Leur passage semait partout l’épouvante et la terreur. Dès le franchissement des collines qui séparent l’Asie de l’Europe, leur tactique avait paralysé toute résistance. Les Mongols ne pillaient pas ; au contraire, toutes les ressources en vivres : farines, grains ou fourrages, non détruites par les habitants, étaient soigneusement amoncelées en des magasins de fortune aussitôt gardés avec un soin jaloux. Mais ils tuaient, ils tuaient froidement, méthodiquement. Rarement ils torturaient : ils n’avaient pas le temps. Il fallait aller vite. Rapidement, tout ce qui restait de la population : hommes, vieillards, femmes, enfants, était rassemblé et poussé à coups de lance, misérable troupeau humain voué à la boucherie. En une place désignée, hors du village, les hommes les plus solides é


