Le lendemain matin, un soleil éclatant baignait Marseille, ses rayons ricochant sur les eaux scintillantes du Vieux-Port et illuminant les façades ocre des immeubles. Henri avait quitté la villa des Goudes à l’aube, laissant Marie et les enfants endormis sous la douceur des draps, pour rejoindre le bureau de son avocat, Maître Durand, dans une ruelle étroite surplombant le port. L’immeuble, un bâtiment ancien aux volets bleus, sentait le cuir vieilli et le papier jauni, une odeur familière qui enveloppait les lieux comme une vieille habitude. À l’intérieur, le bureau de Durand était un sanctuaire de bois sombre et de livres juridiques, ses étagères croulant sous des dossiers poussiéreux. Une large fenêtre offrait une vue sur les mâts des yachts oscillant doucement dans la brise, un tableau


