Chapitre 8

285 Mots

8Les coups de pelle sur cette colline de l’Atlas ont semblé n’être que le retentissement de ce qu’on nous avait caché au début. Ou bien le cri de ces vagues qui avaient tant de fois veillé sur notre sommeil. Ton sarcophage a été déposé dans le ventre le plus éloigné de la terre, de grosses plaques en pierre l’ont ensuite recouvert, comme si tu allais te lever et quitter ta tombe, puis de la terre, beaucoup de terre a été déversée pour boucher ce trou où chacun ira dormir tôt ou tard, un trou qui réduit tout au silence, qui, dans un mépris formidable de la vie, enferme à jamais le mouvement de l’être dans l’existence. Ensuite, on a bien tassé et arrosé d’oubli l’étroite demeure, puis, dans un geste urbain, on a construit un édifice par-dessus, car, comme si la mort était l’expression d’une

Lecture gratuite pour les nouveaux utilisateurs
Scanner pour télécharger l’application
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Écrivain
  • chap_listCatalogue
  • likeAJOUTER