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2236 Mots
Partie 26 : Ces mots sonnaient comme un poignard dans mon cœur, Marc ? Fiancé ? Je rêve surement, du moins je l’espère. Je n’osais plus bouger, encore moins dire ou penser à quoi que ce soit, j’avais juste mal, j’étais choquée, éberluée, blessée… Vous me diriez qu’il n’y a aucune raison que je réagisse ainsi car j’avais moi aussi ma part de faute dans l’histoire mais ce que je ressentais était juste indescriptible, j’avais certes trompé Marc mais je n’avais aucun engagement envers lui, envers qui que ce soit si ce n’est que ma parole et je sais combien il est important de l’honorer car un homme sans parole n’en est pas un, je veux dire par là que je n’avais aucun engagement concret mais Fiancée… Savez-vous seulement ce que cela implique ? Ce que cela signifie ? Eh bien laissez-moi vous dire que c’est une promesse de mariage, un engagement solennel que bon nombre de démarche a déjà été entrepris et j’en passe. Mais je ne cesse de me demander quel était mon rôle ? Quel rôle jouais-je dans cette histoire ? Pourquoi moi ? Pourquoi m’avoir choisi comme dindon de la farce ? Avais-je le profil parfait ? Etais-ce un plan, une machination ou que sais-je ! Mais pourquoi être venu jusqu’ici ?... Marc ne disait plus rien, il semblait attendre ma réaction, mais pouvais-je seulement réagir ? Et d’ailleurs comment le ferais-je ? J’avais le cœur en lambeau, en miette, en haillon. J’essaye le mieux que je puisse d’accuser le coup sans rien dire, sans m’énerver, juste rester calme et demeurer dans un mutisme sans nom. Je devais me montrer forte, sage mais surtout calme. Très vite nos regards devinrent furtifs, fugaces, bref. Je décidais de ne pas m’attarder dans cette pièce encore moins en sa présence, il m’insupportait, me répugnait, ce n’est pas tant le fait qu’il soit fiancé qui me blessait mais plutôt la façon dont il m’avait traité, insulté, dénigré, pour que plus tard je découvre qu’il était… God ! Ah seigneur toi seul est au-devant de ma vie, rien n’arrive pour rien, et rien ne se fait au hasard, tu as vu dans qu’elle impasse je me retrouvais, ne voulant pas faire de choix, tu m’as envoyé cet indice, ce signe, comme quoi Marc n’était pas fait pour moi. Je me levais en me dirigeant tranquillement vers la porte, je trainais les pas, non pas pour que Marc me retienne mais parce que j’avais du mal à tenir sur mes jambes, mon corps me semblait si lourd, le poids de la douleur, douleur d’apprendre que l’homme que j’aimais était fiancé, promis à quelqu’une d’autre et ne s’était guère montré indulgent envers moi. God ! Quand je pense qu’il voulait que j’aménage chez lui il y’a an lors de ma dispute avec maman, n’était-il pas déjà fiancé ? Oui ? Non ? Si oui pourquoi me l’avoir demandé? Et dans le cas où il ne l’était pas ! DOUX JESUS ! S’est-il seulement fiancé cette année !!! NONNN ! C’est faux ! J’avais la tête qui chauffait, j’accélérais le pas sans exactement voir où j’allais, je poussais Marc de la porte et voulus l’ouvrir lorsque je sentis sa main sur la mienne. Rester calme, surtout rester calme, ne cessais-je de me répéter. - Ophélie… Dis quelque chose s’il te plaît. Dire quelque chose !!!! Mais que veut-il que je dise ! Que je le remercie de s’être bien foutu de ma gueule ? C’est ce qu’il aimerait c’est ça ! Je détournais mon regard du sien et me retenais à grande peine de pleurer, surtout ne pas flancher, en aucun cas je ne lui montrerais qu’il m’a brisé, en aucun cas ! - Je… Excuse-moi de te l’avoir caché, mais je ne suis pas moi-même très fière de cette histoire, encore moins de… Je ne lui laissais guère le temps de finir sa phrase, que je me détachais de son étreinte, je n’avais nullement besoin de ses excuses, de ses raisons, de ces soi-disant ‘’ erreurs passés ‘’ je voulais juste me casser. - Ophélie s’il te plaît ne t’en vas pas, écoute moi je t’en prie, écoute moi… Je n’aurais plus jamais la force d’aborder ce sujet, plus jamais alors s’il te plaît laisse-moi m’expliquer pendant que j’en ai encore la force, s’il te plaît… Mes pieds se mirent à ralentir pendant que ma conscience elle ne cessait de me crier de m’en aller, mais pouvais-je seulement l’écouter ? Pouvais-je seulement lui obéir ? Je me retournais en regardant Marc qui affichait dès lors une mine attristée, un regard mouillé, rouge et un front suant. Je refermais la porte et m’y adossait dessus sans rien dire, sans même le regarder mais en l’incitant silencieusement à parler. Il se tourna les pouces pendant un long moment avant de prendre place sur le lit en me regardant. Je fixais dès lors un point imaginaire et me perdit au fil de son récit… ================ Dans la tête de Marc =============== Ophélie ne disait rien mais son comportement en disait bien plus que des mots. Doux Jésus qu’avais-je donc fait ! Elle n’aurait jamais dû savoir pour Noeline et moi, mais j’avais été pris au piège. Comment ne l’ai-je pas reconnue ! Comment ! Ariane… Hum cette fille n’a jamais voulu me sentir, les rares fois où elle et moi avions eu à nous parler elle m’avait clairement clarifié qu’elle ne m’aimait pas et ne m’aimerait jamais. Je n’avais même jamais su son prénom, du moins pas avant-hier soir, on ne s’est jamais aimé elle et moi et je ne pouvais lui en vouloir car elle savait… Mon Dieu je suis piégé, je ne peux mentir à Ophélie sa folle de cousine ira tout lui révéler, si ce n’est déjà fait, mais j’ose espérer que non. J’aurais tant souhaité garder tout cela pour moi, ne plus remmener ce passé mais avais-je seulement le choix ? Les dés étaient jetés et malheureusement je perdais la main. Ophélie porta un regard à sa montre sans rien dire comme si elle voulait me clarifier qu’elle n’avait pas que ca à faire. Doux Jésus mon Ophélie qui m’accordait tout le temps du monde me traitait désormais comme de la m***e ! Il n’y a même pas 1h que j’étais toujours son HOMME ! Son Marc qu’elle pleurait même quand je lui demandais d’aller chercher ce c*n à cause de qui tout ceci a lieu, s’il n’avait pas fait irruption dans sa vie rien de tout cela ne serait arrivé. Oh Seigneur que vais-je faire, je ne veux pas que mon amour me voit comme un monstre, je mourrais si jamais je lisais du dégout dans ses yeux, un semblant d’horreur dans son regard, du mépris et j’en passe. Puis-je seulement trouver un mensonge qui puisse tenir la route !? Un sans faille, sans… Mais sa cousine !!! Ce qu’elle m’énerve ! J’ai toujours su que cette fille me mettrait des batons dans les roues mais franchement qu’elle s’occupe de sa grossesse ! C’est moi le père de son gosse !? Non ! Je me mêle de sa vie !? Non ! Alors pourquoi vient-elle me pourrir la mienne ! Ophélie ouvrit à nouveau la porte et sortit, elle ne daigna pas se retourner malgré mes nombreux appels, je me mis à courir après elle, une fois à son niveau je l’attirais dans mes bras en la serrant très fort pour qu’elle ne s’en aille pas, j’avoue avoir aimé ce moment où je pouvais encore la sentir dans mes bras, la sentir gesticuler afin de se libérer de mon étreinte mais j’étais là, malgré sa ténacité et la douleur de ses minuscules coups et des maintes fois où elle me mordait, j’étais, je la gardais dans mes bras jusqu’à ce qu’elle se calma, elle ne parlait toujours pas et elle avait passé tout son temps à se débattre dans le silence, j’allais devenir fou ! Fou par ce silence insolent ! Je la portais dans mes bras en me dirigeant dans la chambre où je refermais la porte à double tour avant de l’allonger sur le lit. Mon Ophélie était des plus calme que s’en était effrayant, elle qui parfois est si bruyante demeurait dans le silence. Je savais là qu’elle avait surement eu mal mais elle n’osait rien dire et préférais crier en silence. Doux Jésus ! Je ne veux pas la perdre, tout sauf cela ! Je l’aime tellement, je l’aime si fort, je ne suis pas fière de moi, de mes choix mais nous faisons tous des erreurs… Qu’avais-je fais ! J’avais été si aveuglé par la jalousie ! Si rongé par cette dernière, et dominé par ma colère que j’avais eu à insulter Ophélie, moi Marc Bengone Ndong j’avais osé insulter celle que j’aime ! Me pardonnera-t-elle seulement ? M’accordera-t-elle encore sa confiance après cela ? Devrais-je la perdre ? Non, Non… - Marc. Dit-elle en fixant le plafond. Marc, si tu n’as rien à me dire laisse-moi partir. Elle le disait si calmement qu’on pouvait penser qu’elle m’implorait. - j’ai tant de chose à te dire. Répondis-je. Je préférais tout lui raconter que de donner ce privilège à sa cousine, Dieu seul sait ce qu’elle allait rajouter car oui vous les femmes ont vous connait, vous avez le don de tout gâter, mais bon j’avoue l’avoir aussi cherché. - Ah bon ? Ajouta-t-elle. Je pensais que la p**e que je suis, cette fille de si petite vertu devait aller chercher son amant car toi l’homme parfait sans faute, qui ne commet pas d’erreur ne voulait point me voir sans lui. Je savais là que j’avais poussé le bouchon trop loin, mais ce n’était plus moi qui parlait mais la colère, la jalousie, le fait de savoir qu’elle s’était donné à un autre, j’avais peur de la perdre, qu’il me l’arrache et qu’elle le choisisse lui plutôt que moi mais j’étais également conscient que la méthode que j’avais employé n’était pas la bonne mais ne me condamnez pas, je suis un homme et ma douleur est mon arme la plus cruelle, n’importe quel homme aimant aurait réagi pareillement, n’importe lequel, nous sommes ainsi, notre jalousie nous transforme et notre douleur fait de nous des hommes impardonnables, mais vous êtes tous témoin de l’amour que je porte à ma lili, de l’incommensurable amour que j’ai pour elle. - Je t’écoute. Continua-t-elle. Je me grattais la tête ne sachant pas comment aborder le sujet, ni par où commencer, c’est une histoire tellement complexe, tellement horrible et je suis peu fière de ce que j’ai eu à faire mais j’ai changé, je suis devenu un tout autre homme, un homme aimant, et je sais que c’est avec Ophélie et personne d’autre que je veux faire ma vie mais une union se fait avec le consentement des deux individus et je crains qu’Ophélie ne veuille plus de moi après ces révélations, je la comprendrais mais je ne le supporterais car je l’aime de tout mon cœur, elle et personne d’autre. - Je vais te le dire Ophélie mais sache bien une chose, je n’aime que toi et personne d’autre. - … - Noeline… Noeline… Commençais-je. Après ce récit vos regards à vous aussi changeront mais j'étais un homme inconscient et imbu de ma personne. De grâce Jugez-moi mais ne me haïssez pas…
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