VIII

765 Mots

VIIILes ennemis d’ailleurs ne lui laissèrent pas le temps de méditer un plan d’attaque. Ils prirent bientôt l’initiative, sortirent de leur camp, et se précipitèrent au pas de course, pêle-mêle, en désordre, sans discipline, sans direction, en brandissant leurs armes, en chantant leurs hymnes de guerre, et en proférant contre les Mandingues les plus horribles menaces. Robert-Robert eut alors beaucoup de peine à contenir l’humeur belliqueuse de ses troupes, si vivement surexcitée par les insolentes bravades de leurs adversaires. Il y réussit cependant à force de fermeté. Tous ses hommes frémissaient d’impatience, mais pas un seul n’osa quitter son poste. Tandis que les Jalafes et les Mozambiques s’avançaient comme une vaste fourmilière, Robert-Robert, ayant observé que le vent, qui souffla

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