Devant la porte, je me retrouve face à une véritable armoire à glace. Il est énorme !! Grand, large tout en muscles, je dirais en approche de la quarantaine, de quoi faire trembler ses amis. Mais il faut avouer qu’il n’est plutôt pas mal. Pas vraiment mon genre, mais je dois reconnaitre qu’il en ferait baver plus d’une.
- Bonsoir Mademoiselle Deblinn. Monsieur Callum m’envoie me chercher. Son ton n’est pas très aimable, qu’est-ce que je lui ai fait ?
- Bonsoir Monsieur ?
- Drew Phillips. Okkk
- Monsieur Phillips d’accord. Comment vous avez su où j’habite ? Je n’ai jamais donné mon adresse à Samael.
Le coin de sa bouche se soulève en un air moqueur.
- Monsieur Callum sait tout ce qu’il veut savoir. Ah ouais, ça doit être un truc de milliardaire !
- Et il y a d’autre chose dans ce genre où ma vie privée a été envahie ? C’est quand même énervant !
- Juste ce qu’on a besoin de savoir Mademoiselle. On peut y aller ? Monsieur Callum n’aime pas attendre. Je vois. Je soupire discrètement.
- D’accord ! Mais une dernière chose. Il hausse un sourcil interrogateur. Appelez-moi Di.
- Très bien Mademoiselle. Pffff
Dans la voiture, j’essaie de briser de glace.
- Vous connaissez bien Samael ?
- Suffisamment oui.
- Depuis combien de temps travaillez-vous pour lui ?
- Suffisamment. Okkk… Finalement il décide de m’aider. Pour savoir qu’il n’invite pas les femmes chez lui. Alors vous avez intérêt à en valoir la peine.
- Entre votre patron et moi, c’est lui le plus dangereux, c’est lui qui est susceptible de me faire souffrir. C’est très honorable de votre par de me mettre en garde, mais lui, il vous a vous pour le défendre. Et si vous avez fouillé dans ma vie comme vous l’avez sous-entendu, vous savez que je n‘ai pratiquement que moi. Alors inutile de me le faire sentir. Il n’a rien pu ajouter et c’était parfait comme ça.
Environ une vingtaine de minutes de routes plus tard, la voiture s’arrête devant un magnifique immeuble moderne. J’ai à peine le temps de me diriger vers la portière qu’elle s’ouvre comme par magie.
-Merci Monsieur Phillips, il ne fallait pas, dis-je dans un sourire crispé, les vestiges de notre petite discussion.
- Je vous en prie. Et si je dois vous appeler Di, alors vous devez aussi m’appeler Drew. Apparemment on a brisé la glace.
Il m’intime de me diriger vers l’immeuble mais je remarque qu’il ne me suit pas.
-Vous venez ?
Il me lance un demi sourire et fait un signe de tête vers l’entrée où Samael se dirige d’un pas confiant vers moi. Je n’arrive pas à détacher mes yeux de lui. J’entends vaguement le « bonne soirée » que me lance Drew.
- p****n. Aylidia… Il me dévisage de haut en bas avec un regard appréciateur. Vous êtes magnifique.
- Merci Samael, vous êtes carrément canon ! Non je n’ai pas dit ça.
Mais le regard en coin qu’il me lance ne pourrait pas être plus clair. N’empêche, il est quand même superbe dans son jean et sa chemise à manches retroussées (j’ai toujours trouvé ça sexy), ça se voit qu’il vient de prendre une douche, ses cheveux sont en bataille comme s’il les avait essuyés rapidement avec une serviette. Il est à tomber !
-Venez m’ordonne t’il. Toujours aussi direct.
On emprunte un ascenseur qui ne va qu’à trois étages, alors que l’immeuble doit en avoir au moins dix. Lorsque je lui demande pourquoi, il me répond
-C’est mon ascenseur personnel. Il a son propre ascenseur ??? Je n’aime pas attendre. Pourquoi ça ne me surprend pas ? Le sous-sol, c’est mon garage, et les deux derniers étages du haut sont pour mon penthouse et la piscine. Wow
- Une piscine ? Tout en haut ?
- Oui, j’aime bien voir le soleil, le ciel, profiter de magnifique vue, tout en me rafraichissant.
- Et les autres habitants de l’immeuble ? Ils y ont aussi droit ? Il me lança un regard moqueur
- Il n’y a pas d’autres habitants. Il y a un palier qui est réservé pour les pauses des employés mais c’est tout.
Eh bah dis-donc
L’ascenseur s’ouvre sur une unique porte à l’avant dernier étage qui doit être celui de son penthouse. Lorsqu’il ouvre la porte, je me retrouve face à un magnifique espace décoré avec beaucoup de goût. Rien n’est de trop, les couleurs sont masculines et sobres.
-C’est magnifique !
Samael se contente d’un demi sourire en guise de réponse. Il me guide vers les sièges du bar (il a un bar dans sa maison !!) et me fait signe de m’installer.
- Quel est votre poison ?
- Qu’avez-vous à me proposer ?
- Tout ce que vous voulez. Mais je préfèrerais que vous ne buviez pas d’avoir. Je tiens à ce que vous soyez totalement consciente pour ce que je vous réserve. Et le regard de braise qu’il me lance finit d’inonder ma petite culotte.
- Euh… Un…Euh… Un cocktail de fruit s’il vous plait.
- Toute suite.
Il se tourne pour me servir. Quel fessier !! Et ses épaules larges, ses longues jambes, je suis carrément entrain de baver. Lorsqu’il se tourne pour me tendre mon verre, il surprend mon regard sur moi. Ses yeux s’assombrissent, j’en frissonne.
- J’essaie de me comporter en gentleman, mais si vous continuer de me regarder comme ça, on va sauter le repas, et je vais vous b****r tellement fort que vous n’aurez même plus de force de tenir debout. Ohhhh. Je deviens aussi rouge qu’une tomate mais je trouve le courage de le regarder dans les yeux et de lui lancer
- Et si c’était ce que je voulais ? Pourquoi j’ai dit ça ?
Aussitôt, il plonge sur moi. Ses mains sont partout sur moi, dans mes cheveux, dans mon cou, sur mes fesses, lorsqu’il passe la main sous ma robe les lèvres dans mon cou, je saisis le moment précis où il réalise que je porte des bas. Il s’immobilise dans mon cou et lance un
- Bordel. Il se recule. Avant que je te touche, il faut qu’on soit d’accord sur certains points. Je le regarde avec curiosité. Je ne veux pas d’une relation sérieuse. Je n’ai ni le temps, ni la patiente pour ça.
- Sur ce point, on est parfaitement d’accord.
Il me lance un regard étonné mais continue,
- Deuxième chose, je ne partage pas. Tout le temps de notre arrangement, vous êtes à moi, et personne d'autre. Il attend que je réponde.
- Pas de soucis, surtout si c'est réciproque. Il hoche la tête en signe d'approbation
- Et la dernière chose, je ne t’embrasserai pas. Je hausse un sourcil, étonnée.
- C’est personnel. Mais je n’embrasse personne. Jamais.
- Même pas tes parents, tes amis ? (Smack innocent)
-Personne. Jamais. Il attend que je dise quelque chose mais je suis complètement abasourdie
- Euh d’accord, ok. Il me lance un regard satisfait.
- Très bien alors on va à table, et après je te ferai crier mon nom si fort, qu’on t’entendra depuis l’immeuble voisin.
Oulalaaaa