LOST

509 Mots
— Qui est chargé du personnel de ce domaine, cria Mme De Figaret. — C'est moi, accouru Sarah tout en faisant une révérence. — Je veux, d'ici cinq minutes, tout le personnel dans cette pièce. Dépêchez-vous ! déclara-t-elle sous un ton impérieux. En moi, naissaient les prémices de la colère, mais je tâchais de me contrôler devant celle qui était ma tutrice. Lorsque Sarah, c'était en allé, tout en sonnant les cloches, manière par laquelle elle avait l'habitude de réunir le personnel, les personnes qui accompagnaient Mme de Figaret se mirent à faire des aller-retour entre l'extérieur et l'intérieur, ramenant à chaque fois des bagages. Assez vite, le vestibule ressembla à un quai de gare, le marbre masqué par de nombreuses valises. À côté de moi, Sarah et le personnel nous rejoignirent. Ensemble, ils saluèrent cette mégère, avec des révérences et des courbettes. — Pourquoi êtes-vous ainsi vêtues ? demanda avec un ton froid De Figaret. — C'est en hommage à la maîtresse de ces lieux, ma défunte grand-mère, Marylise Loyd, dis-je avec fermeté et froideur. Elle posa un regard désobligeant sur moi, puis Mme de Figaret repris, avec plus d'animosité dans sa voix. — Sachez tous que le noir est une couleur qui m'irrite, alors dès aujourd'hui vous me changerez vos uniformes. Vous porterez désormais du blanc... — Ils ne le feront pas ! Tous ici pleur et regrette le départ de ma grand-mère, alors nous respecterons sa mémoire ! — Sachez jeune impertinent, que j'ai en horreur les hommes de peu d'éducation. Gardez pour vous vos réflexions incongrues et veillez, vous taire, sinon je prendrai des dispositions moins plaisantes à votre égard, croyez-moi. déclara-t-elle en se rapprochant de moi et en me menaçant du regard. — Vous êtes déplorable comme personne, veuillez m'excuser de vous dire cela madame, mais c'est la vérité. Comment pouvez-vous avoir si peu d'empathie ? Si ce n'est pour nous, alors respecter au moins, pour votre mari, la mémoire de cette très bonne dame. De votre belle-mère, qui plus est, m'exprimai-je en lui faisant face, les yeux dans les yeux. Un soufflet d'une violence inouïe se déposa sur ma joue. Je sentis les picotements persistants de ce dernier, de sa brûlure incessante. Sarah, et certains membres du personnels avaient lâchés des cris, qu'ils s'étaient empressés de taire, quand le regard le Mme de Figaret se posa sur eux. Lorsque ses yeux me revinrent, elle me dit : — Les morts ne peuvent ni vous voir, ni vous entendre. Alors à quoi bon leurs vouer un culte. C'est bien là la folie humaine. Vous portez des tenues aux couleurs peu affriolantes, mais croyez vous que cela, elle le voit d'où elle est ? Alors, je vous prierais, à tout un, chacun de ne plus porter de noir en ma présence, dit-elle à haute voix, à l'attention de tout le monde. Et quant à vous, vous allez monter dans votre chambre. Vous êtes puni. Ce n'est pas un enfant de quinze ans qui me dictera des ordres. Maintenant, retirez-vous, tous autant que vous êtes !
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