GUESTS

473 Mots
L'air était plus frais que durant la nuit. Cela m'obligea à ouvrir les yeux qui se portèrent vers le ciel. Il était bleuté. C'était un dégradé de bleu magnifique si on avait l'esprit plus attaché aux détails. Le souffle d'Eden était toujours aussi chaud et régulier. Sauf que cette fois-ci, il n'était pas sur l'une des faces de mon visage, mais sur le creux de mon cou. Mes yeux s'ouvrirent grandement lorsque je le compris. J'étais mon dos contre le torse d'Eden. Ses bras enserrèrent ma taille, nos jambes étant entrecroisés. Un gonflement ne tarda pas à me saisir. J'avais honte, en ce moment, d'avoir la chair faible. Soudain, Eden ouvrit ses yeux, son regard avait une trop forte présence pour que je puisse me tromper. — Avez-vous passé une nuit paisible ? Sa question me perturba un petit peu. Il avait omis de me souhaiter bonjour à son réveil, comme chaque fois où l'on partageait ma chambre. — Oui, dis-je avec une petite voix. — Alors, nous pouvons rentrer. Le manoir était à son éveil quand nous l'avons regagné. Chacun de nous prit les routes de nos chambres respectives. Je me hâtai de retirer mes vêtements. Mon odeur m'était déplaisante. Elle avait un soupçon de note plus âcre. L'odeur de ma graine m'était différente. — J'espère qu'il ne l'avait pas remarqué. En voulant retiré mon caleçon, il était collé à mes collines dorsales. Sauf que je n'avais su par quelle magie ma graine s'était retrouvée derrière mon caleçon et entre mes séants. L'agitation de la nuit sans doute, je m'étais dit. La honte s'éprit de moi par la suite. Si Eden l'avait remarqué, qu'en aurait-il pensé ? Toutefois, la pression me délaissa, lorsque les souvenirs, de la précédente journée, me regagnèrent. On aurait dit un véritable couple. Il m'avait fait passé par plusieurs émotions. Sauf qu'était-ce normal, concevable, acceptable, que je puisse ressentir cela ? Surtout qu'il était mon sang...mon cousin. En gagnant le salon, après avoir pris nos douches, mon cousin et moi remarquons un défilé du personnel dans la salle à manger. Ce qui interpella notre curiosité, surtout la mienne qui me poussa à m'enquérir de ce qui se passait. Après avoir échangé avec une domestique, elle nous informa que Mme de Figaret recevait des invités. Ces derniers devaient être forts importants, car elle avait fait sortir vaisselle dorée, verre en cristal, et chandelier. Soudain, une voix nous fit nous retourner. — Vous devriez changer de tenue, nous recevons de prestigieux invités ce matin. — Nous n'en avons été guère informés, dis-je. — Maintenant vous l'êtes, tâchez dans ce cas de vous dépêcher. Ils ne tarderont pas. Et aussi, dit-elle à mon intention, j'ai fait monter des vêtements pour Sarah. Si elle souhaite se joindre à nous. termina-t-elle, en roulant des yeux et s'en allant vers le salon des invités.
Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER