Chapitre dix
Il est maintenant vingt heures, Ngouakou-Ngouakou est rentré
chez lui. Son boy se précipite prendre sa sacoche. Il se jette sur un
fauteuil.
– Bouka-Bouka, viens voir papa.
Le gamin grimpe sur les genoux de son père. Ngouakou-
Ngouakou le regarde avec fierté. C’est le seul garçon qu’il a. Son
septième enfant.
– Papa, toi tu ne m’as pas acheté un Apollo XII.
– Qu’est-ce que c’est encore que ça ?
– Akpa en a un lui. Son père lui a acheté.
– Émilienne, crie Ngouakou-Ngouakou, Émilienne !
– Elle révise sa composition, crie la mère de la cuisine.
– Composition ? C’est pas en composant qu’elle apprendra à
être agréable à son mari. Qu’elle m’apporte mes babouches.
– Écoute, Ngouakou-Ngouakou, soit un peu compréhensif
avec cette pauvre enfant, dit la mère.– Non mais, depuis quand les femmes ont-elles à faire des
remarques à leur mari ? C’est toi maintenant qui va m’apprendre
comment élever ma fille ?
– Tiens papa, voici tes babouches, dit Bouka-Bouka.
– Ah merci mon fils. Toi au moins tu penses à moi. Mais c’est
quand même trop fort. Ce sont les hommes qui doivent travailler
ici ?
– Émilienne !
Émilienne arrive toute effrayée.
– Alors ! Combien de fois faut-il t’appeler ?
– Mais… papa… pardon… Je n’entendais pas…
– Où étais-tu ?
– Là, dans ma chambre.
– Dans ta chambre ? à rêver sans doute…
– Non papa, je révisais ma composition de mathématiques.
– Et bien pour faire des mathématiques il ne faut pas rêver. Si
tu faisais des mathématiques tu devais faire attention. Et quand on
fait attention on entend les gens qui nous appellent… Apporte-
moi mon whisky…
Émilienne va vers le buffet. Elle fait les gestes
mécaniquement. Elle rêve à l’internat. Elle envie ses camarades
qui sont loin de la férule familiale. Ce doit être bon de ne
dépendre que de soi-même. Les parents, ils pensent vous aider
avec leurs principes et ils ne voient même pas que vous les jugez.
Ah ! Tiens, la bouteille est presque vide. Émilienne cherche en
vain à tous les étages du buffet.
– Alors, il vient ce whisky ?
– Il n’y en a plus.
– Il n’y en a plus, il n’y en a plus. Eh bien ! pendant deux jours
je t’interdis de jouer avec tes voisines.
– Mais ce n’est pas ma faute papa…
– Tu dois savoir que quand la bouteille est à moitié vide, il faut
en racheter une autre. Qu’on m’apporte de la bière, alors !
Il allume son poste de télévision. Myriam Makeba chante. Il
aime bien l’entendre, mais ce soir cela l’énerve. C’est en effet le
film qu’on a enregistré lors de son dernier récital dans la ville.
Ngouakou-Ngouakou le connaît par cœur, car on le passe aumoins deux fois par semaine. Quand les programmateurs de télé
sont à court d’imagination pour réaliser une émission, ils aiment
bien ainsi passer un film qu’ils ont sous la main, même si on l’a
déjà vu cent fois. Ngouakou-Ngouakou s’ennuie. Il regarde sa
montre.
– Quand peut-on passer à table ?
– Encore cinq minutes !dit la mère, de la cuisine.
– J’ai faim.
– Mon riz n’est pas encore assez cuit !
– Toujours la même histoire. C’est jamais prêt quand vous
voulez.
Myriam Makeba chante maintenant Malaïka. Là, Ngouakou-
Ngouakou se laisse prendre. C’est le type de la belle chanson.
Ensuite la chanteuse sud-africaine en entame une où elle fait
claquer sa langue et où elle danse en faisant tanguer sa croupe
comme un bateau sur les vagues.
– À table, crie la mère.
Ngouakou-Ngouakou ne répond pas.
– À table, ca va être froid.
Ngouakou-Ngouakou retient sa colère. Il n’aime pas qu’on crie
lorsqu’il écoute la musique. Il va s’asseoir sur sa chaise, face au
poste de télévision. Myriam continue à chanter.
– Encore du riz et de la viande en sauce ?
– En ce moment il n’y a pas grand-chose au marché.
– Pas grand-chose, il n’y a pas de poisson, non ?
– C’est bien la première fois que tu me fais une suggestion
pour le menu. Varier le menu c’est bien joli, mais on ne peut le
faire à l’infini. Quand le matin je te demande ce dont tu as envie,
tu prends ton cartable et tu files au bureau.
– Il ne manquerait plus que ça. Tu trouves que je n’ai pas assez
de choses auxquelles réfléchir. S’il faut encore m’occuper de la
cuisine ! Tu n’as pas à travailler au bureau. C’est moi qui ramène
l’argent.
– Si tu veux qu’on échange, ce sera avec plaisir.
– Mes activités ne sont pas des activités de femme. Je connais
beaucoup de femmes qui rêvent d’être à ta place. Avoir un mariqui vous assure la cuisinière à gaz dernier modèle, le
réfrigérateur, l’argent…
– L’argent ? Avec ce que tu me donnes par semaine, il faut
bien se creuser la tête pour une grande famille comme la nôtre.
– On voit bien que ce n’est pas toi qui gagnes l’argent.
Le speaker présente maintenant les informations. Il parle des
nouvelles nationales.
– Taisez-vous, bon Dieu, que je puisse écouter.
– « Aujourd’hui s’est ouvert le congrès de la Fédération
nationale des femmes avant-gardistes. Divers discours ont été
prononcés. C’est le deuxième congrès de la fédération depuis sa
création. De nombreuses délégations d’invités sont venues des
pays frères africains et des pays amis d’Europe, d’Amérique et
d’Asie. »
Ngouakou-Ngouakou fulmine. Dès demain je vais voir le
ministre de l’Information pour qu’il me sanctionne ce speaker. Il
n’a rien dit de mon discours. Il pousse son assiette en avant.
– Tiens, d’ailleurs je n’ai plus faim. On parle de la guerre du
Nigéria. Ngouakou-Ngouakou allume sa cigarette. Ils racontent
toujours la même chose sur cette guerre.
– Et les filles, elles ne peuvent pas t’aider à faire la cuisine ou
le ménage ? Toi, Marcelline, par exemple ?
– Mais papa, j’ai beaucoup de travail.
– N’oublie pas que tu es une femme. Le premier travail d’une
femme c’est le travail domestique.
– Enfin comprends, toi aussi, dit la mère, tu sais bien que
Marcelline prépare son Bac cette année.
– Et vous croyez que c’est avec son Bac qu’elle retiendra son
mari à la maison ? C’est avec de bons plats, oui. Avec autre chose
aussi.
– Tu pourrais faire au moins attention à ce que tu dis.
– Oh papa, crie Bouka-Bouka, regardez.
La télévision montre de jeunes enfants biafrais. On dirait des
squelettes avec de gros ventres. Le Silence saisit toute la famille.
– Pourquoi ils sont laids comme ça ces enfants ?
– C’est pas de leur faute, corrige leur mère.Ngouakou-Ngouakou se lève. Il va dans la chambre. Il jette ses
habits en désordre sur le lit, tout en sifflant. Sa femme rangera
cela dans l’armoire. Il met un pantalon gris clair et un mini-
boubou en tissu pagne avec des galons dorés aux manches, aux
poches et au col. Il se regarde dans la glace. Il a rajeuni. Il allume
une cigarette et sort en sifflotant dans la nuit.
Le bar « Venez-Voir » se trouve presque à la sortie de la ville
dans une rue sans lumière. Le bar, lui, a l’électricité pourtant.
C’est que la patronne, Marguerite, est une jeune veuve d’une
beauté remarquable. Traits réguliers du visage, seins qu’on devine
bien plantés et décents sous la camisole, longues jambes de faon
qu’on s’attarde à regarder quand elle met sa robe collante et ses
souliers à talons. Certains la prennent pour une métisse, mais
enfin ceux qui la connaissent depuis l’enfance savent que son
teint a éclairci depuis qu’on vend certains produits américains.
Bref, Marguerite est très recherchée. Et comme elle ne peut
satisfaire tout le monde en même temps, elle a des cousines qui
vivent là, presque aussi belles qu’elle. Ainsi lorsqu’une haute
personnalité emmène à « Venez-Voir » une b***e de hautes
personnalités en mission, il leur prouve son pouvoir en dansant
corps à corps avec Marguerite. Vers une heure du matin, il va lui
parler à l’oreille. Alors elle va faire ça avec notre haute
personnalité tandis que Marguerite donne l’ordre à chacune de ses
cousines d’aller faire ça avec les hautes personnalités étrangères.
C’est ainsi que Marguerite, en échange, obtient ce qu’elle veut. Il
lui a suffit de deux mois d’assiduité avec le ministre de l’Énergie
pour obtenir de l’électricité dans son bar.
Marie-Thérèse a dû prendre un taxi pour venir jusqu’ici. Elle a
hésité un moment à entrer. L’énergie électrique n’est pas utilisée
à éclairer la salle, mais pour l’électrophone. Les ampoules ont
toutes été peintes en rouge, de sorte que ce ne sont que des
ombres rougeâtres qu’on va se déplacer ou être assises là-bas au
comptoir. La salle est divisée en des espèces de petits
compartiments séparés les unes des autres par des cloisons en
bambou. Lorsque vous êtes dans un de ces compartiments, vous
êtes à l’abri des regards indiscrets. Marie-Thérèse en choisit un et
s’asseoit là sur un petit banc d’osier très bas. Marguerite l’a vue.Elle fait un signe de tête à l’une de ses cousines qui en traînant les
pieds par terre s’avance vers la nouvelle cliente.
– Non, je ne prends rien pour le moment, j’attends quelqu’un.
Quand la cousine revient vers le bar, un homme qui est assis là
sur un haut tabouret la saisit et l’enlace à bras-le-corps pour
danser la rumba. Aussitôt la cousine perd sa nonchalance. Les
deux bas-ventres sont en contact et se meuvent en rond en de
larges mouvements de frottements. Ils n’ont plus rien à se cacher,
pense Marie-Thérèse.. Si la lumière n’était pas si tamisée, on
verrait sans doute qu’ils ont les yeux clos. Le spectacle gêne un
peu Marie-thérèse.
À la fin de la danse, l’homme retourne au bar et plaisante avec
toutes les cousines en éclatant de rire. Au morceau suivant il se
dirige vers Marie-Thérèse. Il a l’air si sûr de lui et a des yeux si
beaux qu’elle est paralysée.
– Non, monsieur.
– Je vous dégoûte alors ?
– …
Elle tourne la tête. C’est à ce moment-là qu’entre Ngouakou-
Ngouakou.
– Ah ! pardon monsieur le Député, pardon… Je ne savais
pas…
Ngouakou-Ngouakou ne répond pas. Il tourne la tête et
s’asseoit. En lui-même, il marmonne : « C’est ce petit con de
Bwala. Il va voir comment je m’appelle.
La cousine est revenue.
Elle blague un moment avec monsieur le Député. Ce sont de
vieilles connaissances. Il n’y a pas de protocole. Monsieur le
Député Ngouakou-Ngouakou est l’homme le plus simple du
monde. C’est un enfant du peuple qui n’a pas peur de retourner en
contact avec la masse. Il commande. Quand la serveuse revient
avec le plateau de consommations et que Monsieur le Député
veut payer, la cousine dit que le monsieur du bar a déjà réglé.
Comme c’est une pachanga qu’on joue maintenant, Marie-
Thérèse a envie de danser. Mais il n’y a personne sur la piste et
tout le monde au bar les regarde. Tous sourient. Sourire de voir
une jeune fille qui exprime sa jeunesse à chaque note que jouel’orchestre, avec ses hanches, ses jambes, ses épaules, un large
sourire sain aux lèvres. Sourire d’attendrissement aussi devant cet
homme de cinquante ans, pour qui la calvitie et le ventre ne sont
pas un problème, tant il danse allégrement ? L’homme au bar ne
peut s’empêcher de remarquer :
– Oui, ma sœur, c’est ça l’Afrique. Notre négritude. La
civilisation de la danse, en dépit des âges.
Mais le couple ne ses soucie pas du bar. Ils sont captivés l’un
par l’autre.
Au bout de trois danses Ngouakou-Ngouakou veut s’en aller.
– Déjà ? dit-elle. On est bien ici. Tu ne trouves pas ?
– On sera mieux ailleurs.
Il la prend par le bras, la soulève et disparaît avec elle dans la
nuit noire. Devant le Relais-Hôtel il répète à Marie-Thérèse :
– J’ai fait réserver une chambre au nom de mademoiselle
Baker par mon secrétaire. Tu te présentes donc à la réception et tu
prends la clé. Tu m’attends dans la chambre, je serai là dans
quinze minutes.
Quand elle éteint la lumière, Marie-Thérèse se sent saisie par
des bras musclés et solides. Elle sent les poils de ses bras se mêler
à ceux des bras de l’homme. Son souffle est déjà coupé. C’est
comme ça avec lui. Il ne caresse pas. Tout de suite il la pénètre.
Elle ne peut s’empêcher de pousser un cri du fond de la gorge.
Comme si elle pleurait.
– Je te fais mal ?
– Non au contraire.
Ses ongles entrent dans la chair de l’homme. Elle sent son gros
museau qui parcourt son visage. Elle ne sait plus dire que des oui
essoufflés. Et puis des choses qu’elle ne distingue pas elle-même.
C’est toujours très long avec lui. Plus Qu4avec les jeunes et elle
aime ça. Elle se sait damnée, mais qu’importe. Elle vibre. Elle vit,
elle est libre.
Quatre fois dans la nuit elle gémira ainsi avant de s’endormir,
répétant à chaque fois : « Oh c’est bon… Tu n’as pas pitié de moi
à tant me combler… »
Elle rêve que Ngouakou-Ngouakou est venu la chercher avec
une grosse voiture américaine. Il est habillé de noir et tout joyeux.l’orchestre, avec ses hanches, ses jambes, ses épaules, un large
sourire sain aux lèvres. Sourire d’attendrissement aussi devant cet
homme de cinquante ans, pour qui la calvitie et le ventre ne sont
pas un problème, tant il danse allégrement ? L’homme au bar ne
peut s’empêcher de remarquer :
– Oui, ma sœur, c’est ça l’Afrique. Notre négritude. La
civilisation de la danse, en dépit des âges.
Mais le couple ne ses soucie pas du bar. Ils sont captivés l’un
par l’autre.
Au bout de trois danses Ngouakou-Ngouakou veut s’en aller.
– Déjà ? dit-elle. On est bien ici. Tu ne trouves pas ?
– On sera mieux ailleurs.
Il la prend par le bras, la soulève et disparaît avec elle dans la
nuit noire. Devant le Relais-Hôtel il répète à Marie-Thérèse :
– J’ai fait réserver une chambre au nom de mademoiselle
Baker par mon secrétaire. Tu te présentes donc à la réception et tu
prends la clé. Tu m’attends dans la chambre, je serai là dans
quinze minutes.
Quand elle éteint la lumière, Marie-Thérèse se sent saisie par
des bras musclés et solides. Elle sent les poils de ses bras se mêler
à ceux des bras de l’homme. Son souffle est déjà coupé. C’est
comme ça avec lui. Il ne caresse pas. Tout de suite il la pénètre.
Elle ne peut s’empêcher de pousser un cri du fond de la gorge.
Comme si elle pleurait.
– Je te fais mal ?
– Non au contraire.
Ses ongles entrent dans la chair de l’homme. Elle sent son gros
museau qui parcourt son visage. Elle ne sait plus dire que des oui
essoufflés. Et puis des choses qu’elle ne distingue pas elle-même.
C’est toujours très long avec lui. Plus Qu4avec les jeunes et elle
aime ça. Elle se sait damnée, mais qu’importe. Elle vibre. Elle vit,
elle est libre.
Quatre fois dans la nuit elle gémira ainsi avant de s’endormir,
répétant à chaque fois : « Oh c’est bon… Tu n’as pas pitié de moi
à tant me combler… »
Elle rêve que Ngouakou-Ngouakou est venu la chercher avec
une grosse voiture américaine. Il est habillé de noir et tout joyeux.Il lui dit que sa femme est morte, qu’il revient de l’enterrement et
qu’il vient la chercher pour l’emmener dans un autre pays. Elle
n’ose y croire. Elle veut prendre quelques pagnes et quelques
robes, mais Ngouakou-Ngouakou lui dit qu’il ne faut pas perdre
de temps.
Elle saute dans la voiture et Ngouakou-Ngouakou l’emmène à
vive allure vers l’aéroport. Sur le chemin elle voit beaucoup de
gens qu’elle connaît et malgré la vitesse de la voiture, elle entend
distinctement ce qu’ils disent. Ils jettent sur elle l’opprobre
d’enlever un vieil homme à ses enfants et ils l’accusent d’avoir
tué Madame Ngouakou-Ngouakou. Elle est tout en sueur quand
elle parvient à l’aérodrome. Dans l’avion, il n’y a plus de place et
on les a mis dans la cabine de pilotage. C’est Ngouakou-
Ngouakou qui prend les commandes de l’appareil. Il met en
marche les réacteurs. L’avion roule sue la piste mais il n’arrive
jamais à s’élever de plus de trois mètres. On dirait que le chien
noir qui poursuit Marie-Thérèse va réussir à sauter dans l’avion…
Marie-Thérèse se réveille et voit Ngouakou-Ngouakou debout,
déjà habillé.
– Il faut que je rentre maintenant.
Elle lui tend les mains en lui souriant. Il vient s’asseoir au bord
du lit. Il lui embrasse la tempe et dit :
– Allons. Il faut que je m’en aille.
– Mais j’ai quelque chose à te dire.
– Ah tu cherches encore à me retenir.
– Non c’est sérieux.
Elle a pris la main de l’homme qu’elle passe sous le drap et
pose sur son ventre.
– Je crois que j’attends un enfant de toi.
– Quoi ?... Mais tu plaisantes…
– Non c’est sûr…
– Mais qui me prouve qu’il est de moi ?
Marie-Thérèse se tourne sur le ventre et la tête dans l’oreiller
qu’elle mord, se met à pleurer, se met à pleurer. Elle tape le lit de
ses deux poings, elle tape du pied.
– Qu’est-ce qui te prend, petite ?
– s****d, va-t-en, s****d, s****d…Le soleil apparaît à l’horizon et monte lentement dans le ciel. Il
fera chaud aujourd’hui sans doute. Ses rayons pénètrent par les
fenêtres. Ainsi Mademoiselle Ngaoukou-Ngoukaou est réveillée
par la clarté du jour. Elle tourne comme chaque matin, le bouton
de son transistor pour écouter le poste national. Cela l’empêche
de se rendormir. On donne les informations : hier le député
Ngouakou-Ngouakou a fait une intervention à l’ouverture du
congrès des femmes avant-gardistes. Il a mis l’accent sur la
nécessité de libérer la femme qui n’est pas un être inférieur à
l’homme.