Grivisky qui, jusque-là, avait réussi à obtenir le minimum d’indépendance nécessaire au commandement, se vit soudain débordé par les conseils et les récriminations des grands-ducs présents à l’armée. Plus de doute, l’attaque japonaise se produisait vers le sud. C’est là, c’est à Volsk qu’il fallait concentrer de suite l’effort de la défense. C’est par le sud que le débouché de la presqu’île de Samara devait se faire : une deuxième attaque aussi violente que la première confirma cette opinion dans l’après-midi du même jour, et sans attendre de plus sûres et plus amples informations, journalistes, princes, grands-ducs, bureaucrates commencèrent à exiger d’un commun accord les mesures nécessaires, selon eux, pour s’opposer au mouvement de l’ennemi. Le soir même, devant la continuation de l


