XXX Le lendemain matin, vers dix heures, le marquis se rendit rue Rossini, aux bureaux de la Fortune publique. Il n’avait point le numéro de la maison, mais une immense enseigne peinte en lettres d’or sur fond d’azur et toute flambante neuve, lui indiqua le siège de cet établissement financier. Il monta au premier étage par un escalier sombre : deux portes ouvraient sur le palier, couvertes du haut en bas d’écussons en cuivre, brillants, luisants, éblouissants : sur l’un on lisait Banque ; sur l’autre : Journal, le tout encadré des deux mots : Fortune publique, qui faisaient une auréole à ces indications pratiques. Où entrer ? Il se décida pour la banque. Dans l’antichambre il trouva un garçon de bureau couvert de décorations et de médailles militaires qui lui répondit poliment que M.


