DECADENCE

504 Mots
Prête à exploser, furibonde, tel étaient les mots qui étaient capables de décrire Mme De Figaret. Elle avait réuni tout le personnel, y compris moi, dans le vestibule. Sur les marchés des escaliers, elle faisait des aller-retour incessants, tout en exprimant son mécontentement, son affliction vis-à-vis de sa fête. — Comment me verra-t-on à présent ? Moi Mme De Figaret. Une telle disgrâce, dans une de mes réceptions. Ma réputation auprès des honnêtes gens est hélas compromise. Et tout ceci, à cause d'une soupe aussi salée qu'un océan. Sarah ! gronda-t-elle. À ce moment, Sarah leva des yeux fatigués vers elle. Épuisé, son corps semblait à peine tenir cet effort qui était d'être debout. — Avez-vous une seule idée de la situation compromettante dans laquelle vous m'avez mise, reprit De Figaret. Une simple soupe, vous était-elle difficile à réaliser ? — Madame, je, je ne sais pas ce qui c'est passé ou comment tout ce sel s'est retrouvé dans la soupe. Je l'ai pourtant goûté, elle était raisonnablement salée. — Moquerie ! cria De Figaret. Vous semblez vous jouer de moi, Chère Bonne-dame. Sachez que vous payerez pour cette honte que vous m'avez infligée auprès de ces honnêtes hommes. Vous allez payer pour cet affront, et de la plus belle des manières qui soit ! Roland, cria-t-elle. Ce dernier apparu, comme à son habitude. Très discrètement. — Veuillez rassembler les genuilles que possède cette femme, et sortez cela hors de ce manoir. Je ne souhaite plus la voir. Et quant à vous, dit-elle en s'adressant au personnel, nettoyez moi cet intérieur ! Je ne désire plus remarquer les vestiges de ce déshonneur. En sursaut, ils se mirent à lever le pas, mais mon cri retenu l'attention de tous. Et chacun regarda en ma direction. — C'est moi qui l'ais fait ! Sarah n'a rien avoir dans cette histoire. Ne la punissez pas pour une faute qu'elle n'a point commise, disai-je les larmes dévalant mon visage. Tout ce sel dans la soupe, c'est moi qui l'ais mis, déclarai-je en me mettant à genoux face à Sarah, et en l'implorant du regard de me pardonner. Si je savais su que cette femme aurait eu la main si dure avec vous, alors je ne l'aurais pas fait. Pardonnez-moi Sarah, pardonnez-moi, terminai-je en plongeant mes yeux plein de larmes dans son vêtement. — Pourquoi n'ai-je pas pensez à vous, espèce de larve ! Une telle bassesse ne pouvait que naître de vous. Mais croyez moi, votre châtiment sera à la hauteur de votre affront. — Madame, veillez lui pardonner, ce n'est qu'un enfant, il ne l'a pas fait pour... — Taisez-vous ! gronda Mme De Figaret. Sarah, si vous ouvrez encore votre bouche, je vous prierai de quitter ma maison. Roland, cria-t-elle, faites descendre les affaires de ce garnement. À partir d'aujourd'hui, ces quartiers seront les mêmes que ceux des employés. D'autant plus, continua-t-elle en me lançant un regard hautain, que la crasse ne saura se distinguer de lui. Sa couleur de peau, il pourra la remercier !
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