XVIVers la fin de l’après-midi, quelques jours plus tard, je pris le chemin de la Sauvaie. Mon vieil ami devait trouver que je l’avais bien négligé, cette semaine. Mais le bouleversement moral que je venais de subir – et qui n’était peut-être qu’une première phase des ennuis prévus – avait dérangé mes habitudes. Et surtout, je craignais de rencontrer chez lui Guy de Trézonnes. Après la découverte que je venais de faire quant à la nature du sentiment qu’il m’inspirait, je voulais rester quelque temps sans le revoir, s’il était possible. Ainsi, mon esprit en démence s’apaiserait plus vite. Car je me persuadais que l’imagination seule était atteinte, que le cœur ne pouvait être sérieusement épris de cet homme qui l’effrayait. Quand j’atteignis le petit manoir, le soleil était déjà bas derriè


