RESPECT

679 Mots
Sarah m'avait avoué être bien trop fatiguée pour s'adonner aux mondanités de ma tutrice. C'était donc sans elle que je m'étais préparé à ce déjeuner. D'un simple costume, je m'étais habillé. Puis je quittai la chambre. Lorsque je croisai Eden sur les marches, je perdis quelque peu ma voix. Il était plus beau que les jours habituels. Également il portait un costume, qui lui sciait mieux qu'à moi. Ses cheveux était remonté, et mettait en valeur sa mâchoire qui me sembla plus belle, plus masculine. Ses dents m'apparurent, alors que ma gorge était sèche, et mon regard n'arrivait plus à se passer de lui. — Est-ce moi qui provoque tant d'émoi en vous, dit-il moqueur, si c'est le cas vous m'en voyez flatté. termina-t-il en déposant un b****r sur ma joue. — Nous y allons me demanda-t-il en m'invitant à descendre les escaliers. Mon cœur n'était guère en paix, comme mon ventre. Ils étaient tourmentés, d'une façon qui m'était inconnu. Je me retourna vers Eden, il me sourit, et quelques secondes d'hésitation je le lui rendis. La dernière des marches descendu, nous nous retrouvames dans le vestibule, c'est à ce moment que la porte s'ouvrit sur deux personnes. Un homme à l'allure distingué, portant un queue de pie, et une jeune fille, qui semblait être de notre âge à Eden et moi. Elle portait une robe rose, avec des cheveux relevés. Tous deux étaient blancs, avec les mêmes cheveux blond. — Archibal, s'écria derrière nous, venant du salon des invités, Mme De Figaret. Elle alla vers ce monsieur et lui fit la bise, puis fit de même avec la jeune fille. Eden et moi échangeâmes un rapide coup d'œil, puis nous nous pliames au désir de sa mère lorsque celle-ci nous invita à les rejoindre pour les présentations. Nous fûmes à table, profitant du repas. L'homme qui le partageait avec nous était un riche industriel de la capitale, et la jeune fille qui était à ses côtés était la sienne. Elle s'appelait Mary Marlbuck. Après le dîner nous eûmes le plaisir d'échanger, et cela par sa sollicitation. Elle m'avait avoué trouver en moi une intelligence réelle, dans les conversations que nous avions tenue à table. Tant sur celles relevant du monde économique, que politique. Elle était étudiante en droit, et rêvait bien de belle chose à la fin du mois de décembre, au début d'un siècle nouveau. — ...imaginez Ethan les possibilités infinies que nous offre ce nouveau siècle. L'homme évolue plus vite et je suis sûr que nous pourrons atteindre des records inimaginables. — Qui sait, peut-être le mariage entre personnes de deux sexes sera possible, je me plaisais à rêver. — Que dites vous donc ainsi, comme insanité, dit-elle en riant. C'est une lubie de croire cela possible. L'homme évolue certes, mais aucunement aussi vite lorsqu'il s'agit de ce genre de rébus. Son attitude me laissa perplexe. Et moi qui la croyait agréable. J'en suis venu à être déçu. — Vous détestez les relations homosexuelles ? — Non, je les tolère. Sauf qu'il m'est impossible d'aller à l'encontre de mes préceptes bibliques. Je n'ai rien contre eux, mais je ne peux les soutenir. — Donc, si je comprends bien vous n'iriez pas à partager votre table avec ce genre de personne ? — Non, pourquoi pas. Ils restent des Hommes comme des autres, sauf que je n'irais pas jusqu'à les soutenir dans leurs choix. Même si cela était ambigu, je compris sa décision. Elle était sous l'influence de ses préceptes religieux, et je ne pouvais pas lui en vouloir pour cela. Si non, je refuserai de la comprendre comme elle ne comprenait pas l'amour sous toute ses formes. — Et vous, quel est votre avis sur cette question ? — Tous le monde à droit au bonheur. Elle haussa les sourcils, puis sourit discrètement. Par la suite son regard se chargea de tristesse et elle me dit : — Au moins eux, ils ont le choix d'aimer et de partager la vie d'une personne qu'il aime vraiment. Ils ne seront jamais contraint à se marier à inconnu.
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