VIIILes ennemis d’ailleurs ne lui laissèrent pas le temps de méditer un plan d’attaque. Ils prirent bientôt l’initiative, sortirent de leur camp, et se précipitèrent au pas de course, pêle-mêle, en désordre, sans discipline, sans direction, en brandissant leurs armes, en chantant leurs hymnes de guerre, et en proférant contre les Mandingues les plus horribles menaces. Robert-Robert eut alors beaucoup de peine à contenir l’humeur belliqueuse de ses troupes, si vivement surexcitée par les insolentes bravades de leurs adversaires. Il y réussit cependant à force de fermeté. Tous ses hommes frémissaient d’impatience, mais pas un seul n’osa quitter son poste. Tandis que les Jalafes et les Mozambiques s’avançaient comme une vaste fourmilière, Robert-Robert, ayant observé que le vent, qui souffla


