VUne nouvelle effrayante vint arracher le peuple mandingue à ces douloureuses cérémonies. Les Jalafes et les Mozambiques s’étaient réunis contre l’ennemi commun, et, ne rencontrant aucun obstacle sur leur route, s’avançaient vers Bambara, le fer et la flamme à la main. L’épouvante bouleversa cette malheureuse cité, qui n’avait plus son chef, « son impénétrable égide. » Les grands de l’État agitèrent la question de savoir s’ils éliraient immédiatement un nouveau roi. Cette question souleva des discussions patriotiques qui faillirent dégénérer en sanglantes querelles. Cependant, le chef des anciens, le grand Woodnous, vieillard astucieux qui jouissait d’un grand crédit parce qu’on ne lui supposait aucune arrière-pensée personnelle, parvint à concilier dans le présent toutes les ambitions ri


