VI

320 Mots

VIQuand tous ces préliminaires furent achevés, Robert-Robert donna l’ordre du départ. Le soir même, on se trouva dans le voisinage de l’armée ennemie. Il n’y eut besoin, pour s’en assurer, ni d’éclaireurs, ni d’avant-garde. L’odorat des sauvages est généralement si subtil, qu’il leur suffit pour dépister leurs ennemis, à plus d’une lieue de distance. Les Mandingues, n’écoutant que leur bouillante ardeur, voulaient en venir aux mains sans plus attendre ; mais Robert-Robert modéra cette noble fougue. Il monta sur une éminence d’où l’on découvrait l’armée combinée des Jalafes et des Mozambiques. Cette coalition lui parut si considérable, qu’il crut devoir profiter de la nuit pour suppléer au nombre par de sages dispositions. Les savantes descriptions de batailles qu’il avait lues dans l’histo

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