La villa des Goudes, perchée sur sa falaise, semblait retenir son souffle ce vendredi soir. Le mistral, qui avait soufflé toute la journée, s’était calmé, laissant place à un silence lourd, presque oppressant, que seul le clapotis lointain des vagues venait troubler. À l’intérieur, les lumières tamisées projetaient des ombres douces sur le marbre et les meubles design, mais une agitation nouvelle brisa cette quiétude lorsque Catherine Dubosc fit irruption sans prévenir. Le claquement sec de ses talons aiguilles résonna dans le hall, suivi du frottement d’une valise Vuitton qu’elle abandonna près de la porte. Son parfum capiteux – un mélange de jasmin et de vanille – envahit l’espace, annonçant son retour aussi surely qu’une fanfare. Henri, penché sur son ordinateur dans son bureau à l’étag


