IVCependant le négrier avait soufflé les mêmes fureurs parmi toutes les peuplades environnantes. Chacune se mit en devoir de remplir ses abominables promesses. Sibidoo ne fut pas le moins prompt, et résolut d’attaquer les Jalafes et les Mozambiques, ses plus proches voisins. Il envoya des ambassadeurs à leurs souverains pour leur remettre, de sa part, une paire de sandales de fer, avec cet énergique avertissement, que, à moins d’user ces sandales dans leur fuite, ils ne pourraient échapper à sa vengeance. Sibidoo convoqua en même temps tout ce qu’il avait de guerriers. Voulant s’assurer s’ils étaient assez nombreux, il les fit défiler un à un, devant lui, sous un poteau. Le sol était couvert d’une peau de buffle sur laquelle chacun d’eux posait le pied en passant. La peau n’ayant pas été


