L’automne s’installait doucement sur Marseille, ses couleurs chaudes teintant les pins parasols et les collines autour des Goudes d’un éclat doré. À la villa, la lumière douce d’un après-midi paisible filtrait à travers les grandes baies vitrées, projetant des ombres mouvantes sur le marbre du salon. Dehors, sur la terrasse, Tibo et Maëlys s’activaient sous l’œil attentif de Marie, leur énergie débordante contrastant avec la quiétude ambiante. Le mistral, apaisé pour une fois, laissait place à une brise tiède qui portait l’odeur salée de la mer et le parfum des citronniers du jardin. Henri, enfermé dans son bureau à l’étage, relisait un rapport financier, mais son esprit dérivait sans cesse vers la scène qu’il apercevait par la fenêtre : Marie, agenouillée près des enfants, riant avec une


