XXXI Le marquis entra au restaurant du café Riche par la porte qui ouvre au coin de la rue Le Peletier ; il regarda autour de lui, mais il n’aperçut pas le capitaine. Alors il s’adressa à un garçon, qui lui répondit que M. Beaujonnier était sans doute au café en attendant l’heure de son déjeuner. En effet, le marquis, étant entré au café, aperçut le capitaine devant une table ; le bras levé, celui-ci laissait tomber un mince filet d’eau dans un verre d’absinthe. Assis en face de lui, deux acolytes de tournure peu engageante regardaient cette opération avec une attention soutenue et respectueuse, comme s’ils l’eussent assisté dans une pieuse cérémonie. – Monsieur le capitaine Beaujonnier, n’est-ce pas ? dit le marquis. Sans répondre, le capitaine continua de verser doucement son eau ;


