10. Le pacte

1031 Mots
Plusieurs mois plus tard Moi : Mon amour ! Ibrahim : Humm ! Il ouvrit difficilement les yeux. Je l'embrassai sur la joue. Moi : Il est 11h. Réveilles-toi ! Il se leva brusquement me tira. Je tombai lourdement sur lui. Il m'embrassa et glissa sa main sous ma robe. J'éclatai de rire et retirai sa main. Moi : Non ! Arrêtes !! Ibrahim : J'ai envie de toi. Moi : Tu es fou ! Sokhna nous attend pour midi. Je t'ai laissé dormir plus qu'il ne fallait. De plus, tu t'es régalé deux fois cette nuit. Il fit la moue. Ibrahim : Je n'ai pas assez ! Moi : Tanpis ! Mais tu devras t'en contenter. Je me relevai. Moi : Lèves-toi, prends ta douche et rejoins-moi au salon. Je sortis de la chambre et m'installai dans le salon devant la télé. Ibrahim et moi, cela faisait plus d'un an qu'on était ensemble. Une année de bonheur sans nuage. Je ne me voyais plus vivre sans lui. Ma relation avec sa famille était excellente. Moi qui avais toujours désiré une grande famille aimante, je l'avais trouvée dans la famille Diop. Ibrahim avait insisté pour me présenter, lors d'événements familiaux à ses oncles, tantes, cousins et cousines. Tous m'avaient accueillie chaleureusement. Je me sentais vraiment comblée par le destin, moi qui avais été abandonnée par mes propres parents et avait grandi entre une tante merveilleuse et un oncle aux intentions douteuses. D'ailleurs, mon oncle, je n'en avais plus de ses nouvelles depuis notre vive altercation et c'était tant mieux. Ibrahim entra dans le salon et me sortit de mes pensées. Moi : Tu prends quelque chose. Ibrahim : Juste un café ! Je lui servis une tasse de café. Il la vida en deux gorgées. Ibrahim : On y va !   On quitta mon appartement et nous rendîmes aux Almadies chez les parents d'Ibrahim. Sokhna nous accueillit chaleureusement. Les parents d'Ibrahim étaient à Casablanca, au Maroc et devaient rentrer ce soir. Sokhna nous avait invités pour la journée. A peine arrivée, Sokhna me demanda de l'accompagner chercher la tenue qu'elle s'était faite coudre pour le mariage d'une amie. J'acceptai volontiers. Ibrahim se plaignit de devoir rester seul, mais Sokhna lui promit de ne pas durer. Sokhna et moi, nous nous dirigeâmes vers la porte. Ibrahim : Attends ! J'ai quelque chose pour toi. Je me retournai pour voir de quoi il s'agissait, quand je découvris avec étonnement, Ibrahim à genou. Aussitôt affolée, je me retournai vers Sokhna qui sourit. Elle s'avança vers moi et me prit par l'épaule. Elle me retourna face à Ibrahim. Ce dernier ouvrit une petite boîte noire et me dit en souriant. Ibrahim : Rabia, mon amour, veux-tu m'épouser ? Mes larmes coulèrent sur mes joues. Sokhna, toute souriante : Alors réponds ! Ibrahim : Sans toi, ma vie n'est rien. Je te veux avec moi, chaque jour de ma vie. Veux-tu m'épouser ? Moi : ... Oui ! Joyeusement, Ibrahim se releva sous les applaudissements de Sokhna et me prit dans ses bras en me faisant tournoyer. Ibrahim, à l’oreille : Je t'aime ! Moi : Moi aussi ! A leur retour de voyage, les parents d'Ibrahim reçurent avec enthousiasme la nouvelle. Ma belle-mère m'avoua qu'elle avait tant désiré ce jour pour nous deux. ****************************************** Quelques jours plus tard  Je soufflai un coup et osa enfin frapper à la porte. Après un court instant d'attente, il ouvrit la porte et sursauta en me voyant. Moi : Bonsoir ! Tonton ! - Que fais-tu ici, petite peste ? Retournes d'où tu viens. Il voulut refermer la porte, mais je repoussai la porte. Moi : J'ai besoin de ton aide. Il rouvrit en riant. Mon oncle : Toi, tu as besoin de moi ? Tanpis , je n'ai pas l'intention de t'aider. Moi : Tu veux combien ? Ton prix sera le mien. Il ouvrit grandement la porte. Mon oncle : Je vois que tu sais comment me motiver. Il me conduisit dans le salon. Je m'assis silencieusement. Me retrouver seule dans cette pièce avec mon oncle ne me rassurait pas. Mais je n'avais pas le choix. J'avais caché dans mon sac une pompe à gaz au cas où les choses dégénèrent.  Mon oncle : Alors qu'attends-tu de moi ? Moi : Je vais me marier et... Mon oncle, me coupant la parole : Tu vas te marier ? Alors tu es arrivée à faire tomber quelqu'un dans tes filets ? Ça ne m'étonne pas, tu sais comment t'y prendre. Je préférai ne pas répondre à ses remarques désobligeantes. Moi : Je me marie et les parents de mon fiancé voudraient venir faire une demande officielle. Je voudrais que tu vois un peu qui est concerné et que tu les préviennes. Mon oncle : Donc tu es sérieuse. Tu veux vraiment te marier ? Moi : Oui ! Dis-moi combien tu veux pour me rendre ce service. Mon oncle, sans hésiter : Un million ! Moi : Quoi ? Mon oncle : C'est non négociable ! D'ailleurs, je suis généreux avec toi. Normalement, je devrais même refuser de te faire ce service. Je n'ai pas oublié les points de suture que j'ai eus à cause de toi et tu sais que si je refuse, ce mariage n'aura pas lieu. C'est à moi de donner ta main puisque je suis ton unique oncle maternel. Mais je vais être gentil avec toi. Donnes- moi un million et tu pourras joyeusement célébrer tes noces. Je ne te fais payer que les dommages et intérêts de ma blessure. Si tu me les donnes, je contacterai quelques cousins ici, on verra pour la dot et ta belle-famille pourra venir demander ta main. Moi : Et pour la famille de mon père ? Mon oncle : Tu n'as jamais eu de père. Tu le sais aussi bien que moi. Il n'y aura que les membres de notre famille. Moi : Ok ! Je te donnerai 500000 frs en avance et quand le mariage sera scellé, tu recevras le reste. Mon oncle : Je vois toute la confiance que tu me portes. Mais j'accepte tes conditions. Apportes-moi l'avance et je contacte mes cousins.      
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