Partie 33 :
… 3
- Aller souffle les bougies !
- fouuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu !!!!!!!! Souffla-t-il tel un ouragan.
- kiakiakiakia mais toi aussi, faut pas faire la maison va s’envoler mdr.
- mais vous m’aviez demandé de souffler les bougies alors je l’ai fait roh.
- krkrkr tu as raison krkrkr, joyeux anniversaires papa Paul. Dis-je en lui donnant un gros bisou sur la joue.
- Merci ma femme. Répondit-il enjouer.
- et moi alors je suis quoi ? Demanda une Ariane les mains aux hanches, faussement boudeuse.
- Tu es ma grosse boule de boudeuse. Répondit-il taquin.
- méchannnnnttttt. Ajouta Ariane.
Paul se leva et la prit dans ses bras avant de lui déposer un long b****r résonnant sur la joue.
- Chance, je te pardonne. Fit Ariane.
- kiakiakiakiakia heuuuu on t’achète facilement comme ça ! Ajoutais-je.
- Ah mouf ! Jalouse. Répondit-elle.
- oh de m’excuser ohh madame krkrkrkr.
Nous étions 1 semaine plus tard et c’était l’anniversaire de Paul. Il ne voulait pas le fêter mais j’avais proposé qu'on fasse un petit truc à trois à la maison rien de grandiose, juste déguster un gâteau et rigoler ensemble.
Amandine nous avait rejoint pour le weekend, elle était venue le passer avec moi et voulais me remonter le morale après…
Hum… Il est mort les amis, mon oncle est mort… Les médecins n’ont rien pu faire s’était trop tard. Ils en ont conclut que c’était sûrement ma présence qu’il attendait pour s’en aller, et moi aussi je le pense. Depuis son départ je ne fais plus de cauchemar, du moins je ne rêve plus de cet homme allonger dont la vision du visage m’était inaccessible.
Mais avant son départ il a tenu à me remercier « merci de m’avoir pardonné Chancia. Tu es vraiment quelqu’un de bien et sache que les gens bien on toujours un grand destin. Au grand destin, de grandes épreuves, ne l’oublie jamais, quoi qu’il arrive ne baisse jamais les bras et bats toi… »
Ce que j’avais horreur de ce genre de phrase, de ce genre de réflexion. Au lieu de parler en énigme, énumère moi simplement ce qui m’attend, donne-moi les noms, le moment, l’année etc... Que de me sortir les longs et grands discours mais que pouvais-je faire d’autre si ce n’est qu’en tenir compte…
Le corps de mon oncle avait été envoyé au pays et il était convenu qu’il serait enterré à Bayadi (village du sud du Gabon) dans son village prêt de la tombe de sa mère. Mon oncle et moi n’étions pas très proches, je ne voyais donc pas l’utilité de l’accompagner, j’estimais avoir rempli ma part du boulot
- Voilà madame est retournée dans sa rêverie. Affirma Amandine qui revenait de la cuisine.
- Qu'elle rêvasse alors. Répondit Paul.
- Ah toi tu es toujours là pour la défendre. S’écria Ariane.
- kiakiakiakiakia quoi tu es jalouse ohhh. M’écriais-je.
- Pff dans quoi hein, hein.
Puis nous alliâmes tous sur un fou rire qui nous fit clôturer la soirée dans la joie et le bonheur. Profiter de ses infimes instants de bonheur signifie pour moi tellement que je ne sais pourquoi, mais je le sentais; j’en profitais comme s’ils étaient là les derniers.
Amandine et moi partagions la même chambre le temps de son séjour. Je ne lui cachais rien, c’était ma sœur, ma confidente la seule à qui je faisais confiance dans se chienlit de la vie. Depuis mon arrivée en France seul Amandine était à mes côtés, dès le début, elle me soutenait, m’encourageait et me guidait dans mon aventure. Je me sentais en paix à chaque fois que je parlais avec elle. Elle avait ce don pour conseiller, réconforter et soutenir ceux qui l’entourent…
- J’ignorais que l’oncle t’avait fait cela… Me dit-elle lors d’une de nos conversations ‘’ confession ‘’.
- En même temps je ne t’avais rien dit. Répondis-je.
- mais pourquoi n’es-tu pas venu chez moi ? Pourquoi ne m’as-tu rien dis ?
- Tu étais en période d’examen, je ne voulais pas te déranger avec.
- Mais non Chancia, tu sais que le boss t’a mise sous ma responsabilité, ce genre de chose je dois en être au courant, s’il t’avait violée je m’en serais reprocher et le boss ne me l’aura, sûrement, jamais pardonnée tu le sais.
- Je sais, je sais. Mais je le voyais même en rêve.
- Voir quoi ça ? Le boss ?
- non, l’oncle, il venait me demander pardon et tout.
- Kiééé Chancia Yessi ! Tu vois maintenant les esprits !!?
- non, c’était avant sa mort, je suis allé à l’hôpital, l’oncle était plonger dans le coma, c’est là que je lui ai pardonné et la minute d’après il s’en est allé.
- Ah ça hum.
- Je pense que c’est sa tumeur-là qui le rendait ainsi.
- Tumeur où pas ce qu’il t’a fait ne se fait pas, et tu aurais dû m’en parler.
- bon maintenant tu le sais, c’est déjà bon.
- hum ok en tout cas Chancia attention, tu es encore nouvelle dans la France là, les gens sont trop faux ici : fait bien attention…
D'abord Marc, ensuite l'esprit de mon oncle et voilà qu’Amandine si m’était aussi, tout porte à croire qu’un démon va surgir de nulle part pour venir pourrir mon existence, ah Dieu seul toi est au-devant de ma vie. Sans savoir le pourquoi je me mis à réciter le psaume 23 dans mon cœur, moi qui baptisée, communiée, confessée étais devenue païenne. Je regagnais là les réflexes du bon chrétien quoi que je ne les ait jamais perdus…
" L'Eternel est mon berger. Je ne manquerai de rien. Grâce à lui, je me repose dans des prairies verdoyantes, et c'est lui qui me conduit au bord des eaux calmes. Il me rend des forces neuves, et, pour l'honneur de son nom, il me mène pas à pas sur le droit chemin. Si je devais traverser la vallée où règnent les ténèbres de la mort, je ne craindrais aucun mal, car tu es auprès de moi : ta houlette me conduit et ton bâton me protège. Pour moi, tu dresses une table aux yeux de mes ennemis, tu oins de parfum ma tête, tu fais déborder ma coupe. Oui, toute ma vie, ta bonté et ton amour m'accompagneront et je pourrai retourner au temple de l'Eternel tant que je vivrai ".
Ce soir-là j'ai pu dormir en paix, et j’avoue avoir fait la grâce matinée tellement mon sommeil avait été d’une douceur tel que je n’en avais plus eu depuis des mois. Amandine était retournée sur Renne et j’avais depuis repris mon rythme entre la maison, m’occuper du fiancé de ma sœur et mes cours.
Maman appelle de temps en temps pour prendre de mes nouvelles mais papa lui de moins en moins; son travaille lui prenait la majorité de son temps mais dès qu’il le pouvait il ne manquait pas de m’appeler. Mes petits bébé, Natoutou et Choupette ma manquaient mais je tenais le coup avec espoir de les revoir les vacances.
2 Semaines plus tard je refis des cauchemars mais cette fois-ci ils étaient différents. Je me trouvais toujours dans la maison de papa, la fenêtre avait été cassé mais il semblait n’y avoir personne, j’entendais frapper à nouveau à la porte, je l’ouvris et pris l’individu qui avait toqué dans mes bras, sans pour autant distinguer son visage et encore moins la forme de son corps.
Je l’invitais à dîner avec nous, tous étions à table. N’ayant plus de place sur la table pour poser une assiette de plus je lui cédais la mienne. L’individu prit ma place et me regarda en souriant « je t’avais dit que je finirai par entrer et même si ce n’était pas par la fenêtre ce serait par la porte, et là je siège à la place de qui ? » Dit-elle en me regardant je me retournais et constatais que la femme ser-lezard n’était plus à la fenêtre mais à l’intérieur de la maison et de surcroît assise à ma place. « Regarde où tu es » Ajouta t-elle. Je me retournais et constatais que j’étais derrière la vitre sur le rebord de la fenêtre en les observant dîner….
- NOOOOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNNN !!!!!!!!!! M’écriais-je.
- Chancia ! Chancia !!! Chancia !! S’écria Paul en me bousculant.
J’inspirais et j’expirais rapidement, je transpirais comme un dingue et mon cœur battait à plus de 100 pulsations. Paul passa sa main sur mon front « mon Dieu Chancia ! Tu es brûlante !! » Il se leva en courant et revint la minute d’après avec un verre d’eau et deux comprimés « Prends-les » Ajouta-t-il en me tendant le verre, je le pris et le porta à mes lèvres avant d’avaler les comprimés. Je me sentais de plus en plus calme.
- Chancia que t’arrive-t-il ? Je suppose que tu n’as toujours pas vu de médecin ?
- Je n’en ai pas besoin.
- Bien sûr que si ! Tu as des fortes fièvres, dès demain je te conduis à l’hôpital, je prendrais ma journée.
- non Paul, non ce n’est rien je t’assure, regarde : je vais mieux…
- Arrête ! Tu m’as dit la même chose la dernière fois et là ! Arrête d’avoir peur des hôpitaux…
- je n’ai pas peur des hôpitaux Paul.
- Alors c’est quoi ? Pourquoi refuses-tu de consulter ???
- Parce que je n’ai pas assez d’argent en ce moment, je demande tout temps aux parents, mais papa aussi me dit qu’il n’y a rien pour le moment, l’argent qu’il m’a envoyé la dernière fois c’était pour ma contribution du loyer, je suis assez limite côté sou donc j’évite de faire des dépenses inutiles…
- Dépense inutile ??? Non mais tu t’entends ??? C’est ta santé après tout ! Franchement ! Demain je t’emmène consulter et je payerais s’il le faut.
- Non Paul, ne…
- Arrête ! On ira consulter ! Tonna-t-il.
- D’accord… Merci. Dis-je docilement.
- Maintenant repose toi. Dit-il en m’allongeant sur le lit et en me couvrant du drap et par la suite de la couverture.
- Merci beaucoup Paul… Dis-je mi- endormie, mi- éveillée.
- Tu t’occupes bien de moi, je me dois de faire de même…
Je fermais les yeux et sentis encore sa présence dans la pièce pendant un quart d’heure puis je m’endormis profondément je ne sus combien de temps il avait mis dans ma chambre. Paul vient me réveiller au environ de 10h et me demanda de m’apprêter le rendez-vous était pour 11h30.
Je pris mon bain ainsi le petit-déjeuner qu’il avait concocté « mange tu as besoin de force » m’avait-il dit. Ariane elle avait fait sa grâce matinée comme d’habitude. J’étais assise à table en face de Paul, je constatais avec gêne qu’il ne cessait de me regarder manger.
- Qu’y a-t-il ? Demandais-je timidement.
- Je m’inquiète vraiment pour toi Chancia, je ne comprends pas ce qui t’arrive, depuis des mois tu fais des rêves agités, que ce passe-t-il ?
- …
- Avant tu parlais dans ton sommeil, mais là ce n’est plus pareille, tu hurles et lorsque tu te réveilles, tu transpires et manques d’oxygène, sans oublier ta fièvre ? Que se passe-t-il ?
- non ce n’est rien je t’assure, je rêve juste de mon oncle qui est mort récemment là.
- Depuis 6 mois Chancia !? Ne me prends pas pour un idiot tout de même.
- Il y a cinq mois, je rêvais qu’il était souffrant et dans le coma mais depuis sa mort je le vois me parler c’est tout, mais ce n’est rien de grave je t’assure.
- Ok si tu le dis, bref on y va.
Je hochais la tête en guise de oui avant de me lever et de débarrasser la table. J'ai voulu laver les assiettes quand Paul m’ordonna de laisser « ta paresseuse de cousine là le fera, tu n’es pas sa femme de ménage que je sache et de plus tu es malade, elle ne fous rien ici, laisse ça, je vais lui dire de laver » J’ai insisté pour le faire en argumentant sur le faite qu’elle est enceinte mais Paul n’a rien voulu savoir.
- …Si la fièvre persiste vous risqueriez d’être hospitalisé mademoiselle. Me dit le docteur.
- Oui docteur. Répondis-je.
- Bon je vais vous prescrire un bon nombre de médicaments qui normalement devraientt faire baisser votre fièvre mais il faut les prendre régulièrement, monsieur pourra veiller à cela. Vous êtes son époux je suppose ? Demanda-t-elle à Paul.
- N… Voulus-je répondre quand ce dernier me coupa la parole.
- Oui je suis son fiancé. Répondit-il.
J’étais surprise par sa réponse et je sentis une sourde colère monter en moi, mais aussitôt je me calmais, surtout ne pas m’énerver, surtout pas…
- Bien, voici la liste, veillez bien à ce qu’elle prenne régulièrement ces médicaments. Ajouta le docteur.
- Oui docteur.
Nous prîmes congé du médecin et regagnâmes par la suite la voiture.
- Tu vois que j’avais raison de m’inquiéter. Dit Paul en démarrant la voiture.
- Ecoute, ton histoire de femme là c’est seulement à la maison, franchement les blagues ont des limites !
- Qui t’a dit que c’était des blagues ? M’as-tu déjà vu plaisanter un jour ? Répondit-il.
- Pardon ???! M’écriais-je presque.
Paul se gara dans un coin de rue, arrêta le moteur et me regarda dans les yeux « Je ne plaisante jamais » Dit-il d’un ton des plus sérieux.
- Que… Qu’est… Qu’est-ce que tu racontes ???
- Arrête de jouer à ce jeu, tu sais très bien de quoi je parle.
- je… Je… Balbutiais-je.
- Si tu crois que je plaisantais quand je disais que tu es ma femme et bien tu te trompes, si je t’appelle ma femme c’est parce que je songe et veux que tu le deviennes en aucun cas je ne blague avec.
- Tu es fou Paul ? Attends c’est encore une de tes blagues ???
- p****n tu ne comprends pas quand je parle ? Je ne plaisante JAMAIS sache le !
- Ohhh mais toi tu es même comment ? Tu seras papa et de surcroît tu es le fiancé de ma cousine. !
- Je ne lui aurai jamais fait ma demander si je savais qu’elle était aussi paresseuse et si je t’avais rencontrée plutôt c’est à toi que je l’aurais faite.
- tu divagues mon cher.
- Ah bon tu crois ? Hum, qui s’occupe plus de moi ces derniers temps ?
- …
- Pour mon anniversaire qui y a pensé ? A insisté pour qu’on le fête dans la joie et la bonne humeur en me concoctant un délicieux repas suivi d’un choix exceptionnel du gâteau que j’ai adoré tandis que l’autre ne se souciait que de sa personne ?
- …
- Qui prend soin de ma maison, lave mon linge, mes sous-vêtements, ce lève au aurore pour me préparer mon petit déjeuner, mon repas du soir et m’accueille dans ses bras chaque soir quand je rentre du travail tandis que l’autre passe son temps à ne RIEN faire ? Alors qui est plus ma femme ?
Doux Jésus ! Je n’avais jamais vu les choses sous cet angle ! Pour moi tout cela est normal, c’est ce qu’on m’a toujours appris à faire, mais en fais-je trop ? Avec mon oncle c’était la même chose, le mois d’après il voulait faire de moi son épouse, Marc aussi le peu de temps que je passais chez lui je m’occupais de tout. Résultat il ne voulait plus me quitter, avec Karim je lui concoctais des plats de temps en temps, je nettoyais sa maison et lavais souvent son linge et voilà que Paul, le fiancé de ma cousine s’y met. Pour moi c’est normal pour une femme de se conduire ainsi, je le faisais avec mon père et c'est ce que ma mère m’a toujours appris de plus je voulais venir en aide à ma cousine car je savais qu’être enceinte était épuisant mais je ne comprends pas, le fais-je à l’envers ?
- C’est toi que je veux désormais, Chancia…