11. Cauchemar

1248 Mots
Ibrahim me sourit. Ibrahim : Mon amour, tu es magnifique. Je souris. Moi : Et toi plus que moi ! Il sourit. Nous étions tous les deux en tenue traditionnelle. Je portais un taille basse en bazin bleu clair avec fleurs brodées de couleur rose et mon homme avait choisi un grand boubou macky sall de couleur violette. Nous étions invités au mariage d'une des plus grandes amies de Sokhna. Ibrahim : On peut y aller ? Moi : Oui! La réception avait lieu à l'hôtel Terrou bi. Quand nous arrivâmes, les mariés n'étaient pas encore présents. Nous nous installâmes sur une table. La musique égayait l'atmosphère. C'était vraiment la fête. La salle se remplissait petit à petit. 30 mn après, on annonça l'arrivée des mariés. Nous nous levâmes pour les accueillir avec nos applaudissements. Les mariés se dirigèrent vers la table qui leur était réservée. Je remarquai que le marié était d'origine européenne. La femme portait une ravissante robe de mariée toute perlée. Son mari avait choisi un costume tout blanc. Sokhna qui était témoin de la mariée, nous rejoignit. Elle nous embrassa . Sokhna : Tu es toute belle, ma belle-sœur. Moi : Oh toi aussi, belle-sœur à moi. Elle portait une robe de soirée en soie de couleur rose. Elle était très endimanchée. Ses cheveux étaient relevés en chignon. Son portable sonna. Elle décrocha. Sokhna : Ok ! J'arrive ! Elle raccrocha et déposa son sac sur la chaise placée à côté de moi. Sokhna : Je reviens, je vais chercher quelqu'un ! Ibrahim : Ok ! Elle s'en alla. 5 mn après, une main toucha Ibrahim et nous fit nous retourner. Nous découvrîmes Sokhna accompagnée d'un homme dont le visage nous était familier. Sokhna : Mactar, je te présente mon frère Ibrahim et sa fiancée Rabia. Ibrahim... Moi : Arrêtes, chipie, tu ne vas pas me présenter mon collègue qui de plus est le cousin de Rabia ! Sokhna : Quoi ? Sokhna était abasourdie et s'assit à mes côtés ne tenant plus sur ses pieds. Mactar qui avait le visage défait s'efforça de sourire. Mactar : Bonsoir Ibrahim ! Ibrahim : Bonsoir Mactar ! Sokhna : Rabia est ta cousine. Mactar : Oui ! Sokhna : Et tu ne m'as rien dit ? Mactar : Quand on s'est connus, je ne savais pas que tous les deux se fréquenter encore. Sokhna : Ne nous en veux pas, Mactar, mais après notre première séparation Rabia et moi nous voulions garder secrète notre relation jusqu'au moment où nous serions sûrs de la solidité de notre couple . Mais vous deux, depuis quand vous... Sokhna : C'est une longue histoire. Ce n'est ni le lieu, ni le moment de discuter de cela. Faisons la fête et plus tard, nous en reparlerons. Pendant toute la soirée, je fuyai le regard de Mactar. Je cachai mes inquiétudes et mes questions derrière de larges sourires et des rires sonores. Je me suis toujours demandée comment Mactar réagirait à l'annonce de nos fiançailles. Voilà c'était fait ! Il l'avait plutôt bien pris . Après le repas, Ibrahim et moi prîmes congé. A peine arrivée devant la voiture d'Ibrahim, mon portable sonna : Fiancée ? Il faut qu'on se voit ! C'était un message de Mactar. Je remis mon portable dans mon sac sans prendre la peine de lui répondre. Il n'était pas question que je le vois. Depuis un an, on s'était à peine revus. On se croisait accidentellement chez Maty, rien de plus. Je n'avais aucun compte à lui rendre. J'étais fiancée à Ibrahim. Il n'y avait aucune explication à donner. Mon portable sonna. Trois jours étaient passés et depuis notre rencontre au mariage Mactar m'harcela au téléphone. Je finis par prendre.  Mactar : Allo ! Rabia ! Il faut qu'on se voit ! Moi : Ecoutes, Mactar, on n’a rien à se dire. Mactar : Tu ne peux pas te marier avec lui. Moi : Et pourquoi pas ? Mactar : C'est de la folie ! Moi : Nous nous aimons ! Je ne l'ai pas cherché. Ça m'est tombée dessus. Laisses-nous vivre ce bonheur. Mactar : Tu ne peux pas aimer ce type. Le connais-tu vraiment ? Moi : Ecoutes, Mactar, tu ne vas pas me faire le coup du garçon qui veut me protéger. Mactar : Je ne te laisserais pas faire. Je... Moi : Ecoutes, Mactar. Fais ce qu'il te plaît ! Je raccrochai. ******************************** J'entrai dans le salon et sursautai en découvrant Mactar assis sur un fauteuil. Que faisait-il ici ? Ibrahim était debout et faisait les 100 mètres. Il se tourna et me fixa du regard. J'y lus une telle noirceur. Ibrahim : Alors te voilà ! Sa voix tremblait. Je voulus me diriger vers lui. Avec sa main, il me fit signe de ne pas avancer. Ibrahim : Dis-moi juste que ce qu'il vient de me raconter est faux. Moi : Qu'as-tu fait ? Que lui as-tu raconté ? Ibrahim : Je lui ai tout dit. Moi : Tu es sortie avec moi, parce qu'il t'a forcée ? Ibrahim : Attends, je vais t'expliquer. Moi : Tu n'as rien à m'expliquer. Réponds par oui ou non. Je me tus. Ibrahim, en criant : Réponds-moi ! Il voulut venir vers moi. Mactar s'interposa. Ibrahim : Rabia, réponds-moi. Moi, en pleurant : Oui ! Ibrahim : Quoi ? Il t'a menacée pour que tu sortes avec moi ? Moi : C'était avant notre séparation. Mais après, je l'ai fait librement. Ibrahim : Tu m'as menti depuis le début ? Tu m'as dit qu'il était ton cousin, alors qu'il est... Mactar : Son ex ! Ironiquement, Ibrahim éclata de rire. Ibrahim : C'est ton ex ? Devant mon silence et mes larmes, il comprit que c'était loin d'être une blague. Ibrahim : Vous êtes sortis ensemble ? Il avait crié de fureur. Mactar : C'était il y a longtemps ! Nous avions à peine 16 ans. Moi, désespérée : Tais - toi Mactar, Pourquoi voulait-il enfoncer le couteau dans la plaie ? Ibrahim : Pourquoi se tairait-il ? Tu as d'autres mensonges cachés ? Je continuais de pleurer en silence. Ibrahim : Pourquoi moi ? Pourquoi as-tu voulu la forcer à sortir avec moi ? Mactar resta muet. Ibrahim : Assumes et réponds-moi ! Mais ce dernier refusa de parler. Cela énerva encore plus Ibrahim qui se tourna vers moi. Ibrahim : Et toi? Tu ne dis rien ? Que pouvais-je lui répondre ? Je n'en savais pas plus que lui. Mactar ne m'avais jamais donné des explications à moi non plus. Ibrahim : Tu n'es pas mieux que les prostituées. Tu as couché avec moi pour mon argent. Ses paroles me transpercèrent le cœur. Moi : Je me suis donnée à toi, par amour. Ibrahim, furieux : Vas-t-en ! Moi, en suppliant : Ibrahim, pardonnes-moi ! Ibrahim : Vas-t-en ! Je ne veux plus te voir. Je courus vers l'extérieur. Mactar : Attends ! Mactar m'avait rattrapée. Moi : Lâches-moi ! Il enleva sa main. Moi : Pourquoi as-tu détruite ma vie ? Me détestes-tu à ce point ? Mactar : Oh non ! C'est le contraire ! Je ne pouvais pas te laisser te marier avec lui. Je t'aime ! Je le dévisageai horrifiée. Moi : Tu m'aimes ? Tu es fou ? Il voulut s'approcher de moi. Je le giflai. Moi : Ne t'approches plus de moi ! Je m'enfuis hors de cette maison.   
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