam, s’essuyant la tête à l’aide de sa serviette, ces abdos de mannequin malgré l’âge parfaitement dévoilés ainsi que le reste de son corps. BIMMM !!!!!!!! Ce fut comme une révélation, tout, tout, tout me revint en tête au même moment : le b****r, les regards, notre échange charnelle, sa tête entre mes cuisses, mes gémissements, les siens, et j’en passe ! DOUX JESUS ! Je suis donc maudite ! - Bonjour princesse, bien dormi ? dit-il en me prenant par la taille tandis que dépassée par les évènements j’étais restée là, sonnée, ébahie, complètement déconnectée ! Alors comment a été la nuit ? - … - Pour moi elle a été merveilleuse princesse, je compte faire de toi une reine, une vraie reine à l’image de ces célébrités que tous envient tant. Tu seras la plus belle de toutes, tu marcheras sur l’or et dormiras sur des diamants, tu seras ma reine. Dit-il en me baisant le cou. J’étais toujours en état de choc, et lorsqu’il glissa sa main sur mon sexe et voulu le caresser, je le repoussais voilement « nonnnnn !!!!!!!!!!! » m’écriais-je en pleurant, je couru vers la sortie recouvert d’un drap en prenant mes affaires en main. J’allais dans un coin reculer de la rue où je me vêtis avant de regagner mon chez moi dans un état de divagation. Je me jetais sur mon lit en pleurant tout mon saoul, oui, je suis maudite… Je m’étais confier à Amandine qui était venu de Rennes pour me soutenir, je n’osais parler à Lovery, ni même l’appeler. Rien. Où trouverais-je la force de lui parler ? De lui dire ce qui s’était passé, me croirait-elle seulement ? C’est avec son père que j’avais eu des relations, avec le père de ma meilleure amie, ce dernier ne cessait de m’appeler, de demander à me voir, de me promettre monts et merveilles, et bien plus encore mais je déclinais ses offres, par ‘‘ respect ‘’ je m’efforçais de ne pas l’insulter mais... Un mois plus tard je m’étais rendue à l’hôpital car je commençais à avoir ‘‘ les symptômes ’’ qui ne trompent pas. J’avais besoin de vraie vérification, d’être sur des résultats finales. J’avais eu à voir mon médecin traitant qui m’avait fait une prise de sang afin de vérifier et confirmer les résultats que le teste d’urine avait déjà confirmé. - Madame… Je levais la tête vers le médecin qui me remettait les résultats, c'est la main sur le coeur, le visage submergé de larmes que j’encaissais la nouvelle et lisais attentivement les résultats, tout concordait, tout correspondait, Tout. - Les résultats sont encore les mêmes comme vous pouvez le constater, les tests ne trompent pas; vous êtes bel et bien enceinte de 36 jours…
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