RECONCILIATOR

669 Mots
Deux mois s'étaient écoulés, et la vie au manoir était paisible. J'avais eu mon diplôme de fin d'étude de secondaire et l'université allait m'être permis. J'avais été pris d'euphorie lorsque je l'eus appris. Sarah et Eden avaient partagé ma joie, tout en me félicitant. Mme de Figaret s'était contenté de me dire : j'espère que vous vous en sortirez dans cet univers. Parce que vous me semblez peu brillant. Eden m'était plus proche. On profitait des loisirs que nous permettait notre jeunesse. Quant à sa mère, elle était de plus en plus absente. Ce n'était que rarement qu'on la voyait au manoir. En ce jour, Eden m'avait invité de bon matin à une ballade à cheval dans la forêt près du manoir. Nous avons décidé de nous reposer, près d'un lac. Avec à nos côtés un panier contenant des victuailles. — Comme la nature est calme, paisible et relaxante, ne trouvez-vous pas Ethan ? Mon cousin avait les mains derrière la tête, le regard levé vers le ciel. Je ne pus m'empêcher de le trouver beau. Pour être le plus sincère, je le pensais à toute heure. Eden occupait mes pensées constamment, je souriais en pensant à lui. J'étais plus qu'heureux, à chaque fois qu'il était à mes côtés. Sauf que je m'en voulais par la suite. Car c'était mon cousin, et malsain était-ce de penser ainsi. Mais je ne pouvais faire autrement, c'était ainsi. C'était en moi. Je le ressentais. — C'est agréable, je dois avouer. declarai-je en aillant le ventre en feu, et le sourire facile. — Avez-vous réfléchi à l'endroit où vous allez continuer vos études ? — À la capitale. Je compte intégrer une bonne université, près de l'entreprise de ma grand-mère. — De votre entreprise devez-vous dire, me reprit-il avec comme à son habitude un petit sourire. Maintenant, que dans quelques mois, vous ne serez plus sous la tutelle de ma mère, vous pourrez jouir de vos affaires. Et c'est mieux ainsi, je trouve. — Merci, déclarai-je en souriant niaisement. Eden se souciait sans cesse de moi. De mon bonheur. Il était parfait comme homme. Il regarda vers moi et nos regards se croisèrent. J'étais envahi par une chaleur incandescente. Elle se répandit sauvagement en moi. Provoquant une douceur qui m'était habituelle à ses côtés. — Vous en avez tant fait pour moi Eden, que je vous serais éternellement reconnaissant. — Je vous en prie, cela fut un plaisir. Ce genre d'injustice, il n'est point dans mes habitudes de les laisser passer. Ce que ma mère vous a fait, est inconcevable. Mais laissons ce sujet si vous voulez bien, et parlons de choses bien plus porteuses de bonne humeur. Vous savez, étant donné que bientôt, vous serez appelé à prendre la tête de la manufacture des Loyd, il vous sera important de connaître d'autres membres de la famille, en l'occurrence nos cousins. En affaires, cela est très important. — Je le veux bien, mais comment faire si personne ne veut échanger avec moi ? À la dernière rencontre avec nos oncles et tantes, c'était à peine s'ils m'avaient adressé un bonjour. — Si vous ne pouvez pas avoir leur sympathie, ayez ceux de leurs enfants. Cela vous sera utile à l'avenir. Ce qui me dit Eden était quelque peu pour moi irréalisable. Jusqu'à quelques mois, de lui, je n'en savais rien. Comment voudrait-il que j'approche des enfants dont les parents m'avaient en répulsion ? Je suis sûr que ces derniers m'avaient dépeint en mal devant leur postérité. Cette idée me paressait bien difficile à mener. — Si vous le souhaitez, je pourrai organiser, durant ces vacances une rencontre avec eux. Je les inviterais au manoir. J'ai de bons liens avec eux, ils ne refuseront pas. Qu'en pensez-vous ? J'avais voulu refuser, puis je m'étais ravisé. S'il lui avait été possible de changer ma situation avec sa mère, peut-être lui serait-il possible de faire pareille avec mes cousins. — Alors soit, peut-être encore une fois grâce à vous se produira des choses qui m'étaient inimaginables.
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